Rencontre avec Vincent Mc Doom, Quentin Mosimann et Pascal, il y a quelques jours pendant la foire de Romans.
Pascal le grand frère : Communiquer plus
Educateur sportif et directeur de centre, il est le plus connu pour être à la télévision “le grand frère”. Une émission au concept intéressant, ayant pour but d’aider les familles qui rencontrent de graves problèmes avec leurs adolescents. Le concept du “communiquer plus et mieux” serait la clef de l’entente parfaite entre les jeunes adolescents et leurs parents. Car parfois derrière les mots et la violence se cache une souffrance. Une douleur traînée depuis déjà longtemps et qui petit à petit a ravagé l’individu, qui se transforme rapidement en violence physique et/ou verbale Pascal l’éducateur est donc bien sûr là pour aider et éduquer le jeune comme ses parents d’ailleurs. Après la diffusion d’une émission, c’est près de 275 appels qui sont reçus au standard de la chaîne. Un chiffre énorme lorsque l’on sait qu’on pourrait les éviter si des messages d’amour et de respect étaient délivrés.
Quentin Mosimann ou “l’éclate totale”
Le gagnant de la Star Academy 7 a littéralement chauffé la foire, qui pendant une heure et demie est devenue une véritable boîte de nuit, de styles jazz/électro. Un savant mélange qui ne nous laisse peu indifférent montrant la réelle envie de ce jeune artiste. “La musique, c’est une histoire de conviction. Si tu choisis de faire une croix sur tes études, il faut savoir vers quoi tu veux aller et tout faire pour y parvenir. ». Et sur scène, Quentin, lui, est incroyable. Certainement au grand dam de ses gardes du corps qui ne savent plus où donner de la tête. Car quand il n’est point sur scène en train de danser ou jouer avec ses musiciens ou le public, il est justement au milieu de ce dernier ou perché en haut des enceintes. Sa créativité sort largement du lot. Un duel continu entre jazz et électronique qui s’entremêlent dans un album intitulé « Duel ». « Duel », un mot qui pourrait décrire ce franco-suisse. D’un côté timide et d’un autre survolté, présentant un show qui semble aux premiers abords décalé, mais qui plaît. Sa maman utilise également deux mots pour le définir : générosité et humour. Et puis, sous sa simple apparence, on en découvre un autre. Chaussures blanches, chaussures noires. Pourquoi ? On ne sait pas vraiment, un délire qui dure depuis déjà 8 ans. Sur ses coudes, deux grandes étoiles y sont tatouées, signes pour les inca de prospérité et sincérité. Bref, un artiste aventurier, un chanteur et musicien à 2000% pour son public ou « l’éclate totale » sur scène.
A noter que Quentin Mosimann sera bientôt en concert dans la région, les 19 novembre à Lyon et 21 novembre à Saint-Etienne.
Vincent Mc Doom prône l’ouverture d’esprit et la tolérance
Dernier invité people de la Foire : Vincent Mc Doom accompagné de Magloire. Deuxième venue au cœur de cet événement, prolongée cette fois-ci par une arrivée la veille et un départ le lendemain. Talons hauts de couleur rose, longue robe blanche et délicatesse dans ses moindres faits et gestes, Vincent a prôné toute la journée l’ouverture d’esprit, la générosité et la tolérance. Des valeurs qu’il aime à défendre depuis sa notoriété à la sortie de la ferme en 2004, mais aussi un combat le concernant personnellement et qui en concerne tant d’autres. Car dans ce pays de liberté qui est la France, c’est la diversité des individus qui forment son identité. « On dit souvent que Paris est la France. La réponse est non. Paris est en France. Ce sont ses terroirs, ses régions, ses maisons authentiques et son patrimoine qui fait ce qui est la France». C’est notamment ce que les deux complices Magloire et Mac Doom tendent à proclamer lors de leur émission « la folle route » diffusée sur TF6 et W9. Une émission où d’ailleurs les deux compères, à bord d’une petite voiture, n’hésitent pas de partir à la rencontre de tous les Français. Et à chaque fois, ce sont d’agréables découvertes. D’ailleurs, pourquoi pas un jour la Drôme et Romans ? Car cela est sûr, il aimerait davantage la découvrir. Un jour, Line Renaud avait suggéré de ne se focaliser que sur une seule cause. En défendre trop ne permet point de s’y investir totalement. Son choix se porte donc sur la maltraitance des femmes et des enfants. Il n’hésite pas également à dénoncer l’homophobie, comme il l’a noté dans une lettre ouverte en 2006 parue dans France Antilles aux chanteurs de dancehall, reggae, ragga & autres, montrant du doigt les propos homophobes présents dans certaines chansons. Quoiqu’il en soit, Vincent, lui, restera lui-même et continuera à revendiquer ses valeurs et son identité.
AURÉLIEN TOURNIER
Article paru sur drome-hebdo.fr le 14 octobre 2009
http://www.drome-hebdo.fr/2009/10/14/paroles-dartistes/
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