Une passion vertigineuse

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Cette salle fut un temps la plus grande d’Europe. Elle reste néanmoins aujourd’hui la plus grande de France. Et pourtant, lorsque l’on se balade au quartier de la Mouche, on a peine à croire que cette ancienne fonderie renferme pour les grimpeurs une véritable caverne d’Ali Baba : 1 400 mètres carrés, des centaines de prises, 270 voies, chacunes d’elles variant selon la difficulté et renouvelées deux fois par an, 4 000 heures d’encadrement, des stages, une plage horaire (très) large, etc.

Le tout sur des airs de Zazie ou de Pep’s pour se donner du courage. Grimpeurs d’un jour ou de toujours, tous ont le même objectif : atteindre le sommet. Un pari que tous espèrent réussir. Mais pour l’atteindre, la paire de muscle ne suffit pas.

Ce sport n’est pas vraiment physique et c’est pour cela qu’il attire de nombreuses personnes. Il est aussi cérébral. Sans le moral, les jambes ne suivent pas. “On peut très bien réussir le parcours un jour, et ne pas y parvenir le lendemain.”

Et ils sont plusieurs à nous le confier. Par exemple deux amies venues se détendre un après-midi. Elles se disent “non sportives”, mais aiment ce loisir pour pouvoir se donner un but. “Un formidable coup d’adrénaline, la possibilité de titiller le vertige et de pousser ses limites”.

Un peu plus loin, des personnes pratiquant ce sport en club nous livrent leurs impressions.

L’un nous répond gentiment qu’il ne peut livrer sur le papier ce qu’il ressent au plus profond de lui-même “la passion de la montagne, ça ne s’explique pas”.

La pratique d’un tel sport permet l’évasion et la découverte de nombreux sites tels que les calanques de Cassis ou les gorges du Verdon. «Ce qui est beau lorsque l’on gravit de telles parois, c’est que l’on a l’impression de se sentir plus fort et d’accomplir un exploit». Certains sont ici, à Lyon, faute de mieux. L’hiver et ses faibles températures ne permettant pas la pratique de ce sport à l’extérieur.

Ils reconnaissent que le contact avec le rocher leur manque terriblement. “Cette salle est une salle de sports comme les autres, à la différence que tout se muscle naturellement”. Les amateurs comme les plus expérimentés aiment s’y croiser et parfois échanger leurs bons procédés. Outre d’être un lieu convivial, le but était pour son fondateur d’être un lieu de démocratisation de l’escalade et de l’outdoor. Pari réussi !

Car parmi ces amateurs, on trouve des écoliers, des familles, voire des personnes handicapées. Car elles aussi, via l’aide d’un encadrement qualifié, peuvent pratiquer cette activité, prouvant ainsi que chacun peut y arriver avec de la bonne volonté.

Aurélien Tournier

Article paru sur leprogres.fr : http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=1729838

L’opéra gratuit à l’apéro

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Les mercredis et vendredis à midi, la pause casse-croûte est gratuite et musicale

Le concert est loin d’avoir commencé, mais les passionnés affluent déjà massivement aux abords de l’opéra. Parmi eux, des jeunes et des moins jeunes, de la tenue la plus décontractée à la plus conventionnelle. Un après-midi qui commence de façon tranquille pour les enfants, une pause casse-croûte reposante lors d’une journée de travail pour d’autres. Bref, des publics bien différents qui descendent tour à tour les escaliers et s’installent confortablement dans l’amphi et son ambiance feutrée.

Une scène à 180° pour les artistes. Une configuration particulière où chacun peut s’observer, non pour se juger mais pour écouter de belles musiques. Quand soudain, de fines notes se font entendre, du piano sans aucun doute. Le public se calme peu à peu. Le brouhaha laisse place à l’attention. Le ton est donné. Place au concert. Ce mercredi-là c’étaient au tour de Jean-François Rouchon et Jamal Moqadem, qui par le chant et le piano, ont interprété des œuvres de Johannes Brahms, Maurice Ravel et Hugo Wolf.

Et ce qui retenait avant tout l’attention, c’était la musique et la passion dont ils ont fait preuve. Car ils ne sont pas encore professionnels mais travaillent assidûment pour le devenir. Un amphi, c’est avant-tout un tremplin pour encourager ces talents prometteurs. Parfois, la langue paraît incompréhensible pour certains auditeurs mais les émotions dégagées parlent d’elles-mêmes. Difficile de penser que ces deux êtres aux sourires complices, vaquant chacun à leurs occupations se révèlent être en réalité en symbiose totale.

Au fil des mélodies, chacun raconte à sa manière une histoire et la vit, parfois avec rage, parfois avec envie. L’un gravit les octaves, l’autre balade ses doigts sur le clavier, les deux avec virtuosité et majesté.

Dernier morceau choisi, comme un adieu à ce public d’une heure. Public conquis bien sûr. Les timides applaudissements effectués durant la séance pour ne troubler l’extrême concentration laissent place à de bien plus forts. Ainsi se sont dévoilées 45 minutes de musique, idéales pour la sentir au plus profond de soi-même.

Aurélien Tournier

> Renseignements au 0 826 305 325.

 Article paru le 23 avril 2009 sur leprogres.fr

Un économiseur d’énergie à l’hôtel

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D’ordinaire, entrer dans une chambre d’hôtel, c’est tout simplement tourner une clef dans une serrure. Chez certains en tout cas, telle est toujours la règle. Mais pour d’autres, tant pis pour l’aspect esthétique. Aujourd’hui, les hôtels pensent davantage économie et praticité, en se dotant de cartes magnétiques. Développement durable oblige, cette même carte peut également être insérée dans un économiseur d’énergie. Celui-ci, placé à proximité de la porte d’entrée, gère les connexions électriques de toute la pièce, et limite ainsi la consommation d’énergie au temps de présence de son occupant. Certains établissements lyonnais l’ont d’ailleurs déjà adopté.

Trop souvent, les clients ne prenaient pas le temps d’éteindre la télévision ou la lumière lorsqu’ils sortaient de leur chambre, pour prendre leurs petits-déjeuners par exemple. Les hôteliers, exaspérés, ont donc cherché une solution pour remédier à ce problème. Ainsi, certaines entreprises, comme par exemple VingCard, se sont penchées sur le sujet.

Ce boîtier joue donc le même rôle qu’un interrupteur général. Le fait d’insérer cette carte ou de la retirer, active ou désactive obligatoirement et automatiquement les connexions électriques, toutes centralisées au même endroit. Cependant, les frigidaires et les installations de chauffage restent tout de même a minima, ne sacrifiant tout de même pas le confort du client.

De 25 euros le boîtier standard, pouvant atteindre les 60 euros selon les usages, il ne coûte finalement pas très cher compte tenu des économies qui seront réalisées. À savoir près de 20 % d’économie d’énergie. Seule son installation peut être onéreuse, selon l’environnement.

C’est notamment le cas à l’hôtel “Lyon Métropole” (Lyon 4e) où depuis quelques mois, toutes les chambres en bénéficient. À noter que même les minibars, jusqu’alors installés dans les chambres ont été enlevés, consommant à eux-seuls près de 56 % de la consommation électrique de la pièce. Des distributeurs de boissons ont été disposés dans les couloirs de l’hôtel. Le confort du client avant tout ! Certains pourraient dire : « pourquoi donc ne pas vulgariser cette pratique chez le particulier ? ». Même si cela lui revient peu cher, un particulier essaie tout de même d’être plus raisonnable chez lui en matière d’énergie, particulièrement par les temps qui courent. Cette installation ne lui serait donc d’aucune utilité…

Aurélien Tournier

Article paru dans le supplément Economie du Progrès – 17 mars 2009 et sur leprogres.fr

Guignol et la prophétie des Gulbutes par la compagnie des zonzons

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LE SPECTACLE DU JOUR

Chez Guignol, on se transmet une horloge de génération en génération. Mais ce que l’on découvre, c’est qu’il s’agit de l’horloge fabriquée par le peuple des Gulbutes, les gardiens du temps, et qui permet à la planète Terre de tourner. Malheureusement, le très méchant voleur Grabujor essaie par tous les moyens de s’en emparer. Et depuis, des choses étranges se produisent. Dur pour les personnages de garder l’esprit clair. Néanmoins, notre courageux Guignol trouvera un moyen de l’en empêcher.

Comment? Allez voir le spectacle… Certes, ses premiers instants paraissent troublants et peu rassurants pour le jeune enfant, mais il est rapidement apaisé dès l’arrivée de Guignol, de Madelon et de leurs pitreries. À chaque histoire, sa morale. Celle-ci est de profiter de chaque instant de la vie et de ses petits bonheurs. À la bonne heure!

Aurélien Tournier

> Tous les jours à 10h30 et 14h30 (sauf le lundi) jusqu’au 14 mars. Dès 3 ans. Durée : 45 minutes. Théâtre « le Guignol de Lyon », Lyon 5e. Réservations conseillées au 04 78 28 92 57.

Article paru dans le journal “Le Progrès” – Edition du jeudi 19 février 2009 – et sur leprogres.fr

Quand un moustique titille le roi de la forêt

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LE SPECTACLE DU JOUR 

Bizz. Enyounyong le moustique vole, s’approche et pique. Aïe. Ça rougit, ça gonfle et ça fait mal ! « Qui s’y frotte, s’y pique ». Eimgbem le lion ne peut que confirmer ce célèbre dicton. Lui qui voulait simplement boire un peu d’eau à la rivière. Le problème, c’est que tout ce qu’il fait est quelque peu bruyant. Le moustique, armé d’un courage insurmontable, lui rappela alors que chacun se doit le respect. Et cela commence par boire en silence ou plus discrètement. Mais le roi de la forêt ne l’entend de cette oreille. Se livre alors une bataille sans merci. Et pour une fois, on peut dire que c’est bien la petite bête qui a mangé la plus grosse…

30 minutes durant, la compagnie Ekangha nous transporte littéralement en Afrique au cœur même de la forêt. Marionnettes, danses et bruitages savent captiver le jeune enfant. Un spectacle qui en réjouit plus d’un, où la passion des comédiens ne passe pas inaperçue.

Aurélien Tournier

> Jusqu’au 22 février. Jeudi à 10 et 15 heures, et du vendredi au dimanche à 11 et 17 heures. Théâtre des Clochards Célestes, 51 rue des Tables Claudiennes, Lyon 1er. Tél. : 04 78 28 34 43.

Article paru dans le journal “Le Progrès” – Toutes éditions – jeudi 19 février 2009

Des «métamorphoses» au musée gallo-romain

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LE SPECTACLE DU JOUR 

Étrange. Dans les allées du musée, peu de monde. En revanche, bien davantage autour d’une mosaïque de l’époque impériale. Intrigant. Posés sur celle-ci trônent une lampe de chevet, un banc de couleur orangée et une radio. Bref, une pièce de vie. Plus précisément, le décor d’une création chorégraphique. Envoûtante. Sur des airs classiques et plus modernes, deux danseurs interprètent les métamorphoses, récits mythologiques d’Ovide avec grâce et volupté. Côte à côte, ces deux êtres s’apprivoisent pour ne former plus qu’un. On reconnaîtra le mythe de Narcisse, Hermaphrodite et Salmacis ou encore la Naissance de Vénus. L’histoire s’allie ainsi au contemporain pour faire voyager notre imaginaire. Seul conseil : pour ne rien rater du spectacle, outre connaître parfaitement ses classiques, arriver quelque peu en avance pour lire attentivement le programme remis à l’entrée.

Aurélien Tournier

> Demain mercredi 18 février à 16 h, 19 février à 10h30. Spectacle jeune public dès 4 ans. Tarif : droit d’entrée au musée. Durée : 45 minutes.

Article paru dans “Le Progrès” – Toutes éditions – mardi 17 février 2009

« Papatito, le perroquet de l’île »

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LE SPECTACLE DU JOUR 

La petite salle de l’espace 44 paraissait bien exiguë, hier matin, à l’occasion de la première. Intrigant’s Company y présentait « Patatito », les mésaventures d’un perroquet échoué sur une île. Seul, il tourne en rond, rêve de sa princesse et s’ennuie entre cabane et noix de coco. Jusqu’à ce qu’un nouvel ami arrive et lui redonne espoir… Voilà un spectacle pour s’évader. Que ce soit par le décor dépaysant ou la musique d’ambiance, tout est fait pour emmener le spectateur vers des contrées lointaines vahinées. Le reste de la magie est confié à la comédienne Laurence Deffrennes. Même si, au fil des tirades, le très jeune public se heurte souvent à des mots inconnus. Qu’importe, les nombreux chants et mîmes permettent d’en comprendre le sens.

Aurélien Tournier

> Jusqu’au 22 février, du lundi au vendredi à 10 h et 15 h, samedi et dimanche à 16 h. Jusqu’à 6 ans.
De 7 à 11 euros. Espace 44, rue Burdeau. Lyon 1er.
Tél. : 04 78 39 79 71. www.espace44.com

Article paru dans le Progrès – Toutes éditions – jeudi 12 février 2009

«Si Peau d’âne m’était conté» au musée des Tissus

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LE SPECTACLE DU JOUR

Le musée des Tissus de Lyon accueille un spectacle pour enfants, “Si Peau d’âne m’était conté” (les adultes y sont aussi conviés).

Qui ne connaît l’histoire de cette reine mourante, qui demande à son mari de ne prendre pour nouvelle épouse qu’une femme plus belle qu’elle? Il n’en existe qu’une : sa propre fille. Pour y échapper, la princesse demande donc à son père, pour sa dot, des robes irréalisables, mais ce dernier y parvient toujours. Jusqu’à ce qu’elle s’enfuie du château revêtue d’une peau d’âne…

La comédienne Elyse Fruttero conte cette histoire en y ajoutant un brin de modernité : la vidéo.

A.T.

> Séances à 10 heures et 15 h 30. Les 10, 11 et 12 février et les 4, 5, 7, 8 et 9 avril. Tél. : 04 78 38 42 02.

Article paru dans le Progrès – Toutes éditions – Page 23 “VOS LOISIRS” – lundi 9 février 2009 – et sur leprogres.fr

Arts hivernaux

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JUSQU’AU 4 FÉVRIER / palais de bondy, LYON 5e

En montant les marches du Palais de Bondy, on aperçoit peu à peu les premières peintures, suscitant admiration et questionnement. Au fur et à mesure de ce 53ème salon d’hiver dit «L’Hivernal de Lyon» se dévoilent progressivement des formes. «Lorsque mon corps se dévoile, ma peinture s’exprime». Le premier cartel n’en dira pas davantage. En revanche, les peintres présents, nous invitent à la discussion, nous éclairent. Nul doute possible, certaines formes sont des traces de mains. Le reste ? Libre cours à l’imagination. À chacun d’interpréter un tableau. L’artiste enduit son corps de peinture, se laisse emporter par ses envies et étale cette substance sur le support. On aime ou non. Cependant, on ne peut nier le travail et le talent. Les travaux d’Eugénio Detto, invité d’honneur, invitent aussi à se poser des questions. Au total, 90 artistes présentent près de 300 œuvres. Parmi elles, des toiles, mais aussi des sculptures, comme autant de digressions qui peuvent susciter chez le visiteur un supplément d’émotion.

Cette année, ce périple artistique est axé autour du thème de la gourmandise, l’année prochaine, ce sera le jeu. Mais en attendant, de nombreuses personnes encore vont et viennent à travers les allées et se réjouissent de cette exposition. A votre tour.

Aurélien Tournier

> «L’hivernal de Lyon», 53ème salon d’hiver, Jusqu’au 4 février. 20 quai Bondy. Lyon 5e. Tous les jours de 14h30 à 18h30, le dimanche de 10h à 13h et de 14h30 à 18h30. Entrée libre. Vendredi 30 janvier, Christine Pugnet donnera une démonstration de restauration de tableaux.

Article paru dans “Le Progrès” – Toutes éditions – Pages “Vos loisirs” – jeudi 29 janvier 2009 – et sur leprogres.fr

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