Jean-Pascal Thomasset a participé, la semaine dernière, à une rencontre à Paris pour dresser un point sur la prise en charge des passagers victimes du Costa Concordia. Interview.
- Cette réunion s’est tenue au ministère de la Justice et des Libertés en présence de la Compagnie Costa Croisières ; le ministère des Affaires étrangères ; le CNUMP (Comité National de l’Urgence Médico-Psychologique) ; la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurances) ; le GEMA (Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance) ; la FENVAC (Fédération Nationale des Victimes d’Attentats et d’Accidents Collectifs) ; la CNAMTS (Caisse Nationale de l’Assurance-maladie des Travailleurs Salariés) ainsi que l’INAVEM : la Fédération nationale d’aide aux victimes et de médiation. L’objectif de cette réunion était de dresser un point de situation sur le dispositif de prise en charge des passagers et de leurs proches, de coordonner les actions des organismes susceptibles d’apporter une aide aux victimes et d’envisager la question de leur indemnisation, notamment les provisions permettant de couvrir les dépenses urgentes. Dans ce cadre il nous est demandé d’établir une liste des principales difficultés que rencontrent les victimes et leurs familles.
- Des victimes de l’Ain se sont-elles fait connaître de vos services et quel va pouvoir être votre rôle auprès d’elles ?
- L’AVEMA est intervenue auprès de quatre personnes habitant dans l’Ain, victimes dans l’échouage du Costa Concordia. Des aides juridiques et des suivis psychologiques ont été mis en place pour ces deux couples fortement touchés par l’accident de ce bateau de croisière. Nos interventions se sont faites dans le cadre de la saisine de l’Institut national d’aide aux victimes par le ministère de la Justice et par le ministère des Affaires étrangères.
Propos recueillis par Corinne Garay