Son dernier regard

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Ce que je sais de l’arbre

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Le hasard et la rencontre

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Peinture et écriture…ou… couleurs et cris

Le stylo m’emmène ce lundi 1er juin au château des Allymes (01) où j’expose…..

“La mitraille a nom d’ange et si on pouvait enfouir son nom sous un amas de circonflexes, de crucifix, d’instruments de torture en tous genres, le souffle s’échapperait par une meurtière embellie, la lumière passerait, d’ailleurs elle passe et ne demande rien à personne, elle passe, fait son chemin, choisit son sujet.

 Ce lieu a 500 ans, combien de fois ont-elles été foulées les marches de noyer? Le son se répercute et rend l’échange intense entre celui qui aime la pierre et moi qui hume la gravité du lieu, sa force et sa simplicité.

J’habille les murs du château de ce qui n’a pas trouvé de mots pour se dire, je les habille des couleurs de mon âme, des coups de coeur, de sang, de poing fermé.

Sérénité, me dit-on…

Qu’y a-t-il en dessous qui ne s’est pas peint, qui ne s’est pas dit, qui n’a pas montré son vrai visage de peur de faire peur?

LE CRI QUI N’EST PAS SORTI, DE QUELLE COULEUR EST-IL?

Là où le pinceau mène….

Il me fallait trouver un titre pour l’exposition au Château des Allymes (01)……Cette phrase m’est venue un beau matin et je l’ai déclinée.

Là où le pinceau mène,

Je n’aurais pas songé

Le dire avec des mots 

Là où le pinceau mène,

Je me vois au dedans

Comme si j’étais une autre 

Là où le pinceau mène,

J’habite la lumière

L’espace d’un instant 

Là où le pinceau mène,

Je me laisse guider

Credo et crescendo 

Là où le pinceau mène,

Je croise des  visages

Et m’accroche à leurs maux 

Là où le pinceau mène,

Je touche à l’infini

Et le perds aussitôt 

Là où le pinceau mène,

Je suis le feu, la terre,

Je suis l’air et puis l’eau 

Là où le pinceau mène,

La douleur se décline

En infinie douceur 

Là où le pinceau mène,

Le temps est suspendu

Et mon corps volatile 

Là où le pinceau mène,

La couleur sonde l’âme

Et le trait la pensée 

Là où le pinceau mène,

Le regard apprivoise

D’obscures libertés 

Là où le pinceau mène

Virevoltent les songes

Cicatrisent les plaies.

Pensées

“Ce qu’est l’oeuvre, l’artiste n’en sait rien avant d’être surpris par elle”. H.Maldiney

“L’existence d’une oeuvre, à chaque fois unique, est une entrée en présence de l’ouvert”. H. Maldiney

Pacification de l’esprit  La création d’un centre de paix en nous signifie arriver à un lieu où se résorbent les contradictions, un lieu d’où nous pouvons nous pardonner à nous-même toutes les inepties et les maladresses qui ont parsemé notre vie.

“La peinture commence là où les mots s’arrêtent”

“Dans la rosée des petites choses, le coeur trouve son matin et sa fraîcheur”. K. Gibran

“Prends un sourire et couvre tes tristesses avec”. Proverbe jamaïcain

“Tu me demandes pourquoi j’ai élu domicile dans les bois, sur la montagne, et je souris, et je me tais, et même mon âme fait silence”. Li Po

“C’est dans le silence seulement que tu laisseras une infinité d’éblouissements venir jusqu’à toi”. O Dormeuil

“Il y a en toute chose une douceur inépuisable, une pureté, un silence qui sont fontaine de vie et de joie”. T.Merton

“Tout ce que je connais de la paix réside dans la nature, dans le fait de sentir que j’en fais partie, aussi modestement que ce soit”. M.Sarton

¨”Pour nourrir l’esprit, sois attentive à la petite brume du matin, au balancement de la branche dans le vent, à tous les lieux où tu te trouves car les lieux cultivent l’esprit”. in Passagère du silence de F. Verdier

Les dessous des tableaux 2

quadrille-celeste-70x50.JPG    Beau souvenir , le chemin vers ce “Quadrille céleste” en 2006. Le souvenir demeure mais le tableau s’est métamorphosé…. en “Cheval de lune” en ce début 2009. Je reste quand même accrochée au ciel! 

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Tableau thérapeutique?

sereine-bleue-100x65.JPG    Cette année-là, j’exposais dans une galerie du Loiret. Un dimanche, l’un des visiteurs fit le tour des tableaux et des sculptures et il s’arrêta net devant ‘Sereine bleue” en disant:” Ce tableau est thérapeutique”. Il s’expliqua. Il était magnétiseur, exerçait mais n’en faisait pas commerce car c’est un don qu’il avait reçu. Devant le tableau, il avait senti ses poils se hérisser. Il “entra” dans le tableau et me parla de Gaïa, d’energie cosmique…. je ne me souviens plus très bien. Non loin de lui, une femme d’un certain âge regardait…et écoutait. Elle sembla très interessée …et m’acheta ce tableau plus 2 autres plus petits, en disant que sa fille avait un cancer. J’ai appris par la suite qu’elle l’avait gardé pour elle.

Les dessous des tableaux 1

demain-le-monde-80x80.jpg    “Demain le monde”….en jaune est le dessous du tableau “Tourbillon coloré”. Qu’est-ce qui fait que j’ai besoin de recouvrir un tableau abouti pour en faire un nouveau? Que reste-t-il de l’ancien ? J’ai peint le 1er lors de la déclaration de guerre des USA contre L’Irak en 2003, je l’ai exposé en galerie à Versailles….puis je l’ai retravaillé, retourné, retravaillé jusqu’à la “naissance” de ces deux silhouettes.    tourbillon-colore-80x80.JPG

L’histoire des prix….

L’histoire des prix est vraiment quelque chose à données variables, quand on n’est pas coté (ce qui est mon cas). C’est en fonction du format, des lieux d’expo, …et de l’offre et de la demande. En gros, il ne faut jamais hésiter à se montrer acquéreur, même si le prix affiché vous  semble trop élevé. Je connais une personne qui a acheté 6 de mes toiles et qui les a eues à chaque fois à très bon prix. Mais c’est une passionnée et ça m’a fait plaisir à chaque fois. C’est important de vendre, ça donne du sens à ce qu’on fait et quand on sait où le tableau va vivre, on est très heureux. 

Le mieux ne serait-il pas le TROC?  …….affaire à suivre