•  PAN Jean-François • Samedi 26 septembre 2009 à 0h00

Sécurité sur la Forestière : « On ne peut pas jouer avec la vie des gens ! »

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Quelque 4200 compétiteurs et participants sont attendus ce week-end du 26 et 27 septembre sur les routes et les sentiers du Haut-Bugey pour la 19e cyclo et la 3e édition de la cyclo. Du môme de sept ans, au « papy », en passant par tout l’éventail des âges, la gestion humaine de l’épreuve, la sécurité des personnes -et également des biens- ne sont pas une mince affaire.

Depuis l’année dernière, un virage a été pris par les organisateurs qui ont décidé de professionnaliser l’aspect sécurité de leur épreuve. Jérôme Bey, organisateur de la sécurité sur l’épreuve de « La Forestière », détaille ce dispositif conséquent.

Spécialisée dans les événements sportifs

Pour ce faire, ils ont fait appel à une société privée, qui prend en charge l’ensemble des épreuves et des randonnées, du vendredi soir au dimanche soir, après que le dernier vététiste aura rejoint ses bases. Cette société assume totalement l’aspect sécurité, ce qui libère les organisateurs d’un grand poids et donne encore plus de crédit à leur manifestation. Dokever va amener sur le terrain pas moins de sept médecins, quatre infirmiers et 31 secouristes, tous professionnels, avec la participation, également de la Protection Civile. Une ambulance est également prévue, ainsi qu’un PC « sécurité », installé à l’arrivée et qui coordonnera les secours. Des motos et des quads sillonneront l’épreuve et seront prêts à intervenir rapidement. Un hôpital de campagne est également monté sur le site d’arrivée.

Maillage

Un maillage serré a été mis en place au cours de séances de travail sur carte au bureau de la Forestière, ainsi que par des repérages sur le terrain.

Chacun connaît la mission qui lui est impartie et le territoire sur lequel s’exerce sa compétence.

Ces contraintes sont particulièrement sensibles pour les parcours de VTT, puisque, par définition, ils sont à l’écart des axes de communication. De plus, le téléphone mobile ne « passe » pas partout, ce qui oblige à prévoir des communications par radio. Un n° spécial a été mis en place, avec l’accord des autorités de régulation des communications.

Au besoin, un hélicoptère permettra de venir au secours d’un éventuel blessé, dans une zone difficilement accessible depuis une route.

À cet égard, tous les chemins d’accès et les voies de dégagement ont été répertoriés, la société de secours s’engageant à mettre moins de dix minutes pour intervenir.

Poursuivre ou pas l’épreuve ?

Cette professionnalisation passe par le recours à des médecins qui pourront juger de la situation, faire évacuer la personne, ou lui prodiguer des soins lui permettant de reprendre la course. Les compétiteurs apprécient cette clause.

En ce qui concerne les épreuves sur route, les contraintes ne sont bien évidemment pas les mêmes. Si une ambulance peut intervenir pus facilement, il est une composante à ne pas négliger : l’accès des automobiles et autres véhicules sur le parcours pour éviter tout accident lié à cette cohabitation, toute une armada de motos -une vingtaine- sera là pour ouvrir la route, assurer le passage des concurrents aux croisements. Quarante gendarmes, des policiers nationaux et municipaux seront disséminés sur le parcours. Ils veilleront également sur la sécurité des biens.

Enfin, les quelque 1 200 bénévoles qui assurent principalement l’intendance et la remontée d’information jouent une part non négligeable dans ce dispositif.

Jérôme Bey compte également sur l’aspect « sécurité passive », qui passe, notamment, par la pose de 160 km de « rubalise », pour matérialiser les parcours. Ce long ruban est posé le vendredi et retiré dès le lundi.

Le fait de conduire en car les vététistes sur le lieu de départ est de nature à éviter aux coureurs du stress. Dans le bus, des vidéos rappelleront les consignes de sécurité.

Tout est donc fait pour que tous, de l’amateur au « pro », ne se concentrent que sur un point : leur parcours. « On ne peut pas se permettre de jouer avec la vie des gens », confie Jérôme Bey.

Jean-François Pan

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