Actualités

• Lundi 20 juillet 2015 à 12h04

1er Ragnard rock Fest de Simandre : 12 000 festivaliers présents

Nokturnal Mortum groupe ukrainien une des têtes d'affiche du festival.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Nokturnal Mortum groupe ukrainien une des têtes d'affiche du festival.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Des combats vikings qui ont passionné le public.


La vallée du Suran a retrouvé sa quiétude habituelle. Pendant trois  jours le RAGNARD Rock festival organisé par l’association « la Compagnie d’Edoras », a drainé tout un peuple de fans de musique  métal venus des quatre coins du pays. « Ils ont été entre 10.000 et 12000 » précise Magali Gregaut,  une des responsables de l’organisation,  « l’objectif de fréquentation largement atteint », que reste-t-il de ces trois journées consacrées  aux vikings et  à la musique métal ?


L’impression du devoir accompli pour tous ceux et celles qui ont œuvré pour  permettre au festival d’arriver à bon port, ce qui  pour des amoureux des vikings  était souhaitable. Sans les bénévoles, le festival n’aurait pas eu lieu. Sans une foi immense dans ce projet fou. Les résultats, bien visibles, sur les prés jouxtant le Suran. Des fans, vêtus de noir pour la plupart, parfois à « la Viking », corne à la ceinture, déambulant entre les deux scènes, se reposant  à l’ombre des arbres. L’ambiance, contrairement aux idées reçues, était sereine. Des familles étaient aussi présentes, avec enfants. Au détour d’une tente, une mère  et son bébé, casque (anti-bruit) sur les oreilles…


La météo, orage, le premier soir  et la chaleur dans la journée n’a pas aidé l’organisation (un groupe électrogène a lâché). Le public ne s’est pas aperçu de ces « couacs ». Le drakkar du Ragnard Rock Fest n’a pas coulé.

La qualité des groupes présents, il était plus de trente, un plateau de choix, venus de toute l’Europe. De France, et de la région Rhône-Alpes.  Pas de crainte  d’indigestion, la diversité des styles était suffisante.  Faire son « marché musical » était facile, n’empêchant pas des  découvertes. Des moments d’extases musicales, et ils furent légions. Le public ne s’y est pas trompé. Communiant avec les musiciens, avec force encouragements et cris. Une grande messe métal. Avec ses rites, ses chants… L’esprit métal. Partage, convivialité, humour.  Seuls combats visibles, lors des prestations des troupes Vikings, installées dans le camp voisin du lieu des concerts. Un sport avec ses règles, ses codes.  Symbole de cet état d’esprit (de cette façon de vivre), au dernier assaut les deux camps opposés sont tombés dans les bras des uns des autres.


A peine les festivaliers partis, la Compagnie d’Edoras nous promet une deuxième édition du Ragnard Rock Fest encore plus belle. « Pour faire plaisir à tout ce public métal » glisse un des bénévoles. Et il le mérite.


Alain Forest, CLP

VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

1er Ragnard rock Fest de Simandre : 12 000 festivaliers présents3.353

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

5 commentaires

Réagir à cet article

Vos commentaires

  • thobias

    Témoignage d’un festivalier outré : camper au milieu des néo-nazis

    Le Ragnar rock fest à Simandre-sur-Suran avait si bien commencé pour moi et mes deux amis : une ambiance viking immersive, une rivière bordée de nénuphars où se rafraîchir et la découverte de nombreux groupes excellents, nous ne connaissions que Wardruna, la tête d’affiche. Nous nous fichions des problèmes d’organisation qui ont ponctué tout le festival. Impossible d’obtenir une programmation avec l’horaire de passage des groupes : peu importe, on ne les connaît pas. Un générateur qui tombe en rade à cause de la chaleur empêchant les concerts sur la scène principale : tant mieux cela fait une pause entre chaque groupe se succédant sur la scène restante. Nous prenions tout avec bonne humeur. Il y avait une fontaine à eau qui fonctionnait, c’était suffisant. Même les menaces de suspension du festival en raison de fortes bourrasques le vendredi et de grêle le samedi ne nous faisaient pas peur tant la météo était éloignée de ces annonces pessimistes, à peine avons-nous essuyé une petite averse suivant l’orage le vendredi et samedi soir bien après les derniers concerts.

    La joie de se trouver à ce festival, elle s’est soudainement envolée dans la nuit du samedi à dimanche. Rentrés de bonne heure au camping, déçus par Nebura Bengen (un groupe qui chante en ancien roumain ça promettait), nous avons découvert la véritable nature de nos voisins de tente, qui jusqu’à présent nous semblaient sympathiques. Tranquillement installés, écoutant la fin du concert de Nebura Bengen, nous commençons à entendre des propos racistes sur les arabes auxquels succèdent des blagues antisémites comparant Auschwitz à un hôtel où il fait bon vivre jouissant de douches gratuites et la chanson de Dieudonné Shoahnanas . Le pompon est atteint quand l’on entend « On entend plus chanter Clément Méric. On entend plus chanter Clément Méric. ». Cette phrase entonnée en chœur nous touche d’autant plus que nous avons fait nos études à Brest et connaissons des proches de Clément Méric. L’un de mes amis fuit, ulcéré. Cela continue un moment. Je prie nos nazillons de voisins de la fermer. Un peu de répit. D’autres membres du groupes rejoignent l’odieuse compagnie. Tout y passe : « Maréchal nous voilà », « Jeanne sauve nous », « Mais où ils sont, mais où ils sont les antifas, lalalala » et surtout Clément Méric, leur cible principale. Cela dure des heures sans la moindre réaction dans le camping ; seul au loin, un discret « Alerta, alerta, antifachista ». Apothéose de l’ignominie : l’affirmation de vouloir casser du pédé et de l’antifasciste. Je bondis de ma tente pour les incendier. Nous fuyons alors cette piteuse compagnie, et nous réfugions dans notre voiture loin du fascisme.

    Chemin faisant, un festivalier ayant besoin d’une lampe pour aller jusqu’au parking nous rejoint. Quand nous lui racontons ce que nous avons entendu, il se montre surpris de notre réaction. Étant donné la programmation (en particulier le groupe Nokturnal Mortum) il fallait s’attendre à tomber sur des fachos. Il nous explique l’appartenance de certains groupes à la mouvance NSBM, dont nous n’avions jamais entendu parler. Le lendemain, écœurés, nous quittons le festival malgré notre pass 3 jours. Nous savons que ces quelques néo-nazis n’étaient pas représentatifs des festivaliers du Ragnar rock fest même si l’absence totale de réaction au sein du camping est préoccupante, les slogans et chansons néo-nazies n’étaient pas discrètes.

    J’accuse cependant l’organisation du festival soit d’être incompétente en ne se renseignant pas sur les groupes qu’elle engage (alors qu’un simple clic sur la page wikipedia nous annonce la couleur), soit inconsciente en invitant volontairement un groupe facho qui entraînera nécessairement la présence de festivaliers néo-nazis.

    Je ne cherche aucunement à nuire à l’image du festival mais je souhaite seulement que ce qu’il s’est passé se sache et que ce genre d’accidents ne se reproduisent pas si ce festival donne lieu à de nouvelles éditions.

    • drokmar

      On n’interdit pas le passage de groupe pour leur idée politique, il y a de bons groupes d’extrême gauche comme l’esprit du clan qui peuvent participer au concert en France et temps mieux mais es que t’as conscience qu’on se fiche de savoir si tu adhères ou non à ses groupes “néo-nazi” et quoi qu’il en soit c’est crétin de censurer l’art juste parce qu’un petit con bien pensant comme toi fait sa crise de nerf, c’est toujours les mecs qui se disent les plus tolèrent qui tolèrent le moins au final. Sur ce je te conseille en toute amitié de mettre fin à tes jours :) lol

  • Evidemment les conditions météorologiques n’ont pas aidé à ce que le festival se déroule dans les meilleures conditions. Un groupe électrogène de secours était-il prévu pour pallier à ce problème ? Lors de l’organisation de festivités au mois de juin dernier, l’entreprise Locasix avait prévu un générateur de secours pour que rien n’empêche le déroulement des festivités…

  • anti cons

    Boycottez ce festival les groupes qui passe ont des ideologies de merde et c est intolerable que ces connards puissent gerber leurs haine sur une terre de resistance qu est le Revermont ! Ce festival doit etre supprimer

  • Carnet

    Mon carnet du jour - Décès, naissances, mariages et publications

  • La Boutique

    La boutique Voix de l'Ain
  • Guide de l’été


  • Formation 2017

  • Annonces de matchs USB

  • Stage oenologie

    Stage oenologie
  • Places JL Bourg

  • L’Aindex

    L'Aindex
  • Blog VA

    Les blogs Voix de l'Ain
  • Blog Nicolas Bernard

    Blog de Nicolas Bernard
  • Facebook

    Facebook Voix de l'Ain
  • Twitter

    Twitter Voix de l'Ain
  • Seniors

  • Maison Rêvée 2016

    Maisons rêvée 2016
  • Nos partenaires