Un vide-grenier organisé le 15 mai au village

Génissieux, Vie Associative Pas de commentaire »

L’association de la cantine scolaire se lance à nouveau dans l’organisation de son vide-grenier. Un événement amené à prendre racine. On imagine déjà sur plan les tracés de celui-ci lorsque le cœur de village verra le jour. Mais en attendant, c’est à l’édition 2011 que l’on s’attèle. Et les bénévoles sont d’ores et déjà sur le pied de guerre! Organiser un tel événement, c’est tout un art. Des équipes ont ainsi été constituées pour la pose des affiches, le marquage des emplacements, la buvette et la restauration associatives ou encore l’accueil des exposants.

D’ailleurs, combien seront-ils cette année? On en comptait 39 en 2008, 83 en 2009 et près de 126 en 2010. Nouveau record à battre donc. Les inscriptions ne sont pas encore terminées. Tarifs : 2 euros le mètre linéaire (5 mètres minimum). Renseignements auprès de la mairie au 04 75 02 60 99. Lors de cette journée, la place du Champs de Mars et la rue Simon Chopin seront interdites à la circulation.

A. TOURNIER

La traditionnelle foire s’est déroulée dimanche : Au paradis des fleurs

Culture, Vie Associative Pas de commentaire »

C’est tout un village qui s’est mis en émoi ce dimanche 1er mai à l’occasion de la 27ème foire aux fleurs. Tôt le matin déjà, une centaine de bénévoles se pressait pour les derniers préparatifs. À 11 heures, ils étaient rejoints par tous les enfants du village pour le traditionnel lâcher de ballons, marquant officiellement le début des festivités. Comme toujours, cette foire aux fleurs a fait ses heureux, notamment les jardiniers en quête d’idées nouvelles pour décorer terrasses et jardins.

Outre les floralies, on retrouvait à travers les allées des artisans aux savoir-faire incontestables ainsi que des viticulteurs locaux. Le fruit de la vigne se retrouvait alors dans le verre, à l’instar de ces producteurs de clairettes de Barsac. Mais on était là avant tout pour les fleurs et les nombreuses variétés proposées. C’est que la foire aux fleurs de Granges-lès-Beaumont, c’est une référence! Le jeune horticulteur Rémy Florentin n’en démord pas “Il y avait beaucoup de monde. La journée fut intense et la notoriété de l’événement a une nouvelle fois fait ses preuves”. Pourvu que ça dure!

A. TOURNIER

Le jeune horticulteur Rémy FlorentinArticle paru dans Drôme Hebdo – Édition du 05 mai 2011

Une foire aux fleurs à Granges-lès-Beaumont le 1er mai

Culture, Vie Associative Pas de commentaire »

Affiche 2011

Le comité des fêtes de la commune organise sa traditionnelle foire aux fleurs. A l’occasion de cette 27ème édition, près de 150 exposants sont d’ores et déjà attendus!

Cette foire aux fleurs, c’est l’occasion de préparer ses plantations qui décoreront dans les semaines à venir les terrasses et jardins. Chaque année, l’événement attire de nombreuses personnes de la Drôme, comme de l’Ardèche.

Toute la journée, de nombreuses animations associatives et musicales sont également à découvrir (lâcher de ballons à 11 heures, sculptures sur bois dans l’après-midi, etc).

La Saint-Vincent, c’est pour bientôt!

Génissieux Pas de commentaire »

La fête des vignerons s’invite dans les contrées Génissoises du 26 au 28 février prochains.

Les repas du banquet & de la salade de croupes sont en vente

Dès à présent, des permanences sont organisées au bar-tabac “Chez Domi” dans le quartier commerçant du village. Le banquet du dimanche est au prix de 24 euros, le repas du lundi soir est à 16 euros. Du vendredi 18 au mercredi 22 de 10h30 à 12h et de 17h30 à 19h. Le Dimanche 20 de 10h30 à 12h. Aucune réservation sans règlement.

Les Cyclo’butineurs ont pris la route ce matin !

Romans-sur-Isère, Sports Pas de commentaire »

Ca y est! Le long périple a commencé pour Pauline et Régis, alias les Cyclo’butineurs. La pluie ne les a pas empêché de partir ce matin, au départ de l’école de la Pierrotte. Pour les accompagner un bout de route, 3 coureurs du VTRP (Vélo Touristique Romanais Péageois) : le président Jean-Claude Mandier, le vice-président Pierre Buryet Michel Jauze.

Ci-dessous, des photographies prises à Châtillon-saint-Jean, une demi-heure après le départ de Romans :

cyclo-butineurs-003.jpg cyclo-butineurs-004.jpgcyclo-butineurs-005.jpg

Les incroyables talents sont Drômois ;)

Romans-sur-Isère Pas de commentaire »

Trois romanais se sont particulièrement distingués lors des derniers jours de l’année 2010. Tout d’abord Philippe Duron est sacré meilleur aventurier de l’aventure Koh Lanta sur TF1 un certain vendredi 17 décembre.

Cinq jours plus tard, c’était au tour de deux écoliers âgés de seulement 8 ans de décrocher le titre d’ « incroyables talents 2010 ». Parmi les 3 000 candidatures initiales, ils ont su faire la différence. La recette du succès : du charisme, un certain charme, de la souplesse, quelques acrobaties et une envie de vivre la danse. Comme de vrais professionnels. On disait d’eux lorsqu’ils étaient petits « ils sont incroyables ». Cette fois-ci, ce sont les votes des Français qui l’ont confirmé. Ils étaient près de 3,9 millions de téléspectateurs sur M6 ce soir-là.

Retrouvez dans Drôme Hebdo la fabuleuse épopée de ces 3 Drômois.

 

Revoir la prestation d’Axel et Alizée lors de la finale d’Incroyable Talent

Devenez amis avec Henri, Philippe, Nathalie, Marie-Hélène et les autres…

Bourg de Péage, Romans-sur-Isère Pas de commentaire »

Facebook, Twitter, Myspace ou encore Copains d’avant : En avez-vous déjà entendu parler? Ils comptent chacun des millions d’utilisateurs, Facebook en tête. Les réseaux sociaux – définit comme étant une communauté où tous les internautes se retrouvent autour d’un thème commun, avec son système de norme et une culture commune – sont aujourd’hui un véritable phénomène de société. « La star, c’est moi. Mon identité, je l’assume, je la vis et je la revendique ». C’est la tendance du moment. Qui n’a pas parmi vos connaissances son profil sur le plus grand des réseaux sociaux? Il fait parler de lui en ce moment grâce (ou à cause) de ses apéros géants ou la problématique de gestion des données personnelles.Alors à la question, nos collectivités sont-elles sur ces réseaux? Il apparaît que malgré l’effet de mode, celles-ci n’ont pas encore franchi le pas. Mais il semblerait quelles y travaillent. Récemment, la ville de Bourg-en-Péage a mis en ligne son nouveau site Internet. Malgré un tout nouveau site, les réseaux sociaux n’y figurent pas. Toutefois, il est possible d’y partager les contenus rédactionnels. La ville de Romans, elle, sera sur les sites communautaires d’ici quelques semaines, en complément de son nouveau site Internet. Car en effet, le site web aujourd’hui ne suffit plus. Il faut également travailler son image et celle-ci passe par ces nouveaux médias. Des nouveaux médias bien plus influents que les médias traditionnels. Du côté de Saint-Donat, mêmes préoccupations : on y travaille.

Le pays Dauphinois serait-il alors absent des réseaux sociaux? Non, car si les collectivités ont dans un premier temps choisi d’observer l’ampleur du phénomène et son fonctionnement, des associations et des internautes Drômois sont bel et bien présents. La maison de quartier des Ors, Empi et Riaume ou la foire du Dauphiné ont par exemple leurs espaces sur ces réseaux et s’en servent pour promouvoir leur image et leurs informations. Quant aux internautes, ils ont pris les devants en créant les espaces de leurs communes. Malgré l’absence des collectivités, il vous est donc possible d’aimer les villes de Romans, Bourg-de-Péage ou Saint-Donat. Se constituent alors de véritables communautés. Bien plus que de simples échanges, il s’agit là de revendiquer un sentiment d’appartenance ainsi que la fierté de son territoire.

Cependant, il est à noter que nos élus s’y sont peu à peu connectés. Vous pouvez si vous le souhaitez devenir amis avec Henri Bertholet, Philippe Drésin, Marie-Hélène Thoraval, Didier Guillaume ou encore Nathalie Nieson. Formidable outil de marketing, le réseau Facebook permet la mise en ligne de photographies et d’informations en temps réel. A défaut de suivre la vie de votre commune, vous pouvez donc suivre et commenter celle de vos élus ; )

Hubert Guillaud, journaliste romanais et rédacteur en chef du site internetactu.net, notait récemment que « Facebook remportait indéniablement la bataille de l’hyperlocal ». Depuis quelques mois, une nouvelle façon de communiquer est née. Nos collectivités s’y intéressent progressivement. Force est donc de constater que l’information locale peut aussi passer par le média le plus global.

AURÉLIEN TOURNIER

Article paru dans Drôme Hebdo – Edition du 01 juillet 2010

Pleins feux sur le patrimoine de nos régions

Bourg de Péage, Culture, Education, Romans-sur-Isère, Vie Associative Pas de commentaire »

Donner un lien entre le passé et le futur en passant par le présent, c’est ce que s’emploient à faire ces jeunes enfants. On entend davantage parler des prestations de leurs aînés. Mais les enfants du groupe “Empi et Riaume sont aussi là et tiennent véritablement à le souligner. Malgré le jeune âge, ils sont les ambassadeurs de témoignages d’antan, garants de toute une authenticité. L’art traditionnel est bien vivant et lors de leur gala de Printemps, ils comptent bien le rappeler! À l’heure de la mondialisation, il est d’un atout majeur que de savoir d’où l’on vient, pour mieux comprendre et se situer dans le monde qui nous entoure.

Aujourd’hui, pour continuer d’exister, il faut se tourner vers d’autres horizons. C’est donc sur fonds de comptines, de saynètes et de Tour de France que s’articuleront ce nouveau spectacle. Une étape entre le Var et la Drôme comme fil rouge, puisque le groupe d’enfants invité n’est autre que « La Farigouleto » de La Garde. Mais attention, on ne fera pas que regarder. En effet, le public prendra lui aussi part à la danse lors d’une initiation. Une initiative couronnée de succès l’an dernier par un public passionné et enthousiaste et qui rendra davantage accessible ces fabuleux trésors d’antan à la portée de tous.
Aurélien Tournier

> Le Dimanche 11 avril 2010. Dès 15 heures à la salle Jean Cocteau. Ne soyez pas en retard, le peloton risquerait de partir sans vous. Entrée gratuite. Rens. au 04 75 02 30 52.

Article paru dans Drôme Hebdo et l’Hebdo de l’Ardèche – éditions du 08 avril 2010

Ça va jazzer au village…

Culture, Génissieux, Vie Associative Pas de commentaire »

L’association Arts-Maniac organise pour la première fois son festival « Couleur jazz ». Avec comme tête d’affiche les groupes Miss White & the druken piano et Ziline. Deux univers bien différents mais donnant au public des plaisirs semblables.

Le premier n’est autre qu’un trio formé en 2008. Un tout jeune groupe donc, mais comptant déjà à son actif une bonne cinquantaine de dates, pour un show promettant d’être mature et original pour un public éclectique. Le second résulte d’une belle rencontre musicale, entre une chanteuse Guinéenne et des musiciens Varois. Elle, marie avec subtilité les délices de la langue de Molière avec des sons venus d’Afrique. Les musiciens mêlent les sonorités d’instruments traditionnels tels le sitar indien mais pas de manière traditionnelle. Un savant dosage de notes et d’épices orientale, d’influences indiennes et africaines pimentent les compositions, donnant ainsi un goût universel au travail et au talent des artistes.

Le public n’a plus qu’à se laisser aller et respirer la vie. Fermons les yeux, tapons dans les mains et n’ayons peur d’ouvrir nos cœurs.

Aurélien Tournier
> Le Samedi 10 avril 2010. Dès 17 heures à la salle polyvalente de Génissieux avec des expositions de peintures et sculptures animées de formations musicales. Concert dès 21 heures.

Article paru dans Drôme Hebdo et l’Hebdo de l’Ardèche – éditions du 08 avril 2010

Des milliers de personnes prises en flagrant délire

Culture, Romans-sur-Isère Pas de commentaire »

Tout a commencé là. Dès 11h près du vieux kiosque, aux sons doux, charmants et entraînants de la pizzika. Une danse italienne invitant à se laisser porter dans un autre univers. La synergie de plusieurs instruments, tel l’accordéon diatonique, le tambourin, la guitare ou plus simplement la voix, ont véritablement donné l’envie aux personnes présentes de se lâcher. Alors, toutes s’étaient mises à danser. D’un côté, les Français s’exerçant à cette noble danse. De l’autre, les trois musiciens de Corsano (de la région de Pouille). Le tempo était rapide, la danse était rythmée. Certes, il y a un pas de base mais facilement perceptible et intuitif. La tarentelle, c’est tout de même une grande part d’improvisation. Tel l’esprit du carnaval, non ?
Non, en fait, c’est pas vraiment là que ça a commencé. Comment dire… c’est plutôt dès le mois de septembre que la pression a commencé à monter. Oui, en fait, le début, c’est plutôt ça. L’objectif de la municipalité était de faire participer les Romanais le plus possible, avec la volonté de ne point présenter « un spectacle ficelé ». Et ces derniers l’ont bien compris. Le carnaval de Romans est un événement à vivre plutôt qu’à voir. Ainsi, depuis 6 mois, certains s’exerçaient aux échasses, à la tarentelle, à la confection de costumes, aux arts de la rue ou encore à celui du maquillage…
Non. En fait, tout a vraiment commencé quand il a dit ça. « Peuple de Romans, de la communauté de communes et de Génissieux réunis, je vous remet les clefs de la ville ». C’est par ces mots, prononcés par le premier magistrat de la ville Henri Bertholet, que tout a vraiment commencé.



Après tout si, ce dont on est sûr, c’est que ça a commencé à Romans. Quand exactement? Cette question importe peu. Ce que l’on retiendra au contraire, c’est l’engouement de la population. C’est ce cocktail de toutes les initiatives qui ont fait le succès de l’événement. Et qui a su donner à la ville, le temps d’une journée, cette ivresse de folie qui semblait couler à flot et contribuer à ce que des milliers de gens oublient leur train-train quotidien et se libèrent totalement.
Tout le monde dans le même panier
Dans les rangs des nombreux carnavaleux (près de 15 000 personnes cette année), le vent de folie était bien présent. Chacun était différent. Il y avait certes ceux qui se mêlaient au groupe, n’ayant participé aux ateliers proposés, et justement ces groupes défendant une certaine identité. On y repérait ainsi des associations telles que Tribalatam et ses tambours, Des balles ton cirque, les écoliers du quartier des Balmes, camouflés en planteurs de bananes qui s’exécutaient sur des airs endiablés du Brésil, les maisons de quartiers de la cité Romanaises déguisés en oiseaux, et bien d’autres encore.
Et puis, il y avait réellement un panier, réalisé par les élèves du lycée horticole de Romans. Au fil des semaines, la structure a pris forme. Pourquoi un panier? Tout simplement parce qu’il n’y a pas meilleur moyen pour symboliser le lien. Et les élèves de 4ème, 3ème et 2nde professionnelle ont réellement pris conscience de son sens lors des longues séances de tissage par exemple, lorsque appliqués, ils ont dû manier bambou et osier. Ce lien, ils l’ont aussi senti lorsqu’ils se sont rapprochés d’autres associations, pour participer ensemble à cet incontournable rendez-vous Romanais.
Multitude d’identités, mélange de genres : à Romans, le carnaval se vit en grand, et parfois en très grand. Depuis 1580, les festivités carnavalesques mettent la ville en émoi et en effervescence. Fort d’un tel succès, les participants redoublent de créativité et d’ingéniosité pour que la fête soit à nouveau une réussite. Camouflés derrière de sublimes masques ou habits de fortune, tout est fait pour que cette journée soit chaleureuse, synonyme de joie et de bonne humeur.


Et outre les personnes défilant à pied, il y avait comme d’habitude les chars réalisés avec beaucoup d’audace et d’imagination, tel l’éléphant monté sur une 2CV. Les marionnettes géantes semblaient venir d’un autre monde. C’étaient notamment elles qui, cette année, menaient cet étrange cortège. Ou comment désigner la dernière promenade du condamné. Comment l’appelle-t-on déjà celui-ci? Le Diable? Méphistophéles. Et celle-ci? Sa femme, la sensuelo-diabolissime Lilith. D’autres suivaient, elles venaient du monde entier, toutes invitées par le Diable et sa diablesse. En fait, c’était l’opposition entre le Nord et le Sud, entre les pays riches et les pays pauvres. Le procureur représentant le Nord (le démon), l’avocat du condamné, le Sud. Chaque géant était accompagné d’une association aux couleurs du pays ou du continent qu’il représentait.
Oui, l’histoire était celle-ci. Sa majesté Méphistophélès et son épouse Lilith ont convié, ce samedi 27 février 2010, les géants du monde à l’infernal jugement de l’épouvantable Caramantran. Autour d’eux, leurs chimères (les échassiers). Suit la cour impartiale, le détestable procureur Polichinelle, et le charitable avocat. Vient enfin le supplicié, montre gigantesque, grotesque et hideux, entravé et en cage. Autour de lui, ses bourreaux l’accusent et scandent les doléances. La lutte s’engage alors entre ceux désireux de le brûler et ceux qui ne veulent pas en faire un bouc émissaire.


Romanais, vos paroles ont compté !   
« Peuples de Romans, des alentours et des ailleurs », « Peuple des avenirs et des passés », vos doléances ne seront pas tombés dans les oreilles d’un sourd. Au contraire! Notre bon vieux Jacquemart, avocat du condamné n’aurait rien pu faire face à tant de reproches. Cette année, vous en avez eu assez d’en avoir plein les bottes, de ces enfants qui n’obéissent pas à leurs parents, du carnaval en hiver (que voulez-vous, le monde est mal fait!), des décisions ministérielles de privatisation et de démantèlement du service public, de voir M. le Président tous les jours à la télé… Dans vos chaussons, vous voudriez… un toit pour tous et plus de misère ; que le monde soit un jardin public ouvert à tous.
L’infâme Caramantran ayant été brûlé, ces vœux ont dû sans doute être exaucés. Ultime promenade pour un personnage accablé dans les rues du centre ancien, avant de rejoindre le bûcher.


Jacquemart, star incontestable de l’édition 2010
Cette année, il est descendu de sa tour. Non, les stars n’étaient ni le diable, ni sa femme, ni encore Caramantran. Symbole de la ville et du temps, ce grand personnage a osé prendre la défende du terrible accusé. Et il était bien accompagné. Fier de leur idôle, bon nombre de Romanais lui avaient enboîtés le pas. On observait ainsi toute une bande de Jacquemarteaux! Ou autrement dit, plein d’adultes et d’enfants, habillés du bicorne et vêtus du costume du volontaire dans l’armée en 1792. D’habitude, on ne voit ces habits d’aussi près. Ce jour-là, tout était permis.
Un final tout feu, tout flamme
« Caramantran brûlera-t-il? » Le vent aurait pu l’en empêcher, il est vrai. Mais aussi violent qu’il était, il a su a un certain moment se calmer. Le bourreau a profité de cette courte accalmie pour mettre le feu à l’hideux personnage. Non, il n’aura pas fait long feu. Les organisateurs avaient parlé d’une ambiance enflammée, cette promesse a bel et bien été tenue. La petite étincelle était bien là. Que dis-je! C’était bien chaud, dans tous les sens du terme. Dans un premier temps, les grandes marionnettes ont dansé aux sons idylliques de la harpe. Puis, les jongleurs ont occupé l’espace. Point de balles ou de ballons. Ils jouaient là avec du feu. Enfin, d’un seul coup, les yeux et la bouche de l’innommable et gerbatoire Caramantran prirent feu, avant que celui-ci ne se glisse dans toute l’installation cartonné. En quelques secondes, son destin fut à jamais brisé. Puis, place aux artificiers. Pour clôturer la funeste cérémonie, le ciel s’illumine lors d’un somptueux feu d’artifice.
Une organisation renforcée
Parce que le plaisir du spectateur doit prévaloir sur tout le reste, la Ville de Romans et plus particulièrement sa direction des affaires culturelles dirigée par Laurence Lopez, a renforcé ses effectifs pour le jour J. Ils étaient près de 55 agents communaux (volontaires) au moment de la crémation, à surveiller le public pour que tout se passe le mieux possible. Tout au long de la journée, ces gilets orange ou jaune ont occupé des postes bien différents : une « brigade » de 10 maquilleuses, des pousseurs de char, la sécurités, la logistique, le point Information, etc.
Sous les chapiteaux du village du carnaval, on s’affaire
Donner son sang, c’est agir pour la vie. La banderole apposé au-dessus du stand des donneurs de sang en disait beaucoup. Mais samedi, les donneurs de sang (déguisés pour l’occasion en globules rouges) agissaient surtout pour nos estomacs! Comme c’était aussi le cas chez l’association des Tunisiens ou à la PSR par exemple. Tous étaient là certes pour faire la fête, rassasier les carnavaliers ainsi que ramener quelques deniers dans leurs caisses respectives et mener à bien leurs activités. Ainsi, la Persévérante Sportive Romanaise essayait par ce biais de financer le voyage de leur équipe poussin pour un tournoi international à Barcelonne en avril prochain.
Des actes écologiques pour une édition durable
Depuis plusieurs années déjà, la ville édite ses supports de communication sur du papier recyclé. Cette fois-ci, elle est allé plus loin en mettant en place les verres « Ecocup ». Le principe est simple. Tous les verres mis à disposition pour les utilisateurs sont consignés : la caution s’élève à 1 euro. 
A tout moment, chaque utilisateur peut récupérer sa caution en rendant son verre à l’endroit prévu à cet effet. Il récupère alors 1 euro. Tout en œuvrant pour le développement durable, le geste qu’il a accompli ne lui a rien coûté. Certaines fois, l’utilisateur décide de garder son verre, en souvenir. Dans ce cas, il ne récupère pas de caution. L’organisateur l’encaisse alors définitivement.
En France, 80 % des biens vendus sont jetés après une seule utilisation. Ainsi, la Ville a souhaité cette année introduire une dimension « développement durable » en mettant en place ces gobelets. Qui plus est, étaient à l’effigie du carnaval 2010. En fin de carrière, le verre réutilisable trouve une seconde vie. Fondu, il est recyclé en cendriers de plage, en porte-verres, en grattoir à givre pour voiture… Comme quoi, on peut tout de même faire la fête tout en respectant l’environnement.

Le village du carnaval a clôturé l’édition…
… Ça commence là ou ça doit se terminer : là. Retour au village du carnaval place Jules Nadi. Où résonnent les sons des violons du Trad Band et les pas improvisés de la Tarentelle. Ils n’étaient plus des milliers mais plus que quelques centaines à fouler cette place. La nuit tombait, les ruelles se vidaient peu à peu. Seule une poignée d’irréductibles fêtards avait investi la place Jules Nadi et plus particulièrement les abords du kiosque. Tous se sont mis à danser. Ce n’était ni des cuivres, ni de bruyantes percussions. Mais pour autant, ils avaient leur public et les musiciens avaient cette même pêche et le même plaisir à les faire bouger.
On dit de la tarentelle que c’est une danse favorisant l’état de transe. Autrefois, on prétextait une piqûre de tarentule pour appeler un musicien et danser, danser… jusqu’à en tomber. La fièvre était bien là mais ce n’était pas la même. La fiève du samedi soir. Que dis-je?! La fièvre du Carnaval… Les comportements se déchaînent, les identités se démultiplient, l’ambiance est survoltée. On ne sait pas forcément la danser mais on y parvient quand même.


Dans cette ambiance presque familiale, on s’intéresse à l’autre, on discute. C’est clair et limpide à présent. Le carnaval, ce n’est pas seulement le personnage de Caramantran. C’est aussi lui l’échassier, elle la marionnette, lui le plasticien, elle aussi la petite fille déguisée. Ce n’est pas un mais plusieurs. C’est tout ça : un véritable et joyeux bordel. Oui, le carnaval de Romans. Tout a commencé là.
Une belle édition, menée de main de maître par la Cie Caramantran et la Ville de Romans. Mesdames et Messieurs, la fête est terminée. « Un jour de bonheur mais différent. » Oubliez ces ambiances survoltées, rangez vos  strass, masques et cotillons. Retour au train-train quotidien… et attendant vivement le délire de l’an prochain.

AURÉLIEN TOURNIER

Note de l’auteur : Dans notre édition du 25 février dernier, le journaliste Cyril Lehembre a fait un clin d’oeil au film de René Clément « Paris brûle-t-il? » tourné en 1966, dans son article « Caramantran brûlera-t-il? ». Vous avez donc sans doute remarqué ici le clin d’oeil au film « L’auberge espagnole », de Cédric Klapisch tourné en 2002 « Après tout si, c’est une question de décollage… Tout a commencé là ».

Thème WP & Icônes par N.Design Studio
Articles RSS Commentaires RSS