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• Jeudi 30 juin 2016 à 17h53

Viriat - L'usine de méthanisation fonctionne

L'usine est équipé d'un système performant de nettoyage et filtration des odeurs, au moyen notamment d'écorces de bois humidifiées entreposées sous de grandes bâches.

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    L'usine est équipé d'un système performant de nettoyage et filtration des odeurs, au moyen notamment d'écorces de bois humidifiées entreposées sous de grandes bâches.

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    Dans ces deux gros tubes sont malaxés les déchets avant leur tri.

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    Le directeur de l'usine devant des échantillons de compost.

Huit ans. C’est le temps qui s’est écoulé entre la signature du contrat de construction exploitation d’Ovade par Organom et la société Tiru, et la mise en service de l’usine de méthanisation sur le site de la Tienne à Viriat. L’outil de transformation de la partie organique des déchets ménagers en méthane puis en électricité, a été inauguré vendredi 24 juin par les responsables des deux contractants devant un parterre d’élus. Yves Christin, le président du syndicat mixte œuvrant pour le compte des 196 communes desservies (environ 330 000 habitants) pouvait afficher sa satisfaction de voir ce projet enfin abouti. Car avant d’injecter des MégaWatt/heure (MWh) dans le réseau électrique, l’usine a fait dépenser beaucoup d’énergie à ses instigateurs et à ses concepteurs. En chemin, il a même fallu repenser son calibrage. Conçue à l’origine pour absorber jusqu’à 90 000 tonnes d’ordures ménagères, Ovade a finalement été reconfigurée pour traiter un volume annuel réduit à un maximum de 66 000 tonnes. Car les communautés de communes comme les ménages ont fait des progrès dans le tri et le recyclage de leurs déchets. C’est avec un potentiel de 58 000 tonnes, que l’usine de méthanisation va commencer à fonctionner.


Charge et recettes


Les élus regardent évidemment ces conditions d’exploitation de près, car elles impactent la charge que les habitants du territoire couvert par le syndicat mixte vont devoir se partager chaque année. Le coût de fonctionnement annuel d’Ovade est évalué à 4 millions d’euros (M€). L’exploitant Tiru espère dégager 1,40 M€ de recettes en vendant l’électricité produite à EDF (la majeure partie de ces revenus), le compost issu des déchets aux agriculteurs locaux, les métaux ferreux et les déchets inertes (plastiques) issus du tri aux sociétés spécialisées dans le reyclage. La charge nette pour le syndicat s’éléverait au final à 2,60 M€. En investissant 54 M€ pour construire son usine de méthanisation, le syndicat n’avait certes pas l’ambition de gagner de l’argent, mais de réduire le coût de traitement des déchets ménagers en diminuant de manière considérable le volume des déchets ultimes enfouis sur le site de la Tienne. L’objectif assigné étant une réduction de 50 % des tonnages stockés dans les casiers d’ici 2025. En faisant ce pari, en 2008, les élus du grand bassin burgien prenaient une longueur d’avance sur la législation. La loi de 2015 sur la transition énergétique incite à développer la méthanisation en valorisant les ordures ménagères.


Philippe Cornaton

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