•  GROS Ghislain • Samedi 6 mars 2010 à 0h00

Passez un week-end dans l’Himalaya à Ambérieu

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Un week-end dans l’Himalaya c’est ce que propose l’association bugiste Niyamdu.dro ces samedi 6 et dimanche 7 mars à Ambérieu.

Un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur cette merveilleuse région et sur la culture tibétaine.

« L’idée est de partager les expériences de celles et ceux qui sont allés dans cette partie du monde et de donner aussi du sens aux actions qui y sont entreprises », explique Jean-François Chanteux l’un des acteurs de la manifestation.

L’association Niyamdu.dro (Marchons, allons ensemble en tibétain) est née en 2005 lors d’un voyage au Ladakh. « Avec ma femme Pascale et un couple d’amis Marc et Ghislaine Perrozet nous avons rendu visite aux réfugiés tibétains que nous aidons à travers l’association Aide à l’enfance tibétaine. C’est là que nous avons pris conscience des difficultés des ladakhis et des enjeux économiques et culturels qui se jouent actuellement dans ces vallées de haute montagne ». Niyamdu.dro aide les associations locales à développer des projets en apportant un soutien financier à l’association “Youth Association for conservation and development Hemis National Park”. Elle participe ainsi au maintien des montagnards ladakhis dans leurs vallées, à la protection de l’environnement et à la sauvegarde de la culture tibétaine.

Plusieurs projets aboutissent comme la reconstruction de deux maisons détruites lors des inondations. Puis un projet « Home stay » visant à améliorer chez l’habitant des salles pour recevoir les touristes. Mais également un musée local pour préserver l’artisanat et former des jeunes au travail des métaux non ferreux.

Sauvetage du Boudha

L’association a aussi participé au sauvetage du Boudha de Sumdha Chey, l’une des plus vieilles statues en bois de l’Inde datant du 11e siècle. L’année dernière avec électriciens sans frontière Niyamdu.dro a permis la création d’une centrale électrique dans un village à 4 000 m d’altitude avec des panneaux photo voltaïques. Celle-ci alimente l’école, le dispensaire, la maison communautaire et un refuge.

L’association va repartir du 25 juin au 18 août avec deux jeunes cuisiniers du Lycée de Bellegarde pour faire un travail sur l’amélioration de la nourriture pour les trekers et deux jeunes étudiants de l’université de Grenoble pour travailler sur le problème de l’eau ( voir encadré).

« C’est de tout cela dont il sera question ce week-end. Mais cela sera aussi un temps d’échange avec ceux qui veulent avoir des informations pratiques comme comment aller au Ladakh ? Où trouver un hébergement ?… , énonce Jean-François Chanteux. Car les profils des visiteurs au Ladakh sont bien différents. Il y a ceux qui cherchent un défi sportif. Ce sont des alpinistes chevronnés qui ont envie de faire un 7 000 mètres. La deuxième catégorie ce sont les trekers. Des personnes qui marchent mais qui ne vont pas forcément faire de l’escalade. L’avion se pose à 3 500 mètres. Les cols sont à 4 900 m, 5 300m…Il y a parfois six ou sept heures de marche par jour pendant dix ou douze jours. Donc cela ne s’adresse pas aux débutants. Mais de toute façon, là-bas il faut prendre son temps. Vous ne pouvez pas courir sinon vous êtes essoufflé. La troisième catégorie ce sont ceux qui vont à la rencontre de la culture bouddhisme tibétaine et ceux qui parrainent un filleul. Enfin la dernière catégorie ce sont des gens qui sont allés dans une agence de voyage à la recherche d’une destination dépaysante. Le Ladakh a un peu le vent en poupe ».

Une région de plus en plus prisée des touristes malgré le conflit armé persistant. 130 000 militaires, soit autant que la population, occupent d’ailleurs la zone. Mais paradoxalement, cette lourde présence militaire, malgré tous les désagréments qu’elle apporte, peut être un gage de sécurité pour le Ladakh et sa culture, estime Jean-François Chanteux. Ce dernier souligne qu’il n’a jamais entendu parler du moindre problème avec les touristes. Les Ladakhis sont des gens accueillant et ce pays apporte calme et sérénité.

C’est ce qu’il vous propose de découvrir à l’Espace 1500.

Ghislain Gros

Pratique

Le Ladakh est le plus grand district de l’État indien du Jammu-Kashmir, situé dans sa partie orientale et dont il occupe plus de la moitié de la superficie. Cependant, il est l’un des districts les moins peuplés du pays. Parfois appelé le Petit Tibet, il est célèbre pour ses paysages montagneux et sa culture bouddhiste tibétaine. Sa capitale est la ville de Leh.

Pour y aller :Vol Paris ou Genève –Dehli puis vol de Dehli à Leh environ une heure, vol peu nombreux les avions ne se posent que le matin. Le prix du billet est d’environ 750 à 1 000 euros (AR).

Quoi faire : Avec ses neiges et ses déserts, ses temples magnifiques et ses palais en ruines, ce royaume lointain réjouit l’œil et l’esprit comme un grand livre d’images explique Jean-François Chanteux. Un coup de cœur: Le Festival d’Hemis en juillet. Un conseil : Il faut compter au moins trois semaines. Sur place l’hébergement et la nourriture sont peu chers environ 10 euros par jour. Pour un voyage de 15 à 20 jours il faut compter 1 500 à 1 600 euros. Aucun vaccin obligatoire.

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