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• Vendredi 18 mars 2016 à 0h50

Scandale du CPA : le rapport complet du contrôleur général des lieux de privation de liberté

L'hôpital psychiatrique de l'Ain serait l'un des pires en termes de privations de liberté.

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    L'hôpital psychiatrique de l'Ain serait l'un des pires en termes de privations de liberté.

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté vient de publier un rapport au vitriol sur les pratiques observées au Centre psychothérapique de l’Ain (CPA).

La responsable de ce rapport, Adeline Hazan, dénonce des “atteintes graves au libertés fondamentales” des patients et qualifie la gravité de la situation d’inédite et préconise des mesures d’urgence, aussitôt validée par la ministre de la santé, Marisol Touraine.

(Voir nos articles dans la version papier de ce 18 mars ou sur notre boutique en ligne : interview de la contrôleure en charge du dossier, réactions de l’Agence régionale de santé…)


Voici, dans son intégralité, le rapport rédigé par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté et adressé à la ministre de la santé, Marisol Touraine.


Recommandations en urgence du Contrôleur général des lieux de privation de liberté du 8 février 2016 relatives au centre psychothérapique de l’Ain (Bourg-en-Bresse)

 

Lors de la visite du centre psychothérapique de l’Ain, du 11 au 15 janvier 2016, les contrôleurs ont fait le constat de situations individuelles et de conditions de prise en charge portant des atteintes graves aux droits fondamentaux des personnes hospitalisées dans cet établissement, constat qui conduit la Contrôleure générale à mettre en oeuvre cette procédure d’urgence.


Le centre psychothérapique de l’Ain (CPA), implanté en périphérie de Bourg-en-Bresse dans un vaste parc, est le seul établissement de soins psychiatriques du département.

Il dispose d’une capacité d’accueil en hospitalisation complète de 412 lits, 393 pour adultes et 19 pour enfants et adolescents.

En 2010, l’établissement a fait le choix de redécouper les secteurs de psychiatrie générale et de mettre en place, pour les adultes, des dispositifs transversaux non sectorisés.

Six unités de secteur ont vocation à accueillir les patients adultes pour des hospitalisations en principe de courte durée; le secteur de psychiatrie infanto-juvénile dispose d’une unité pour adolescents de sept lits et d’une unité pour enfants de douze lits.

Par ailleurs, les dispositifs transversaux comprennent notamment: – trois unités, de «soins de suite» comptant 87 lits au total, destinées à recevoir des patients dits de «longue évolution» pour la plupart non stabilisés; – une unité pour malades gravement déficitaires de 31 lits, accueillant des patients souffrant de «psychose déficitaire grave», avec des troubles du comportement importants et qui nécessitent une assistance et/ou une surveillance dans tous les actes de la vie quotidienne; – deux unités pour personnes âgées de 20 lits chacune; – une unité ouverte d’hospitalisation de court séjour. Les contrôleurs ont constaté que les conditions hôtelières d’hébergement sont, dans l’ensemble, satisfaisantes. La plupart des chambres sont individuelles.

Elles sont équipées de sanitaires et, comme les locaux collectifs, elles sont propres et bien entretenues.

Un programme de construction de bâtiments destinés à accueillir les unités installées dans les locaux les plus vétustes est en cours de réalisation; le déménagement des unités concernées devrait être achevé en 2017. De même il a été fait état d’un projet de nouveaux locaux pour le service de pédopsychiatrie.



Au cours de la visite, un certain nombre de violations graves des droits fondamentaux des patients hospitalisés a été constaté par les contrôleurs :


1. Une pratique de maîtrise et de contrôle des faits et gestes des patients d’autant plus singulière qu’elle est appliquée avec une rigueur exceptionnelle.


Cette pratique se traduit tant dans l’organisation matérielle de la prise en charge que dans la dispensation des soins.


Un «cadre de soins», arrêté par un médecin pour chaque patient, rend compte de ce fonctionnement; il est formalisé pour chacun par un document standardisé intitulé «prescription de restriction de liberté d’aller et venir». Ces restrictions portent sur l’utilisation des objets et des effets personnels, la communication avec l’extérieur et les sorties de l’unité.

Toutes les unités sont fermées (1). Elles ont toutes une cour intérieure close qui n’est accessible qu’à certaines heures de la journée et seulement à certains patients, en fonction de l’autorisation médicale.

L’accès au parc de l’hôpital est encore plus restreint. Ce régime s’applique à tous les patients, y compris ceux hospitalisés en soins libres.


2. Une restriction à la liberté de circuler encore plus prononcée dans les unités de «soins de suite»


Les limitations à la liberté d’aller et venir des patients imprègnent le fonctionnement des unités de «soins de suite»; ces limitations sont d’autant plus durables pour chacun que, dans ces unités, la brièveté et le caractère épisodique de la présence médicale ne permettent pas de les réévaluer autant que de besoin.


Ainsi, les contrôleurs ont constaté :


un accès à la cour intérieure limité, pour la majorité des patients, à deux fois une demi-heure par jour. Dans l’une de ces unités, cette durée est réduite de moitié pour ceux des patients qui ne sont autorisés à sortir qu’accompagnés d’un soignant; – l’interdiction de fumer plus de quatre cigarettes par jour;


des placards fermés à clé dans les chambres sans que les patients n’en détiennent la clé et un accès aux affaires personnelles restreint, nécessitant l’intervention des soignants conformément à la prescription médicale;


– la pratique habituelle du maintien de certains patients dans leur chambre fermée jour et nuit;


– le recours fréquent à la contention;


– des «prescriptions» médicales d’enfermement et de contention particulièrement attentatoires aux droits fondamentaux, renouvelées pendant plusieurs mois et, dans certains cas, sans examen systématique du patient.

La majorité des patients s’ennuie. Seule la moitié d’entre eux a accès à quelques heures d’activités thérapeutiques hebdomadaires à l’extérieur de l’unité.

Si l’une de ces trois unités propose deux heures d’activités quotidiennes auxquelles peuvent participer un maximum de cinq patients, une autre n’en organise que deux heures par semaine.

Les équipes de soins – constituées en grande partie de jeunes diplômés – se montrent, dans l’ensemble, attentives aux patients, mais, bien que volontaires, elles sont démunies et constatent que la faiblesse de la présence médicale alimente la logique d’enfermement : «En termes de présence médicale, on est abandonné de l’institution. On aimerait faire bouger les choses mais on n’a pas forcément les moyens pour le faire».

Les contrôleurs ont constaté pour de nombreux patients une absence de projet de soins individualisé qui s’apparente à de l’abstention thérapeutique.



3. Un recours à l’isolement et à la contention utilisé dans des proportions jamais observées jusqu’alors et non conforme aux règles communément appliquées.



Il convient ici de rappeler que la mise en chambre d’isolement est une pratique médicale réservée en dernier recours aux situations de crise, visant à obtenir un apaisement du malade en le soustrayant aux stimulations sensorielles.

Elle consiste à enfermer une personne, en pyjama, dans une pièce nue, équipée d’un simple lit fixé au sol au centre de la pièce.

Le placement doit se faire sur prescription médicale après un examen minutieux du patient afin de le réserver aux situations qui ne peuvent être traitées autrement.

Sa durée doit être brève et ne saurait excéder le temps de la crise.

L’isolement initial et chaque renouvellement éventuel sont prescrits pour une période maximale de vingt-quatre heures et après examen médical du patient (2).

Dans des cas qui doivent rester exceptionnels et uniquement le temps de permettre à un traitement sédatif de faire effet, une contention peut être prescrite (immobilisation sur le lit à l’aide de lanières attachées à chaque membre et au niveau du bassin).

Ces pratiques, qui renforcent l’image d’une dangerosité des malades mentaux, ne doivent jamais occulter le fait que ceux-ci sont, avant tout, des personnes en grande souffrance.

Les contrôleurs ont constaté au CPA un recours à l’isolement et à la contention dans des proportions qu’ils n’ont observées dans aucun autre établissement visité.

Toutes ses unités d’hospitalisation sont équipées de deux chambres d’isolement, à l’exception de celle pour adolescent et de celle pour psychotiques déficitaires graves qui n’en comportent qu’une et de celle de court séjour, ouverte, qui n’en comporte pas.

Outre les vingt-cinq chambres d’isolement ainsi disponibles, l’établissement s’est doté d’une unité pour malades agités et perturbateurs (UMAP) de vingt et une chambres, toutes sur le même modèle: un espace nu, équipé, pour seul mobilier, d’un lit central fixé au sol et permettant la contention, d’un lavabo et d’un WC. Toutes ces chambres disposent de deux portes d’accès. Aucun espace n’est à l’abri du regard extérieur.

Les douches, une pour deux chambres, sont des cabines sans porte ni rideau, imposant aux patients de se laver sous la surveillance directe des soignants.

Aucune chambre ne dispose de bouton d’appel.

Cette unité, destinée en principe au traitement de la crise, accueillait lors de la visite, dix patients au long cours dont trois étaient présents depuis la date de son ouverture en 2010.

Il a été également constaté que cette unité est parfois utilisée à des fins disciplinaires.

Pour une capacité de 412 lits, l’établissement compte quarante-six chambres d’isolement dont l’utilisation se révèle remarquablement importante.

Selon les données recueillies (3), en moyenne plus de trente-cinq chambres d’isolement sont occupées chaque jour, ce qui représente plus de 13 000 journées passées en chambre d’isolement dans l’année. L’utilisation des chambres d’isolement est constante dans les unités de «soins de suite», certains patients y étant à demeure.

Le recours à la contention, dont l’usage doit pourtant rester exceptionnel, est tout aussi généralisé : certains jours, trente-cinq patients sont contenus sur un lit.

Ainsi, dans l’une de ces unités, une personne est isolée, attachée, depuis une date indéterminée, chacun des soignants, dont certains sont en poste dans l’unité depuis plusieurs années, interrogés sur le début de cette mesure, a répondu n’avoir jamais vu cette personne ailleurs que dans la chambre d’isolement.

Outre les patients placés en chambre d’isolement, de nombreux patients hospitalisés dans les unités de «soins de suite» sont enfermés dans des chambres ordinaires. Les contrôleurs ont constaté que cet enfermement, qui dépasse souvent vingt heures par jour, pouvait être prolongé pendant plusieurs mois.

Il peut s’y ajouter une contention au lit ou au fauteuil jusqu’à vingt-trois heures par jour, pour certains patients pendant des mois également, voire des années.

Ainsi, pendant la visite des contrôleurs, plus de la moitié des patients d’une des trois unités de «soins de suite» étaient enfermés en chambre d’isolement ou en chambre ordinaire.

Sur l’ensemble des quarante-six chambres d’isolement de l’établissement, une minorité sont équipées d’un bouton d’appel, dont beaucoup ne fonctionnent pas.

Les patients enfermés ne disposent d’autre moyen pour faire appel aux soignants que de taper à la porte ou de crier.

Ceux qui sont attachés n’ont d’autre choix que d’attendre le passage infirmier pour obtenir à boire ou pour demander le bassin.

Le fonctionnement de l’unité pour malades agités et perturbateurs est particulièrement strict : le port du pyjama y est obligatoire pendant toute la durée du séjour, le tabac y est totalement proscrit, il est interdit aux patients de conserver dans leur chambre leurs affaires personnelles.

Dans le meilleur des cas, les patients ne sont enfermés que dix-neuf heures par jour dans leur chambre.

L’accès à la courette intérieure se fait obligatoirement accompagné d’un soignant; certains patients peuvent être autorisés à lire ou à écrire dans leur chambre mais il leur est interdit  de posséder un lecteur de musique.

Pour les patients autorisés à sortir de leur chambre, les seules activités possibles sont de participer à des jeux de société, écouter la radio et regarder la télévision; parmi eux, quelques-uns peuvent parfois se rendre à la cafétéria de l’hôpital, accompagnés de deux soignants; seule une femme hospitalisée au très long cours a la permission de se rendre de temps à autre à des activités thérapeutiques communes au dispositif de suite.

Certains malades sont sous contention la nuit, d’autres, en permanence.

Une jeune femme, présente depuis un an, était constamment sous contention des quatre membres, le lien posé sur l’un des deux bras était ajusté de façon à lui permettre de reposer le bassin au sol sans l’aide d’un soignant. Elle a précisé qu’elle était autorisée à retourner chez elle un week-end sur deux, ce qui lui permettait de se rendre chez le coiffeur ou au restaurant.


Les personnes détenues nécessitant des soins sont systématiquement hospitalisées dans cette unité. Elles font l’objet d’un traitement spécifique, indépendamment de leur état clinique: mise sous contention systématique jusqu’au premier entretien avec un psychiatre, examen médical somatique incluant l’inspection des parties génitales à des fins de sécurité et pratiqué sur le patient attaché.

Dans certaines unités, les patients à l’isolement ne sont pas vus par un médecin le week-end; dans les unités de «soins de suite», au lieu d’être renouvelées quotidiennement, les prescriptions d’isolement sont faites pour sept jours et sans que le patient soit systématiquement examiné.



4. Des pratiques inhabituelles qui rencontrent une résignation préoccupante tant de la communauté soignante que des patients.



Les contrôleurs ont constaté que de nombreux patients s’étaient résignés à leur enfermement, convaincus par le discours médical qu’il était le seul moyen de les apaiser.

Questionnés sur leur souhait de voir élargir leurs possibilités de circulation, beaucoup ont répondu «je ne sais pas», «je n’ai pas le droit», «ce n’est pas moi qui décide».

Cette soumission remarquable apparaît comme très préoccupante et ne témoigne nullement de la situation de crise qui justifie leur enfermement.

L’extrême réserve avec laquelle les personnes rencontrées, patients comme soignants, se sont exprimées sur les pratiques locales de contention et d’isolement est tout aussi troublante, témoignant de la difficulté d’envisager différemment le soin.

Aucune spécificité de la population accueillie par le CPA n’explique et encore moins ne justifie le recours à l’isolement et à la contention dans les proportions observées dans cet établissement.

La nature et le systématisme des limites apportées aux droits des patients à leur liberté d’aller et venir, les conditions d’enfermement de beaucoup d’entre eux portent une atteinte grave aux droits fondamentaux des personnes hospitalisées.

Les conditions dans lesquelles les patients sont placés à l’isolement, enfermés, sous contention pour des durées particulièrement longues, pouvant atteindre des mois, voire des années, constituent, à l’évidence, un traitement inhumain et dégradant.



Ces différents constats conduisent le contrôleur général à formuler les recommandations suivantes :



- 1. ériger en règle la libre circulation dans l’établissement, toute restriction de la liberté d’aller et venir devant être expressément motivée par l’état clinique du patient;


- 2. mettre fin immédiatement à l’enfermement en chambre ordinaire;


- 3. mettre sans délai un terme à la pratique excessive, tant dans la durée que dans l’intensité, de l’enfermement en chambre d’isolement et de la contention;


- 4. mettre fin immédiatement aux prescriptions et décisions médicales effectuées sans examen préalable du patient;


- 5. assurer une présence médicale quotidienne et d’une durée suffisante dans toutes les unités;


- 6. évaluer avec l’aide d’intervenants extérieurs l’état clinique et les modalités de prise en charge de tous les patients présents dans les unités de «soins de suite» et à l’unité pour malades agités et perturbateurs afin d’élaborer pour ces patients un projet de soins et de vie;


- 7. renforcer dans des délais très courts les activités thérapeutiques dans et hors les unités afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre de patients;


- 8. former l’ensemble du personnel à la prévention et la gestion des situations de crise.



(1) A l’exception de l’unité pour adolescents (sept lits) et de celle de court séjour (douze lits).

(2) Selon les règles communément admises actuellement, en particulier le guide élaboré par la Haute Autorité de santé en 1998. Il convient par ailleurs de préciser que la loi no 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a introduit dans le code de la santé publique un article L. 3222-5-1 qui dispose que l’isolement et la contention sont des pratiques de dernier recours, qui doivent faire l’objet d’une traçabilité, et qu’il ne peut y être procédé que pour prévenir un dommage immédiat ou imminent pour le patient ou autrui, sur décision d’un psychiatre, prise pour une durée limitée.

(3) Fiches quotidiennes des disponibilités en lits dont chambres d’isolement, fournies par le CPA.

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11 commentaires

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Vos commentaires

  • guillou

    Bonjour, je viens de lire avec attention ce rapport. Qu’en est il du rapport de l’HAS concernant cet établissement. Je m’interroge.

  • Badet Chantal

    Bonjour madame Hazan,et un grand “bravo” à vous et votre équipe de contrôleurs.J’avais été heureuse de recevoir votre courrier du 26 janvier,qui répondait à ma lettre de Novembre vous alertant sur l’usage de la contention au CPA.
    Vos découvertes sont consternantes,pire que ce qu’on soupçonnait à partir du vécu de notre ami.Heureusement qu’une instance telle que la vôtre existe et fait son travail. Le suivi de vos recommandations va être très important :qu’il ne s’agisse pas juste d’un “coup de tonnerre” dans l’histoire de l’établissement.
    Comment vont-ils faire pour changer après tant d’années dans cet esprit? je n’oublierai jamais le ton de l’infirmier,si gentil et respectueux du patient,par ailleurs,pour nous dire que la contention était un soin:plus de résignation,en effet,comme vous le suggérez,que de conviction….ce jeune homme gentil “y” croyait,ou avait compris qu’il ne fallait pas se poser la question? ou était démuni,tout simplement…..
    un très grand merci à vous tous,merci ému en pensant à toutes ces souffrances,qui pourraient être évitées ou ,au moins,diminuées. Sans négliger la lourdeur de la profession en psychiatrie.Ni le dévouement des soignants….
    Très cordialement .recevez notre (mon mari et moi,amis d’un patient) gratitude et tous nos encouragements pour aller au bout de votre “entreprise” malgré ses difficultés.

  • Badet Chantal

    J’ai écrit un commentaire,mais je crois que je ne sais pasfaire le code! donc je ferai un courrier

  • flefle

    Bonjour, ceci n’est pas le rapport mais les “recommandations en urgence”. Le vrai rapport (une centaine de pages) ne sortira que dans 1 an environ.

  • Flefle

    Bonjour,
    ceci n’est pas le rapport ! ce dernier sortira dans 1 an et fera une centaine de pages … pour l’instant sont sorties les RECOMMANDATIONS et donc forcément les critiques.
    Merci de rectifier.

  • Choupinette

    Cette procédure donne t elle droit de réponse ? Quand on veut abattre son chien on dit qu’il a la rage….Quel déchaînement médiatique…
    Pour information :
    Les associations d’usagers siègent au sein des commissions d’usagers, commission qui analysent les plaintes adressées à l’établissement et tentent par la médiation de trouver une solution.
    Les associations d’usagers siègent aussi avec les représentants de la préfecture à la commission départementale des soins psychiatriques qui visitent les unites des établissements psychiatriques.

  • Vu de l’intérieur… (infirmier)
    ce type d’audit est vraiment intéressant, source de questionnements, de réflexions et remise en cause des pratiques
    c’est irremplaçable, et ça apporte un regard neuf et éclairant
    et ça permet des prises de conscience
    il a initié une évolution (révolution?) rapide et au fond je trouve cette période passionnante
    des changements importants en un temps record, beaucoup de volonté de progresser, tout en prenant en compte la sécurité
    les critiques sont à écouter attentivement et oui il faut un suivi pour accompagner dans la durée ces mutations
    quelques remarques :
    quel lynchage médiatique ! Quel en est l’intérêt, ou le but ?
    Il est blessant
    L’écart considérable entre le tableau brossé, et les retours des patients. (questionnaires de sortie anonymes)
    Une bonne critique se doit de relever les points positifs, et je connais toute l’humanité, la bienveillance et l’implication du personnel soignant, tout disposé d’ailleurs à remettre en cause les pratiques.
    je vois dans mon service, avec beaucoup de satisfaction, des patients repartir tellement mieux qu’à leur arrivée, avec un bon suivi pour assurer la consolidation de leur état. Ils nous montrent leur reconnaissance
    je vois aussi :
    le remarquable service de médecine générale, qui permet les bons soins somatiques (et le dentiste, ophtalmo, gynéco…) et surtout de révéler parfois des causes somatiques derrière ce qui avait été pris pour un problème psychiatrique au départ
    les moyens très importants en extra-hospitalier (CMP, CATTP, Hopitaux de jour…), ce qui a permis de fermer un grand nombre de lits « intra » : ils assurent un suivi de proximité et évitent un nombre considérable d’hospitalisations
    les psychiatres, cadres, psychologues, amp, AS, en plus des infirmiers…beaucoup de richesse dans le travail en collaboration, et de compétences complémentaires, de responsabilités
    beaucoup de personnalités attachantes

    bref, le CPA c’est tout ça et bien plus, aussi, ce n’est pas qu’un rapport

  • bv

    Peut être faudrait il former les infirmiers…..personnels que la vérité psychiatrique absolue n’est qu’un leurre! On se demande qui a besoin de soin lorsque l’on sait que la plupart des personnes qui occupent le Cpa le sont car elles ont été victimes! Bravo

    • CHUT

      Dans cet hôpital c’est l’organisation, la coordination entre tous les intervenants, et une certaine conception du travail d’équipe qui doivent être revues.

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