Les Cyclo’butineurs ont pris la route ce matin !

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Ca y est! Le long périple a commencé pour Pauline et Régis, alias les Cyclo’butineurs. La pluie ne les a pas empêché de partir ce matin, au départ de l’école de la Pierrotte. Pour les accompagner un bout de route, 3 coureurs du VTRP (Vélo Touristique Romanais Péageois) : le président Jean-Claude Mandier, le vice-président Pierre Buryet Michel Jauze.

Ci-dessous, des photographies prises à Châtillon-saint-Jean, une demi-heure après le départ de Romans :

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Romans : deux « Cyclo’butineurs » vont parcourir près de 20 pays

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Mardi 15 février à 9 heures précises, deux passionnés de vélo couché s’élanceront sur les pistes cyclables européennes et méditerranéennes. Un périple à la force des mollets sur des chemins où le vélo est roi. Le départ est un prévu en deux temps : un à Romans, un autre à Challes-les-Eaux (région de Chambéry), avant d’arriver en Suisse. Ils emprunteront alors l’EuroVelo6, cette véloroute européenne reliant Nantes à la Mer Noire. Sachez-le, on l’appelle aussi la véloroute des fleuves. Puis direction l’Ukraine, la Syrie, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et l’Espagne. Au total, ce seront près de 20 pays traversés. Un projet « généreux et génial » nous rapporte Jean-David Abel, l’adjoint délégué à l’urbanisme et au développement durable. Un voyage qui parait fou, mais pensé depuis déjà quelques années. Une promenade que vivront deux jeunes, mais une expérience enrichissante qui sera partagée.

Qui sont-ils ? Régis Oriol et Pauline Vandromme, alias les Cyclo’butineurs. Agés de 27 et 28 ans, tous deux étaient étudiants à l’Université de Savoie. Le jeune homme est Romanais, sa compagne est de Challes-les-Eaux. Lui est accompagnateur en montagne et intéressé par l’apiculture. Elle est médiatrice scientifique et aime ainsi vulgariser ce monde qui paraît si compliqué. Musicienne, sa flûte traversière sera aussi de l’expédition. Tous deux ont le goût du voyage : l’ingrédient essentiel avant de se lancer dans une telle traversée.

Mais ils ne partiront pas seuls dans l’aventure. Il seront tout d’abord accompagnés d’Ernest et Célestine, leurs deux vélos couchés. « C’est notre mode de transport quotidien. Mais nous utilisons parfois la voiture, notamment lorsque nous allons parfois dormir en montagne. Le vélo couché, c’est confortable, pratique, facile à réparer et non-polluant. Il suscite aussi la curiosité des personnes qui nous croisent ».

Deux paires d’yeux et quatre jambes, mais pas seulement ! Car ce sont aussi deux classes de primaire qui les suivront tout au long de leur voyage. Apprendre la géographie, découvrir les modes de vie et les savoir-faire du bout du monde, apprendre à concrétiser ses rêves : cela ne se passe pas que dans les livres mais aussi dans la vie réelle. L’une est bien sûr de Challes-les-Eaux, l’autre est la classe de CM1 de la Pierrotte à Romans. Le départ romanais est même fixé dans la cour de celle-ci ! Le voyage à vélo devient alors un véritable programme pédagogique, de la préparation du projet au franchissement de la ligne d’arrivée. Les vélocyclistes rencontreront en effet les enfants avant leur départ, resteront en contact avec eux pendant et témoigneront ensuite de leurs expériences.

50 kilomètres par jour

Et bien d’autres personnes pourront découvrir cette formidable aventure. En effet, la ville de Romans a décidé de soutenir ce projet dans le cadre des « appels à projets citoyens pour le développement durable ». Dès lors, des expositions à la médiathèque, un duplex lors de la semaine du développement durable ou encore une participation à la biennale internationale de la solidarité et des échanges sont envisagés. Est également partie prenante l’entreprise Lafuma d’Anneyron qui a habillé les jeunes voyageurs.

Ils comptent faire au moins cinquante kilomètres par jour, six jours sur sept. Pour le moment, le trajet est estimé à près de 13 000 kilomètres pour une durée d’au moins 260 jours. Mais ce n’est pas la performance qui est ici recherchée. C’est véritablement les rencontres et les échanges qui en découleront. Des échanges, il y en aura puisqu’ils espèrent être hébergés chez les autochtones tout au long de leur trajet. Régis a déjà un contact en Hongrie : il souhaite découvrir avec un apiculteur son mode de vie et son métier. Mais aussi apprendre l’arabe et voir plein d’oiseaux ! Pauline espère quant à elle échanger autour des musiques, découvrir des langues et des savoir-faire agricoles. Une formidable leçon de vie et de partages en tous genres. Leur curiosité est sans limite. Ouvert au monde et à toutes les surprises, des détours seront certainement au programme pour en profiter un maximum et revenir ainsi les mollets bien affûtés et les sacoches pleines de merveilleux souvenirs.

A. TOURNIER

Article paru dans Drôme Hebdo – Edition du 10 février 2011

et également en ligne sur www.drome-hebdo.fr

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