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•  COLLIAT Antoine • Mardi 7 février 2012 à 11h54

PRADO : un retour de la maternité de Fleyriat accompagné

CPAM, hôpital et sages-femmes côte à côte dans ce dispositif.

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    CPAM, hôpital et sages-femmes côte à côte dans ce dispositif.

Désormais dans l’Ain, les femmes qui accouchent pourront rentrer chez elles trois jours après la naissance de l’enfant, avec un accompagnement à domicile d’une sage-femme libérale. C’est ce que prévoit le dispositif PRADO qui entre en vigueur dans le département lundi 6 février. Cette possibilité pour les mamans est une proposition et non une obligation. Elle s’adresse aux femmes accouchant dans des établissements réalisant plus de 900 accouchements physiologiques par an (dans l’Ain l’hôpital de Fleyriat), ayant plus de 18 ans, sans complications, ayant donné naissance par voie basse, à un enfant unique, nouveau-né arrivé à terme en bonne santé. Aujourd’hui, pour un accouchement sans problème, la maman et son enfant restent à la maternité 4 à 4 jours et demi.


L’aide d’un conseiller

La convention de partenariat signée vendredi 27 janvier entre Gilles Naman, directeur du centre hospitalier de Fleyriat, et Yves Petit, directeur général de la CPAM de l’Ain, prévoit les modalités d’informations et de suivi des mères. Après que l’équipe médicale ait déterminé l’éligibilité d’une patiente et de son nouveau-né à entrer dans le dispositif, un conseiller de l’Assurance maladie intervient à la maternité pour proposer l’offre et remettre à la maman la liste des sages-femmes de son secteur en respectant le libre choix. Le conseiller s’assure de la disponibilité de la sage-femme choisie pour le retour à domicile et organise la première visite. Le département de l’Ain compte 41 sages-femmes libérales dont 26 dans le bassin de Bourg-en-Bresse. Les besoins tant en nombre de praticiennes que de maillage du territoire semblent couverts.


Visite à la sortie

Au domicile, la sage-femme prend en charge la mère et l’enfant dans le respect de leurs compétences professionnelles et des recommandations de bonnes pratiques, dès le lendemain de la sortie de la maternité. Après la première visite, les parents et la sage-femme se mettent d’accord sur le rendez-vous suivant. PRADO prévoit des coûts à 100 % dans les 12 premiers jours. « Nous pouvons réaliser deux visites dans les 5-6 premiers jours », témoigne une sage-femme qui trouve le dispositif intéressant. Le directeur de l’hôpital y voit un autre avantage : rassurer les parents, ce qui pourrait éviter des urgences pédiatriques de nuit.

Les futures mères seront informées du dispositif PRADO à partir du 5e mois de grossesse, pouvant prendre préalablement contact avec la sage-femme de leur secteur.

PRADO a pour l’instant été expérimenté dans huit départements. 87 % des femmes qui en ont bénéficié ont été satisfaites. La mise en place du dispositif dans l’Ain constitue une poursuite de l’expérimentation, avant vraisemblablement sa généralisation.

Antoine Colliat

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