•  TRONCHE Laurent • Samedi 7 juillet 2012 à 0h00

La gare de Meximieux autrefois

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L’inauguration de la place rénovée de la gare samedi 7 juillet est l’occasion de remémorer l’histoire de cette ligne ferroviaire dont la section Lyon Saint Clair – Ambérieu, par Miribel, est ouverte le 23 juin 1856.


L’origine de la ligne

 

La ligne de Lyon à Genève est un exemple des conflits d’intérêts entre les représentants des intérêts locaux, en l’espèce la batellerie lyonnaise, et les représentants des intérêts nationaux, la Haute banque parisienne et le Gouvernement.


Le développement du trafic fluvial sur le Rhône, surtout à partir des années 1830, a accentué l’importance économique de Lyon. Aussi, l’apparition du chemin de fer a-t-elle fait craindre aux intérêts lyonnais, et aux entreprises de navigation notamment, la perte de leur influence.


La ligne Lyon-Genève est concédée par décret du 30 avril 1853 à un groupe de financier conduit par François Bartholoni. Fort d’un capital de 40 millions de francs (80 000 actions de 500 francs), la compagnie doit construire la ligne dans un délai de six ans. L’État apporte une subvention de 15 millions de francs et une garantie d’intérêt de 3 % sur 50 ans. La Suisse apporte une subvention de 2 millions de francs. Les travaux ont débuté en 1854 sous la conduite de M. Aynard, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, qui a tracé et construit la voie.


Faute d’une assise financière suffisante, la concession de la ligne de Lyon à Genève est attribuée, le 30 avril 1853, à la compagnie éponyme avec embranchement depuis la gare d’Ambérieu vers Bourg-en-Bresse et Mâcon. La compagnie fusionne le 19 décembre 1855 avec la Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée. Cette nouvelle compagnie, fusionnée ultérieurement à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon, formera la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée le 19 juillet 1857.


La gare

 

En 1858, un voyageur raconte qu’au départ de Saint Clair, la première station était Miribel, puis Beynost, Montluel et Meximieux. Il décrit alors que « les bâtiments de la gare et les postes des gardes-ligne sont construits sur un modèle élégant et offrent une imitation de la maison suisse. » À Meximieux, il y a des correspondances pour Chalamont, Versailleux, Villars, Loyes, Mollon, Gevrieu, Bublane et Priay.


On peut voir sur les cartes postales du début du XXème siècle que le bâtiment est typiquement du style PLM. Il se compose d’un corps principal dont le rez-de-chaussée est affecté à l’exploitation et l’étage au logement du chef de gare. Deux appentis symétriques servaient à l’époque au dépôt des colis qui arrivaient ou partaient de la gare. Le modèle de gare dépendait de son importance : Montluel avait deux appentis, la gare de Miribel, d’une catégorie inférieure, n’en avait qu’un seul. Les haltes de Neyron, St Maurice, Beynost, La Boisse… étaient d’un modèle encore plus simple.


Pendant plus d’un siècle, les locomotives à vapeur enfumeront de leur panache ce lieu. Puis viendra l’électrification de la ligne, les « Micheline » ou les autorails. Le 23 avril 1988 aura lieu le premier voyage direct Meximieux-Paris en TGV, sur l’initiative du Sou des Écoles. Mais depuis quelques années, c’est par ses retards répétés que la ligne et ses voyageurs mécontents défraient la chronique…

Laurent Tronche

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