Le festival “Couleur jazz” a eu lieu samedi : Ça a envoyé du lourd!

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Génissieux, le 23 avril 2011. Le temps ne présageait rien de bon, mais pourtant la foule était bien présente pour ce deuxième rendez-vous, jusqu’à atteindre le nombre des 200 personnes pour le concert de clôture! Cela a commencé aux environs de 16 heures, les groupes se succédant tour à tour. De jolis préambules avant les pointures régionales de la soirée. Et tandis que le Cri de la hyène avec son jazz un peu olé olé ou encore la famille Laurent au complet et son jazz manouche monopolisaient toutes les attentions, des artistes présentaient leurs œuvres dans une salle attenante. Certaines avaient un lien direct avec la musique, d’autres non mais les organisateurs tenaient justement à cette diversité. Parmi elle, l’artiste locale Valérie Normand présentait ses toiles. L’art n’était point la musique mais l’élégance. Colorées, ces créations respiraient les couleurs et la fraîcheur.

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Mais peinture et jazz sont au final intimement liés. Tout est question d’inspiration et d’audace : il faut se lancer tout simplement, sans aprioris et sans craintes. Le jazz, tu le sens, tu le vis, on l’a bien compris! Sur scène, un frisotté au saxo, un jeunot à la guitare ou encore un chauve à la contrebasse. Il faut de tout pour faire un monde. Et il faut le reconnaître, il est plutôt bien fait! Au fil des morceaux joués, chacun prend part à un trip commun. Le piano posent par ses accords plaqués l’univers dans lequel ses compères opèrent et avancent. Et à tour de rôle, chacun offre de belles improvisations. Les prouesses sont saluées par le public, connaisseur. Tous se lâchent, en témoignent leurs expressions. On nous emmène loin, très loin. Et quel plaisir! Cela se lit sur les visages. Pour autant, le spectateur n’y est pas étranger. Non, c’est une bulle où l’on nous invite à pénétrer avec humilité et générosité. Et quand ils partent dans leurs délires, on est bien loin d’imaginer comment ils vont revenir. Casquette, chemise, jean et converse, le look à toute épreuve. À chacun, on leur reconnaît une grande dose de talents. Sur scène, Benoît le jeune prodige était venu rejoindre ses aînés. Son regard témoignait envers eux d’un immense respect. Mais toi aussi tu étais un véritable chef!
La fin peut être en apothéose comme dans la plus grande simplicité. Dans tous les cas, les couleurs musicales ne laissent indifférents et reflètent un véritable enchantement. Dans cette ambiance tamisée et nuancée, les jeux de doigts ont offert une bonne dose d’évasion et de sentiments. Des compo’ et des reprises, toutes étaient le fruit d’une belle complicité. Et quand on croit que c’est la fin, voilà que cela repart de plus belle. Quand soudain, claquement de doigts et tout s’arrête. Respect.

A. TOURNIER

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