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• Dimanche 7 août 2016 à 18h00

Auxiliaire de vie sociale « On ne fait pas que le ménage ! »

Dominique Oler (à gauche) et Claire Dallinger, à l'antenne d'Izernore-Nantua.

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    Dominique Oler (à gauche) et Claire Dallinger, à l'antenne d'Izernore-Nantua.

«Je ne suis pas qu’une femme de ménage ! Je fais beaucoup d’autres choses pour aider des personnes à vivre chez elles le plus longtemps et le plus confortablement possible ». Voilà plus de 22 ans que Dominique Oler exerce la profession d’auxiliaire de vie sociale. Toujours avec enthousiasme. « En ce moment, je me rends chaque semaine chez une dizaine de patients », précise-t-elle.


Cette femme énergique est l’une des trente professionnelles du secteur Izernore/Nantua de l’ADAPA*. « Elles interviennent auprès de quelque 200 usagers en ce moment sur un territoire rural qui va de Matafelon-Grange au Poizat, indique leur responsable, Claire Dallenger. Leur métier, admet-elle, est physique. Elles font beaucoup de ménage, vont lever des personnes le matin à leur domicile, préparer des repas, les coucher en soirée. Tout ce que l’on ne peut plus faire seul quand on parvient à un certain âge ». Dominique est l’une des rares à exercer à plein-temps, « depuis dix ans déjà ».


Quand elle a commencé le métier, elle travaillait douze heures chaque semaine. Elle est devenue auxiliaire de vie sociale par nécessité. « J’étais aide-comptable avant d’élever mes trois enfants, explique-t-elle. J’ai dû reprendre une activité professionnelle après ma séparation. Une amie m’a fait connaître l’ADAPA. J’aimais le contact avec les personnes âgées ». Son quotidien est rempli de multiple tâches. Entretenir le domicile, évidemment. « Ce que j’aime le moins, c’est nettoyer les vitres », confie-t-elle. Pour donner la toilette, elle a le tact. « Le toucher, ça exige de gagner la confiance des gens, témoigne Dominique. Certaines personnes aiment que je leur applique des crèmes de soin. Cela fait partie du confort que je leur apporte. Ce sont des attentions qu’elles n’auraient peut-être pas en établissement.»




Bonne humeur

 


Quant aux repas, la plupart du temps, Dominique arrive chez ses patients avec un plateau « tout prêt ». Mais si elle le peut, elle préfère prendre une heure pour mitonner à ses hôtes « un petit plat de leur choix ». « Tout en cuisinant, on discute », apprécie-t-elle. Car elle est bavarde, cette auxiliaire ! Sa bonne humeur est contagieuse. Son caractère affable et son goût immodéré des autres, la rendent très à l’écoute de ses patients. Il y a deux mois, est arrivé un nouveau bénéficiaire de ses services, un sexagénaire atteint d’une maladie neuro-dégénérative. Deux fois par semaine, Dominique se rend à son domicile pour stimuler sa mémoire. Elle cuisine, pour lui réapprendre des gestes simples comme se servir d’un économe », joue au triomino, et l’emmène en balade sur le plateau du Retord, dans les alentours de la vallée de la Valserine. « Je lui fais prendre des photos pour qu’ils se souviennent des lieux ».

 

On est loin de du stéréotype de la femme de ménage. Dominique a d’ailleurs suivi une formation pour assurer ce type de prestation. Tout comme, elle a passé le diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale. « Histoire d’améliorer un peu mon revenu et d’avoir une reconnaissance officielle », dit-elle. Avec l’ancienneté, elle calcule : « Je gagne entre 1 300 et 1 400 euros net par mois ». Bien sûr, elle aimerait gagner plus, considérant l’éventail de ses interventions. L’usure ? Dominique déclare ne pas la ressentir au bout de ces années de pratique. « Bien sûr, quand je rentre chez moi je suis épuisée. Mais j’ai appris à veiller à mes postures. Et puis, je ne me gêne pas pour faire des recommandations aux gens en termes d’équipements pour améliorer nos conditions de travail, comme le lit médicalisé. Cela peut évoquer l’hôpital, mais croyez-moi ça nous facilite vraiment la tâche » ! Dominique a encore sept années à œuvrer contre la solitude des personnes âgées, l’isolement des malades, avant de prendre sa retraite. « Ce métier permet de belles rencontres, considère Dominique. On voit la vie autrement. »


 

Philippe Cornaton

 

*Association départementale d’aide aux personnes de l’Ain

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