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Dans le cadre de l’élargissement du champ des investigations sur la contamination des poissons par des PCB (polychlorobiphényles) et dioxines prévu par le plan national d’action sur les PCB, de nouvelles analyses ont été menées. Elles ont été réalisées sur 9 sites de prélèvement sur des rivières du département de l’Ain (hors Saône et Rhône qui ont déjà fait l’objet d’expertises).
Les polychlorobiphényles ou PCB – plus connus sous le nom de pyralène – sont des composés
chimiques, utilisés sur de nombreux sites industriels dans des installations électriques de type
“transformateurs”. Ils sont interdits en France depuis 1987. Ces dérivés chlorés sont persistants dans l’environnement et peuvent s’accumuler dans la chaîne alimentaire, en particulier dans certains poissons. L’homme est exposé aux PCB essentiellement par la consommation de produits gras d’origine animale : poissons, viandes et produits laitiers.
L’étude des dernières analyses, réalisée en application d’une méthodologie établie par l’Agence
française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), permet de constater que certaines espèces de
poissons dans nos rivières ont un taux de contamination en PCB supérieur à la norme recommandée par l’OMS sur plusieurs sites de prélèvement.
Dès lors, le préfet de l’Ain a décidé, en fonction des données scientifiques et à l’issue d’une
concertation regroupant les acteurs concernés (Fédération de pêche, syndicats de rivière, services de l’Etat, ONEMA), de prendre des arrêtés d’interdiction de consommation, de commercialisation et de cession gratuite des poissons pêchés sur certaines portions des rivières suivantes :
Le Suran (au niveau de Villereversure) :
● interdiction pour toutes espèces de poissons dans la zone limitée à l’amont par le moulin Miglène et à l’aval par le pont de franchissement du Suran par la RD 979 au niveau de Bohas.
La Reyssouze (au niveau de l’agglomération de Bourg-en-Bresse) :
● interdiction pour toutes espèces de poissons dans la zone limitée à l’amont par le seuil de Penessuy (difluence de la Reyssouze en amont de Bourg-en-Bresse) et à l’aval par le moulin de Brêt sur la commune d’Attignat.
Le Lange et l’Oignin :
● interdiction pour toutes espèces de poissons sur l’Oignin dans la zone limitée à l’amont par la confluence avec le Lange à Brion et à l’aval par le Saut de Charmine.
● interdiction pour toutes espèces de poissons sur le Lange dans la zone limitée à l’amont par le pont SNCF sur la Sarsouille et le Lange à Oyonnax et à l’aval par la confluence avec l’Oignin à Brion.
La Veyle :
● interdiction pour les espèces de poissons de fond (anguilles, barbeaux, brêmes, carpes, tanches et silures) sur la Petite Veyle dans la zone limitée à l’amont par le moulin Faty et à l’aval par la confluence avec la Saône.
● interdiction pour les espèces de poissons de fond (anguilles, barbeaux, brêmes, carpes,
tanches et silures) dans la zone limitée à l’amont par le moulin Vieux et à l’aval par la
confluence avec la Saône.
Les interdictions sur la Veyle sont prises en cohérence avec les mesures d’interdiction déjà prises
sur la Saône.
Si une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n’a pas de conséquence sanitaire, la
consommation très régulière de tels poissons peut avoir une incidence sur la santé du consommateur.
A l’issue de discussions très étroites avec tous les acteurs concernés, le préfet de l’Ain a appliqué
un principe de prudence proportionnée.
Il est précisé que la pêche (sans consommation), les sports nautiques et la baignade ne présentent
pas de risque sanitaire pour l’homme.
Enfin, les services de l’Etat conduiront le cas échéant les analyses complémentaires qui s’avèreraient nécessaires. Dès que de nouveaux éléments seront connus, ils seront portés à la
connaissance du public.