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• Jeudi 28 juillet 2016 à 17h50

Le conducteur qui a renversé une joggeuse à Verjon attendra son procès en détention

Le procès a été renvoyé au 15 septembre.

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    Le procès a été renvoyé au 15 septembre.


Le conducteur qui a renversé une joggeuse, dimanche 24 juillet au matin à Verjon, a été présenté en comparution immédiate, jeudi 28 juillet après-midi. Le prévenu ayant demandé un délai, il sera jugé jeudi 15 septembre. Il a été maintenu en détention en attendant son procès.

Dimanche 24 juillet à 11 heures, une trentenaire qui faisait son jogging a été heurtée par un véhicule, alors qu’elle courait sur la D52 qui relie Villemotier à Verjon. Au sol mais toujours consciente, elle a relevé la plaque d’immatriculation de l’Opel violette qui l’avait touchée. Entendant les cris de la victime, le conducteur, un homme de 52 ans, s’est arrêté un peu plus loin avant de faire marche arrière. Comme elle l’enjoignait à prévenir les secours, il la menaçait avec un couteau de cuisine. Puis il la laissait blessée et le visage en sang. Le maire d’une commune voisine qui passait portait secours à la jeune femme. Les gendarmes ont alors lancé des recherches. Ils ont retrouvé le véhicule du conducteur indélicat garé sur le champ de foire à Bourg-en-Bresse. Ils ont attendu son propriétaire afin de l’interpeller et de le placer en garde à vue. L’homme expliquait être venu voir ses enfants placés en famille d’accueil dans le secteur. Il reconnaissait avoir renversé la victime et avoir pris la fuite mais pas les menaces. La jeune femme qui souffre d’un traumatisme crânien, de différentes douleurs et de stress post-traumatique s’est vu prescrire une ITT de 9 jours. Elle était présente ce jeudi 28 juillet au tribunal où elle s’est constituée partie civile. Dans le box des prévenus, un homme déjà condamné par le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse en 2012 pour des faits d’agressions sexuelles. Le juge d’application des peines a prononcé en mai dernier une révocation totale du sursis avec mise à l’épreuve prononcé lors de ce procès. Le magistrat cite, pour expliquer cette décision, les nombreux manquements relevés par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) : défaut de réponse aux convocations du SPIP, non-respect de l’obligation de soins, ou encore le fait qu’il ait à peine commencé à indemniser les victimes.



« Violent et méprisant »



« Je m’excuse auprès de la dame », a déclaré l’homme devant le tribunal. Me Lecroq, pour la défense, a demandé un délai pour permettre à la justice « de s’exercer dans une atmosphère de sérénité ». Le tribunal n’a donc pas examiné le fond de l’affaire mais devait se prononcer sur le maintien ou non en détention du prévenu en attendant son procès. Un maintien requis par le procureur Long afin d’éviter tout risque de pression sur la victime. Le magistrat a également évoqué un «comportement d’une dangerosité extrême et un comportement particulièrement violent et méprisant à l’égard de la victime ». Il a aussi souligné le risque de fuite de cet homme qui ne travaille pas et est « en situation d’errance ». Le procureur a encore demandé au tribunal d’ordonner une expertise psychiatrique du prévenu. « Je comprends la colère de la victime », a commenté Me Lecroq avant de relever le caractère dangereux de l’activité pratiquée en bord de route, en pleine campagne. L’avocat a souligné la nécessité de faire réaliser une expertise psychiatrique de son client. Il a dépeint un homme dont « la vie personnelle est compliquée » et qui ne maîtrise pas parfaitement la langue française et notamment à l’écrit. « Il veut voir ses enfants. Quand il vient comme cela, il dort sur le champ de foire dans sa voiture ». C’est ainsi que, désoeuvré, ce dimanche matin, il s‘était retrouvé à circuler sur une route de campagne. S’il a reconnu les manquements aux obligations imposées par le sursis avec mise à l’épreuve auquel est soumis son client, l’avocat a évoqué aussi un « contexte de misère sociale ». Quant au maintien en détention, le prévenu ayant vu son sursis révoqué, et devant être conduit en prison pour plusieurs mois, ne sera selon son avocat pas en mesure de réitérer les faits ou d’exercer de pression sur la victime.



Le tribunal a renvoyé l’affaire au 15 septembre. D’ici là, il a décidé de placer le prévenu sous mandat de dépôt pour limiter les risques évoqués par le procureur. Il a aussi ordonné que soit réalisée une expertise psychiatrique.



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