L’éducation à l’environnement par la Ville de Romans passe aussi par le Bois des UssiauxLorsqu’il s’agit de débardage des arbres au bois des Ussiaux, celui-ci est effectué avec des chevaux. Développement durable oblige.
Le développement durable, ce sont les modes de déplacements doux (vélos), les formations auprès des agents communaux, les opérations envers le grand public, etc (lire notre édition du 12 décembre). Mais la Ville de Romans travaille également à l’éducation à l’environnement. Elle s’applique bien au-delà de la cité de Jacquemart. Situé sur la commune de Peyrins, le Bois des Ussiaux, lieu de promenade très apprécié, est une propriété de la Ville de Romans depuis 1980. Et l’une des nombreuses actions de la mission Agenda 21 de la collectivité, en collaboration avec Jean-David Abel, adjoint à l’urbanisme et au développement durable, est de gérer cet espace le plus durablement possible et de le faire découvrir tout en maintenant comme un espace naturel.
Depuis 2006, l’aboutissement du projet d’aménagement conduit par la ville et grâce au soutien financier de l’Europe et de la Région Rhône-Alpes, permet aujourd’hui aux visiteurs de profiter, de manière totalement libre et gratuite, d’un sentier pédagogique illustré et interactif.
Ce travail déjà effectué et qui va se poursuivre est reconnu, puisque ce bois est certifié PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières durables). Une certification symbolique du fait de la petite superficie du bois mais qui montre réellement la volonté d’une politique en faveur de l’environnement. Par ailleurs, il fait parti du Réseau européen Natura 2000, qui a pour objectif de définir des mesures de gestion plus encadrées et exigeantes, en faveur de la biodiversité et de la préservation du site.
La culture des forêts propres
Et c’est avec l’aide de certains acteurs que la ville mène ce projet à bien. Pour entretenir cette superficie de près de 34 hectares, une convention a été signée avec l’ONF (Office National des Forêts) afin de gérer ensemble l’entretien courant et la gestion sylvicole du domaine. La sylviculture, étymologiquement « la culture des forêts » vise à faire évoluer les forêts, en mettant à profit les facteurs écologiques et les potentialités naturelles, afin d’optimiser durablement les produits et les services que l’homme peut en attendre. Par exemple, l’ONF peut être amené à travailler sur une parcelle et décider d’abattre un pin. La ville travaille également en colloboration avec la Ferme de Cocagne pour l’entretien des sentiers et avec la Maison de la Nature et de l’Environnement l’animation pédagogique. Ainsi, avec un peu de chance, peut-être aurez-vous la chance d’assister à un débardage à cheval, comme nous l’évoquions plus haut. Un moyen propre permettant d’évacuer les arbres abattus, notamment dans des endroits escarpés sans détériorer l’environnement proche.
Il est vrai que dans la majorité des cas, on s’y déplace pour passer un bon moment, entre amis ou en famille. Certains pour un pique-nique, d’autres pour le sentier pédagogique de découverte de la nature aménagé. Qui n’est jamais venu avec un centre aéré ou son école ? Qui n’est pas reparti de cet espace avec d’agréables souvenirs ? D’autres encore y viennent pour le parcours aventure. Parcours non géré par la ville, mais se situant sur sa propriété. La seule contrepartie demandée est de gérer l’espace loué gracieusement le plus durablement possible, pour le bien de l’environnement et celui des générations futures, définition première du développement durable.
Un bois entretenu et vivant
Ainsi, à la vue de ces éléments, on ne peut que changer le regard du simple usager et peut-être prendra-t-il davantage un rôle de participant. Véritable forêt entretenue et vivante, elle l’est non seulement par ceux qui s’y promènent mais aussi ceux qui y travaillent le plus écologiquement possible. Parfois, on y jette un papier sans penser aux conséquences. Parfois, certaines personnes ont peur d’abimer les forêts. Espérons qu’avec ces enseignements, les comportements changeront peu à peu et contribueront à la préservation de ce patrimoine naturel.
AURÉLIEN TOURNIER
Article paru dans Drôme Hebdo et sur drome-hebdo.fr le 19 janvier 2009
http://www.drome-hebdo.fr/2009/01/19/pays-dauphinois-15/
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