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• Lundi 13 juin 2016 à 17h01

Divonne - Rodrigo Pareja : des dessins pas si naïfs qu’il n’y paraît

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Un petit globe-trotter navigue toutes voiles dehors sur une mer formée à la grosse houle bleue, une mer douce, une coque ronde, sans gouvernail. Puis le voici arpentant le sommet des collines sur un vélo si fin, le sourire aux lèvres, le vent dans le visage. Une joie de vivre qui le pousse en avant.



Ce petit personnage si gai, si profondément habité d’un mouvement perpétuel, ce sont les pinceaux de calligraphie japonaise de Rodrigo Pareja qui lui ont donné naissance. Rodrigo, uruguayen d’origine, a déjà parcouru beaucoup de pays, au fil des déménagements familiaux.


Une biographie pudique



Il avoue à demi-mot se retrouver dans son petit bonhomme qui navigue sans gouvernail, sans maîtriser sa trajectoire, avec un air réjoui. Rodrigo a effectué, lui aussi, un périple par monts et par vaux à vélo de Londres où il étudiait les beaux-arts, à Genève. Il estime, à cause de ses périples, ne pas avoir de culture propre, mais il s’inspire de celles du monde.



Il a traversé tant de pays, du Brésil où il est né au Japon où il a séjourné, qu’il aime s’imprégner de l’esprit des fêtes, des musiques, des vêtements. Il crée beaucoup dans la nature, ou en ville où il croque de quoi nourrir son imaginaire. Rodrigo travaille son trait depuis 2001, pour le dépouiller de tout artifice et arriver à l’essentiel.

 

 

Dépouiller le dessin pour retrouver l’essentiel

 

 

Cet essentiel, pour lui, se résume au mouvement et au sentiment qui se dégage du dessin. Travaillant avec du matériel de calligraphie japonaise et des encres qu’il dilue, il utilise de temps en temps le crayon de couleur, pour l’immédiateté. Mais l’apparente simplicité de sa mise en scène cache une réflexion et une recherche sur la vie.

Du Japon, il a rapporté le dessin du calligraphe : une masse brune pour le corps, une masse noire pour la tête, des mains et des pinceaux très fins, mais pas de bras. Près de lui, le flacon d’encre et, pointe d’humour, la bouteille de saké. Rodrigo a pu aussi y créer une série de dessins pour une marque d’encens qui change sa collection chaque année.

Rodrigo a conçu cinq dessins pour les emballages des bâtonnets des cinq saisons japonaises. De ces esquisses de recherche, il a lui-même monté un livre d’où se dégagent une poésie et une sérénité…. Tout est là. Les mots y sont superflus, voire indésirables. Rodrigo est sensible aux théories qui parlent de retrouver l’enfant en soi. De fait, il paraît y réussir.

Il vit et expose à Divonne

Ses carnets sont distribués par la librairie Page à Page et Rodrigo expose à la pâtisserie des Quatre Vents, à la boutique Kids love Design, à Divonne, jusqu’au 26 juin. Allez respirer sa fraîcheur.


C. F. : Correspondante locale web.

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