• Vendredi 27 août 2010 à 12h38

Cyclisme - Maxime Bouet vu par ses proches (vidéo)

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Comment est Maxime Bouet, champion cycliste, dans la vie de tous les jours. Sur le vélo ou à côté… Éléments de réponse en vidéo avec ses proches le long de la route du Tour de l’Ain cycliste :
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Voici l’un des articles consacré à Maxime Bouet à l’occasion du Tour de l’Ain dans votre hebdomadaire Voix de l’Ain (du 20 août) :

Quand Max Bouet gagne pour son clan

 

Un sprint rageur dans la ligne droite de l’avant-dernière étape du Tour de l’Ain du côté d’Arbent. Avec au bout une victoire attendue depuis un douloureux mois de février. Vendredi 13 août, Maxime Bouet a réussi son pari en décrochant ce bouquet dédié à sa maman décédée d’une longue maladie en début d’année. Les yeux embués de larmes, il est tombé dans les bras de chacun des membres de sa famille, de son fan-club, de tous ceux qui forment un véritable « clan » autour de lui. S’il n’a pas eu le loisir de lever les bras sur la ligne d’arrivée puisque le Suisse Morabito finissait quelques mètres devant lui (il sera déclassé pour avoir franchi un îlot directionnel du mauvais côté), Maxime reconnaît qu’il n’aurait pas levé les bras pour « sprinter même après la ligne afin de s’assurer de cette victoire ». Le gamin du Bugey a honoré sa promesse faite à une maman partie trop tôt. Il a gagné pour lui, pour elle et pour tout son clan. Il a gagné surtout car il a un mental en acier trempé. Ses proches le reconnaissent : « Maxime est obstiné et volontaire » souffle Patrice Abry, président du fan-club de Max et par ailleurs oncle du coureur. Mohammed Belmoussa, ami d’enfance, estime que Max « a du caractère et que même s’il a réalisé un rêve en participant au Tour de France, il ne se contentera pas de participer à l’avenir ». L’ancien camarade de classe et de jeu se souvient : « nous avons joué au foot ensemble. Il était gardien de but. Un jour, il nous a laissé ses gants et s’en est allé en rage. Il a arrêté car il ne supporte pas de perdre ».

Rigoureux et perfectionniste
La petite sœur de Maxime, Maude, renforce encore cette idée : « C’est un sanguin. Depuis tout petit, il veut gagner. C’est un battant, une bonne qualité pour ce sport ». A l’arrivée d’une étape, sa motivation se lit sur son visage et, s’il se rate, sa frustration est criante.

« Maxime est très rigoureux, très perfectionniste » reconnaît Sabrina Cervera, sa future épouse. « Il est sérieux, s’entraîne beaucoup » relate Rémy Di Grégory, pro chez la Française des Jeux et partenaire d’entraînement de Max. « Chez nous, c’est très diététique et beaucoup de repos, ajoute Sabrina. Par exemple, nous ne sortons en boîte de nuit que deux fois par an maximum ». Maxime consent tous ses efforts pour poursuivre son rêve d’enfant. Mireille Tardy, amie de la maman de Maxime, se souvient : « en août 2007, sa maman Brigitte me montrait une enveloppe dans laquelle une lettre informait du passage chez les pros de Maxime. C’était le grand départ. Depuis, Maxime nous a fait vivre des moments sensationnels comme jeudi à Arbent ». Evoquer ce moment lui donne la chair de poule. Son entourage pose un regard très fier sur ce champion, qui à 23 ans, porte beaucoup de responsabilité sur ses épaules sur et en dehors du vélo. Son ancienne institutrice à l’école maternelle d’Artemare, ne déroge pas à la règle de cette fierté et rassemble ses souvenirs : « Maxime était aussi lourd de sa personne qu’il est agile maintenant. Déjà, il avait son bon cœur et ne supportait pas voir un autre pleurer. Je l’ai aussi vu grandir car les Bouet étaient mes voisins. On dit qu’il est de Culoz ou d’Artemare alors qu’il est d’Ameyzieu en réalité. Il a réussi grâce à ses parents. Depuis tout petit, son père Gérard l’entraînait en lui faisant faire des zigzags en vélo. Et même si je n’y suis pour rien, je dois dire que je suis fière de voir la manière dont il réussit !  »

Evolution de carrière

Et le gamin du Bugey grandit dans le monde pro selon un schéma de carrière très pointu. Ce Tour de l’Ain l’a démontré. Passé en début de saison de la « petite » équipe, Agritubel où il était assez « libre » à l’équipe d’AG2R au niveau supérieur et où il a dû apprendre le rôle d’équipier, Maxime a vécu un début de saison avec un peu moins de lumière. Pas de victoire surtout jusqu’à ce vendredi 13 août. La fin du Tour de l’Ain a aussi rimé avec nouvelles responsabilités pour Max la Menace. Son directeur sportif Julien Jurdie en a fait son leader pour la dernière étape. Il a demandé à Hubert Dupont et John Gadret (meilleur Français sur le Tour) de rouler pour lui car il pouvait prétendre à la victoire finale dans ce Tour de l’Ain. Troisième du général au matin de la dernière étape et finalement onzième du général, Maxime Bouet se montrait « un peu déçu » à l’arrivée de l’étape. Ambitieux, il se tournait déjà vers l’avenir : « cela m’apprend pour le futur ».

Julien Veyre

Découvrez prochainement (à l’occasion du gentleman organisé par son fan club), une deuxième vidéo consacrée au club de supporters de Maxime Bouet.

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