La mort par suicide ne cesse de croître au fur et à mesure du vieillissement. Dans l’Ain, l’Association d’action gérontologique du bassin burgien (ADAG) anime depuis 10 ans, une « Cellule de prévention des situations de détresse de la personne âgée ». Dans le cadre des 14e journées nationales de prévention du suicide, elle organise une rencontre d’échanges et de sensibilisation sur le thème « Vieillir : entre peine et joie », lundi 8 février à la salle du Vox à Bourg. « Nous voulons davantage être visible auprès du grand public », indique André Neveu, président de l’ADAG. Différents partenaires de la cellule et autres spécialistes interviendront au cours de la matinée. Une pièce de théâtre permettra de dresser une problématique de la dépression et du suicide à travers des sketches et d’échanger avec la salle. « Une personne âgée qui se suicide ne se rate pas », pointe M. Neveu. Depuis 10 ans, le but de la cellule de prévention du suicide est d’apprendre aux professionnels à repérer les signes dépressifs qui peuvent conduire une personne à en finir. Elle se réunit une fois par semaine pour discuter de cas de personnes fragiles signalées et voir comment mieux les entourer.
Entrée gratuite. Rens. à l’ADAG, 70 bd de Brou à Bourg. Tél. 04 74 22 11 11.
Les taux de suicide
Chez les hommes comme chez les femmes, dans l’Ain, les taux de mortalité par suicide sont les plus élevés chez les personnes âgées de plus de 65 ans ou plus – Chiffres de 2000 -, respectivement 47,9 et 13,9 pour 100 000 habitants, puis ce sont les 35-44 ans (33, 7 et 11,3 pour 100 000). Les taux de mortalité sont les plus faibles chez les 25-34 ans pour les hommes (14,7) et les 15-24 ans pour les femmes (4,2). En France, les taux bruts de mortalité par suicide dans l’Ain étaient plus faibles pour les hommes et les femmes.