Une image issue de la vidéo à visionner dans l'article.
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L’association Bény environnement, présidée par Patrick Morand, lutte contre le passage de la LGV Rhin-Rhône dans l’Ain et plus particulièrement sur le canton de Coligny, déjà traversé par la RD 1083, l’autoroute A39 et la ligne ferrée de la Bresse.
Après les manifestations, la consultation populaire, les rencontres avec les décideurs (départementaux, régionaux, et ministre), après le Parlement européen, le bureau de Bény environnement a décidé de sensibiliser l’opinion publique avec une vidéo entièrement “faite maison”, postée sur le web.
Sur une musique rythmée composée par Fabrice Talon, les paroles écrites par un membre du bureau Ludovic Buchallet donnent le ton : “A Bény ce village gaulois, la LGV on n’en veut pas”.
Sur des images du village, des personnages découpés et bougeant en rythme représentent des acteurs de Bény environnement et des habitants de la commune. La première image met en scène le maire de Bény et le président de l’association pour symboliser la synergie entre Bény environnement et la commune.
Les scènettes ont été imaginées par toute l’équipe avec le soutien de Stéphane Laurencin pour le montage.
“On ne se prend pas au sérieux du tout, c’est plutôt du second degré et ça illustre surtout la défense d’un cadre de vie qui fait toute la valeur de notre commune et de notre canton”, commente Patrick Morand. Et d’ajouter : “Ce qu’on souhaite maintenant, c’est que nos élus, à l’image de la municipalité de Bény comprennent que notre richesse, c’est notre environnement et ce cadre de vie et donc qu’il faut le défendre. Et lorsque les projets sont pharaoniques et démesurés, comme c’est le cas pour la LGV Rhin-Rhône, la position nous parait évidente et semble facile à tenir.”
Des représentants de l’association Bény environnement devraient être reçus en janvier par le ministre délégué aux Transports Thierry Mariani, à qui ils exposeront leurs arguments contre le projet de la ligne LGV. “Ce projet à en outre des conséquences sur la valeur des biens qui se déprécient et fige des transactions”, dénonce Patrick Morand.
Antoine Colliat