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• Dimanche 22 mai 2016 à 8h00

Secours catholique - Bénédicte Duthoit : « On peut inventer ! »

Bénédicte Duthoit.

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    Bénédicte Duthoit.



La nouvelle déléguée départementale a rejoint l’équipe du Secours Catholique en février 2016, l’année où l’association fête ses 70 ans. Ancienne permanente dans une association de parents d’élèves, Bénédicte Duthoit n’avait imaginé quitter ce poste que si elle trouvait « quelque chose d’exceptionnel »… Rencontre.




C’était donc le poste exceptionnel ?


C’est presque un discernement… En fait c’est une mission plus qu’un poste, car en accord avec mes convictions chrétiennes. C’est l’Église qui partage avec les plus pauvres.



Trois mois après votre prise de poste, vos impressions ?


Je découvre la beauté des personnes que je rencontre, que ce soit aussi les équipes de salariés que celles de bénévoles. J’ai l’impression de lire l’Évangile, le bon samaritain. Je découvre beaucoup de choses cachées mais très belles.



Avez-vous découvert des situations que vous n’imaginiez pas ?


J’ai fait la tournée des 23 équipes de la délégation et ce sont autant d’équipes que de réalités locales… À Champagne-en-Valromey, par exemple c’est l’isolement. À Belley, Miribel, Oyonnax, on est plus sur la problématique des migrants. En Bresse, ce sont les problèmes de mobilité.



Car le champ d’action du Secours catholique va bien au-delà de la distribution…


Le fond de notre action n’est pas distributif. Et depuis 1996, le Secours catholique a dit que la personne doit être au centre, il ne s’agit pas de lui faire la charité, dans le mauvais sens du terme évidemment. Bien sûr il y a le don de nourriture, de vêtement… pour pallier ponctuellement les manques mais il faut accompagner la personne, la rendre actrice. C’est la différence, ce n’est pas le même accueil.



Vous arrivez pour le lancement des nouvelles orientations du Secours : Cap 2020.


En effet, le secours catholique a choisi des axes de pauvreté afin de travailler dessus : l’isolement, l’accès à l’emploi, les migrants, les problèmes de logement. Nous allons commencer en juin à décliner Cap 2020, notre plan d’actions sur 5 ans, en fonction des équipes locales.



Outre les orientations nationales, que souhaitez-vous insuffler ?


Ce qui me paraît important, c’est de faire vraiment partie de notre église diocésaine, de ne pas faire les choses à côté. Cela fait partie des orientations nationales d’ailleurs : être présent dans la communauté chrétienne locale.

Je souhaite également susciter de nouvelles réponses, de nouvelles initiatives, pour répondre aux situations précaires. On peut inventer !




Combien de bénévoles aujourd’hui dans l’Ain ?


La délégation de l’Ain compte un peu plus de 300 bénévoles mais nous en recherchons toujours.



À 70 ans, quelle est la place du Secours catholique dans le paysage  ?


On est très « partenaire ». On travaille avec la Croix rouge, la banque alimentaire, les restos du cœur, les CCAS, etc. On fait vraiment partie du paysage associatif, on est partie prenante, le Secours catholique est très attendu. Cela interpelle d’ailleurs, car on supplée parfois les services publics.



Et en termes de plaidoyer ?


La délégation de l’Ain, fait partie du collectif Alerte, qui est un très bel outil de plaidoyer. Chacune des associations membres remonte ce qu’elle voit sur le terrain. Actuellement on travaille sur le RSA et on se rend compte des difficultés des bénéficiaires, avec la mise en place de la brigade anti-fraude RSA et les contrôles systématiques. Par exemple en Bresse, avec ce problème mobilité, comment vont faire les bénéficiaires, sans moyen de transport, pour aller sur le lieu de contrôle à 15 kilomètres de chez eux ?

Notre rôle c’est justement d’alerter sur ces difficultés.




Vous arrivez l’année des 70 ans du Secours, que vos équipes fêteront en mai. Une lourde tâche ?


Des idées ont fleuri dans chacune des équipes, en fonction de ce qu’elles souhaitaient aborder à cette occasion. Elles ont voulu donner un vrai sens à chaque rendez-vous sur leur secteur. Une journée festive réunira les bénévoles et les personnes accueillies. Mais il ne s’agit pas de grandes manifestations, ce sont des temps de rencontre et de partage.


Propos recueillis par M. Villeminot

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