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Il était difficile pour les organisateurs d’Ain Formations Métiers d’être audibles lors de l’inauguration du salon des métiers destiné aux collégiens du département, qui s’est tenu du jeudi 11 au samedi 13 mars à Ainterexpo à Bourg. Pour l’ouverture, c’est dans une ambiance des plus animées que Rachel Mazuir, président du Conseil général et les présidents des trois chambres consulaires, ont lancé ce rendez-vous annuel destiné à aider les adolescents dans leur orientation professionnelle. Dès 9 h, les lycées publics et privés du département proposant des formations professionnelles, les centres de formation, les Maisons familiales, accueillaient les élèves qui débarquaient par cars entiers. La plupart des exposants avaient amené du matériel ou proposaient des démonstrations en cuisine, boulangerie, bâtiment, travaux publics… Le camion de la filière plasturgie, aux couleurs attrayantes, permettait de découvrir le fonctionnement de machines et les métiers liés.
La plupart des jeunes en quête
Valérie, professeur de mathématiques, du collège de Péron dans le Pays de Gex, accompagnait 120 élèves de 4e et 3e. Professeure principale d’une classe, elle avait encadré les élèves dans des recherches préalables au CDI de l’établissement et sur les sites d’orientation consultables sur internet. « 20 à 30 % des jeunes ont une idée de ce qu’ils veulent faire, la plupart ne savent pas trop », témoignait-elle. Ses élèves disposaient d’1 h 30 pour faire le tour du salon.
Lucille et Agathe, collégienne à Louis Dumont de Bellegarde, disposaient d’une grille pour faciliter leurs échanges avec les exposants. Thomas qui veut devenir ingénieur, avait du mal à déceler une offre correspondant à son projet. Olivier qui vise plutôt la mécanique de précision trouvait, quant à lui, des interlocuteurs avec qui en parler.
Côté exposants, les Compagnons du tour de France mettaient en avant le métier de charpentier sur le pôle Bois. « Ce type de rendez-vous doit être bien préparé en amont par les enseignants pour être utile », soulignait l’un des responsables de la structure d’accueil de Lyon-Villeurbanne. « Le samedi est une journée intéressante car les parents accompagnent le jeune », ajoutait-il. Un avis partagé par d’autres exposants.
De jeunes à jeunes
« Pour nous, c’est l’occasion d’avoir des contacts avec les jeunes qui reviennent aux portes ouvertes », indiquaient Isabelle Garcia, enseignante fleuriste et Myriam Bergeret, responsable pédagogique au CECOF. « Ils peuvent aussi en savoir plus sur l’apprentissage », constataient-elles. Sur les stands, de nombreux jeunes déjà en formation informaient les collégiens sur l’enseignement qui leur est dispensé et la façon dont ils apprennent leur métier. Une formule adéquate qui permet de faciliter la communication et d’aider ceux qui cherchent une voie professionnelle à esquisser des choix.
Antoine Colliat