•  BERNARD Nicolas • Dimanche 27 juin 2010 à 0h00

Etat-Département, ¬ unis contre l’insécurité routière

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Depuis 1982, l’exercice est devenu un rituel dans le département. Lors de sa session plénière de juin, le conseil général accueille le préfet de l’Ain, pour une revue de détail des actions des services de l’Etat durant l’année écoulée.Sécurité routière, lutte contre la délinquance, réorganisation des services de l’Etat, soutien à l’économie… Le préfet a, durant son intervention, souvent mis en avant la bonne collaboration entre l’Etat et le Département.

Sécurité routière

« Elle constitue une priorité pour l’Etat et nécessite la mobilisation de tous », martèle Régis Guyot qui se dit « très préoccupé par la sécurité de nos routes et particulièrement par l’indice de gravité des accidents (nombre de morts pour 100 accidents). En effet, il est quasiment le double de la moyenne nationale (11,1 contre 6,2). Ceci révèle notamment une vitesse trop importante. »

Concernant la sécurité publique, le préfet note une augmentation de 3 % en 2009 : « Cette hausse est due quasiment exclusivement aux délits d’appropriation, puisque sur les 686 faits supplémentaires de délinquance constatés : 475 étaient des cambriolages et 192 étaient des infractions économiques et financières. » Pour tenter d’enrayer ce phénomène, Régis Guyot dit avoir adapté l’action des forces de l’ordre. Cellules anti-cambriolages, quadrillage des secteurs les plus sensibles, tous les acteurs ont été mobilisés. « Ces actions fortes et la réactivité des services ont permis de juguler la hausse au cours du dernier quadrimestre » souligne le préfet. Un préfet qui se réjouit par ailleurs du taux d’élucidation des affaires, 41,3 %, soit un record !

Soutien à l’économie

L’année 2009 a été une année économiquement difficile et l’Ain n’a pas été épargné par la crise. L’Etat a lui essayé de mettre en place des outils pour pallier les effets négatifs de cette dernière sur le territoire. Le préfet a cité la commission départementale de l’économie et le comité de médiation du crédit. « Depuis son lancement en novembre 2008, ce comité a permis de débloquer 10,3 M €, de conforter 92 entreprises dans leur activité et de préserver 892 emplois. » L’aide de l’Etat s’est également portée sur l’emploi, avec l’objectif de soutenir un marché en grande difficulté. « Nous avons poursuivi deux buts : dynamiser les possibilités de recrutement dans le secteur marchand et réduire les grandes difficultés d’accès à l’emploi rencontrées par certains publics. » S’attachant à ne pas oublier la filière agricole, le préfet a rappelé : « l’État a mobilisé des moyens importants pour aider les agriculteurs. En premier lieu, les aides à la production, qui constituent le 1er pilier de la PAC, ont été versées avec 6 semaines d’avance. Le montant de ces aides a représenté plus de 65,6 millions d’euros. Le second pilier de la PAC, relatif à l’aide au développement rural, a fait l’objet d’un transfert de fonds du 1er pilier à hauteur de 7 %. Au total, 1 731 dossiers d’aide au développement pour un montant de 14,8 millions ont été soutenus par l’État. »

Un président en colère

Avant de redonner la parole aux élus de l’assemblée, pour le traditionnel temps des questions-réponses, Rachel Mazuir a souligné en écho des propos du préfet « que le Département n’a pas encore pu regrouper ses services, même si c’est notre volonté, car nos moyens financiers ne nous permettent pas d’aller vers un lieu commun ».

Faisant cause commune avec le Préfet sur la lutte contre l’insécurité routière, « le nombre de morts augmente sur les routes, il faut que nous luttions ensemble. Nos citoyens ne comprendraient pas qu’une assemblée élue ne se préoccupe pas de ce problème…  », Rachel Mazuir ne tolère pas que l’on pointe du doigt le Département quant à l’état des routes. « Les routes de ce département sont dans un bon état et il faudrait voir à modérer certaines déclarations. Car il n’y a pas que les motards qui sont en colère, le président du Département est aussi en colère. »

Rachel Mazuir a aussi fait montre de son mécontentement au premier personnage de l’Etat dans l’Ain, en lui faisant remarquer qu’il serait bien que le Département soit informé quand il y a des travaux sur l’autoroute. Le préfet, n’ayant pas été consulté, a proposé à Rachel Mazuir de faire une démarche commune, afin « de demander des explications à APRR, car ce n’est pas une façon de faire les choses ».

Enfin, Rachel Mazuir n’a pas manqué de souligner que la baisse des dotations et des droits de mutation était aujourd’hui un handicap majeur pour un département qui a des obligations de mise en place d’équipement public.

Nicolas Bernard

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1 commentaire

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Vos commentaires

  • citadelle

    Moi aussi je suis en colère. Les citoyens ne comprennent pas… sûrement, n’empêche que dans la majorité des cas, c’est bien un soit disant concitoyen qui provoque l’accident. la vitesse, sans doute. Mais je suis sur les routes chaque jour, et ce n’est pas forcément la vitesse, mais l’incivilité, le désir de passer devant, le “je me fous des autres” qui est la cause de bon nombre d’accident.
    Une mentalité qu’il faut changer, et arrêter de prendre la tête entre radars, chicanes, et ralentisseurs, qui même s’ils peuvent servir ne sont pas des priorités.

    Si les concitoyens commençaient par respecter les limitations de vitesse et croire que la vie des autres est aussi importante que la sienne, on pourrait comptabiliser bon nombre d’accidents en moins, et très rapidement.

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