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• Mardi 17 mai 2016 à 8h00

Meillonnas - Une nouvelle jeunesse pour l’Estafette

L’estafette, modèle Alouette, remise à neuf.  «C’était un modèle grand luxe», explique Jacques Maréchal.

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    L’estafette, modèle Alouette, remise à neuf.  «C’était un modèle grand luxe», explique Jacques Maréchal.


L’on se souvient de la passation de clef de l’estafette de la commune, entre Jean-Paul Neveu, maire, et Jacques Maréchal qui a eu lieu en juin 2015, après 36 ans de service à la commune, l’estafette-camionnette, d’un beau vert, construite par Renault entre les années 59 à 80.

Le modèle transmis à Jacques Maréchal a vécu toutes ses années au village après avoir été acheté le 11 octobre 78. Elle servait à faire du transport entre Meillonnas et Treffort-Cuisiat. Après avoir parcouru quelque 120 000 km dans les contrées revermontoises, la retraite venue, elle a retrouvé une nouvelle jeunesse. Nous avons rencontré Jacques Maréchal, le responsable de ce lifting.



Parlez-nous des particularités de ce modèle d’estafette par rapport à d’autres ?


C’est un modèle Alouette, il y en a eu très peu. Celui-ci était une “grand luxe” avec les vitres au-dessus du toit, comportant 9 places dont 2 strapontins, 4 portes ; les pare-chocs étaient chromés. N’oublions pas les ceintures de sécurité. Comme à l’époque, la cigarette était permise dans le véhicule, il y avait 5 cendriers.


Vous avez réalisé un certain nombre de travaux pour la remise en état ?


Tout le soubassement a été refait. Les enjoliveurs ne sont pas d’origine ; j’ai pu les trouver par internet. Lorsque je ne trouvais pas les pièces dans les bourses d’échange, j’ai dû les fabriquer. Une vitre latérale avait été cassée, j’ai pu la faire refaire à partir du modèle. Le moteur fonctionnait mais j’ai tout repris avec une révision générale. C’est une bonne raison pour rouler sans risque comme avec une voiture moderne. Le passage au contrôle technique fut OK.


Combien de temps avez-vous passé à restaurer cette estafette ?


Plus de 250 heures, mais je n’ai pas tout compté. Tout cela sur à peine un an. Ce fut un très gros chantier et il m’est arrivé en cours de rénovation de me poser la question : comment ai-je fait pour avoir le courage de commencer un chantier pareil ? Mais, maintenant que tout est terminé, je suis prêt à recommencer.


Quel plaisir ressentez-vous devant le travail accompli ? N’y a-t-il pas là un côté artistique dans ce que vous faites ?


C’est surtout très gratifiant de faire revivre d’anciennes voitures pour leur éviter la casse. C’est vrai que fabriquer des pièces comme à l’origine peut s’apparenter à de l’art. C’est assez agréable : Il faut façonner le métal pour le refaire à l’identique. Au niveau carrosserie, il faut travailler la matière et la former, cela peut être une forme d’art. Pas côté mécanique où, là, il y a un savoir-faire.


Et après ? que va devenir cette estafette rénovée ?


J’ai idée d’un projet artistique où l’on pourrait inscrire Vivre à Meillonnas et faire apposer sur les deux flans des paysages du village : la Gloriette d’un côté, le Lavoir de l’autre. Elle restera patrimoine de Meillonnas, au nom du garage, et pourrait servir en certaines grandes et bonnes occasions.


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