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• Lundi 23 mai 2016 à 15h00

Saint-Bénigne : Évelyne Sangoy parcourt 100 km par jour pour porter les repas

Des liens d'amitié se sont tissés entre Evelyne et ses "clients"

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    Des liens d'amitié se sont tissés entre Evelyne et ses "clients"



Lotissement Le Berger, à St-Bénigne, 7 heures le matin, Évelyne Sangoy engage sa voiture sur la route de Pont-de-Vaux. Direction, le bâtiment de la communauté de communes où Évelyne va prendre livraison des 60 repas quotidiens qu’elle va stocker dans le fourgon frigorifique avant de les apporter dans les douze villages de la communauté. Il en est ainsi, chaque jour, du lundi au jeudi. Le vendredi matin, tout change. Des repas sont prévus pour la durée du week-end. De 60 le nombre de colis passe à 180, voire 240 lorsqu’un jour férié succède au dimanche comme c’est le cas pour les fêtes de Pentecôte.



Comment procédez-vous ?


Je pars plus tôt le vendredi et la tournée est forcément plus longue. Différents chaque jour, les repas sont conditionnés pour être conservés au frigidaire sans aucun souci. L’important au départ c’est de bien ranger le véhicule par type de repas et de tenir compte de la liste de ceux qui prennent pour 2 jours, ou pour trois jours.



Depuis combien de temps faites-vous ce travail ?


Cela fait 21 ans depuis le mois de mars. Auparavant j’ai travaillé dans deux entreprises toujours en rapport avec l’alimentaire. Je fais en moyenne entre 90 et 100 km chaque jour, en desservant des hameaux parfois fort éloignés du centre des communes, comme à Sermoyer où j’ai une dépose aux Thibauds ou à Boissey où j’atteins les limites de la commune, vers Dommartin.



Quel est votre itinéraire ?


Il est déterminé par le lieu des résidences à desservir. En principe je pars sur Gorrevod en desservant la partie sud de Pont-de-Vaux. Ensuite Chevroux, Boissey, St-Etienne et le petit faubourg de Pont-de-Vaux, vers les silos à grain. Puis Chavannes, St-Bénigne, Arbigny, Sermoyer. Au retour, je fais la partie nord de Pont-de-Vaux puis Reyssouze, Boz, Ozan.



En 21 ans vous avez noué des liens ?


Oh oui. Les gens attendent. On échange quelques mots. Lorsqu’il y a un souci, une inquiétude avec les personnes isolées, je prends le temps d’alerter la famille, les enfants, avant de repartir. Je connais maintenant toutes les familles. J’ai été récemment hospitalisée à la suite d’une trop grande fatigue et j’ai été agréablement surprise d’apprendre que beaucoup de personnes ont appelé pour prendre de mes nouvelles. Cela fait chaud au cœur.



Charles Mathey, CLP


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