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• Lundi 29 août 2016 à 8h03

À la découverte de l'art du sourcier avec Christian Charnay

Quelques participants sur les sentiers de France à la recherche d'eau.

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    Quelques participants sur les sentiers de France à la recherche d'eau.

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    A droite Christian Charnay localisant avec le pendule.

Le rendez-vous matinal place de la mairie à 9 h était orchestré par l’Office de Tourisme de St-Etienne-du-Bois.

Une quinzaine de personnes étaient là, accueillies par Christian Charnay et Sébastien Calland de l’Office de Tourisme.

Ni gourou, ni sorcier, Christian Charnay a emmené son public en direction du Col de France, sur le chemin de France exactement, afin de travailler de façon concrète avec son matériel de sourcier.


Un sourcier n’est pas un sorcier


Mais qu’est-ce qu’un sourcier fut la première interrogation ? Un sourcier est une personne qui cherche de l’eau souterraine en utilisant une baguette ou un pendule. C’est aussi une personne qui est réceptive à la perception de l’eau, celle qui recherche les veines d’eau, les nappes phréatiques et les failles géologiques. Le ressenti corporel est très important.

Autrefois quand on voulait s’installer quelque part, il fallait qu’il y ait de l’eau donc un puits. C’est alors que le sourcier vérifiait les circulations d’eau souterraines et la maison n’était pas édifiée sur un de ses passages. On y revient car, à trop souvent choisir son terrain en fonction du prix, de la proximité, de la vue… on se trouve confronter à des désagréments. La localisation d’une maison selon aux ondes telluriques (veines d’eau ou failles) est importante car malsaines surtout si un croisement de réseaux est situé sous la maison. Un forage constitue généralement des dépenses importantes c’est pourquoi il est préférable de consulter l’avis d’un sourcier.

Pour chercher de l’eau le sourcier utilise une baguette ou un pendule.

La plus élémentaire des baguettes est celle en bois de coudrier (noisetier) en forme de Y. (son usage remonte au XVe siècle, l’utilisation du pendule date de la fin du XVe, mais l’outil du sourcier était déjà utilisé dans l’antiquité dans le cadre de recherches divinatoires).

Pour démarrer la séance la baguette est le meilleur outil pour être pris au sérieux. Mais il n’y a pas que la baguette de coudrier, avec d’autres matériaux cela fonctionne également. Citons entre autres la baguette en L en laiton ou cuivre, par deux en parallèle, la baguette en Y et aussi le tenseur sans oublier le pendule (qui ne se prête pas). Ce dernier instrument n’est pas récent : en Chine il y a plus de
8 000 ans on a retrouvé des traces de pendules ainsi que dans les sarcophages funéraires.

Arrivé sur le site à France, chaque participant, instrument de son choix en mains, a sillonné le chemin en long en large à la recherche soit d’un point d’eau, nappe, source, qui coule, la localisant, tant à la profondeur à laquelle elle se trouve, sens de circulation et surtout débit.

Christian Charnay a bien insisté à chaque fois «  dans ce que l’on cherche il faut une convention mentale ». Exemple «  je cherche une veine d’eau » ou «  je cherche une faille. » Disons aussi une certaine concentration mentale.

La baguette vibre vers le bas, en fonction du mouvement on peut trouver la première rive et avec la seconde on a la largeur de la veine. Il est possible de poser la question : Combien de litres/h et savoir si le débit est constant. La question est dans la convention mentale. On peut faire la même chose sur une faille (et là en milieu karstique… il y avait de quoi faire).

Nous avons essayé avec une baguette en Y pas trop sèche, chaque extrémité dans une main en la coinçant avec le petit doigt position horizontale. Dès qu’il y a eu de l’eau la baguette s’est agitée, seule, vers le bas. Même chose avec le pendule où il y a toujours “convention mentale”. Le pendule réagit dans le sens des aiguilles d’une montre s’il y a de l’eau, dans le sens contraire il y a quelque chose mais qui n’est pas ce que l’on cherche.



De la magnétite dans notre corps ?


«Nous avons tous de la magnétite (comme les oiseaux qui se repèrent) à des degrés différents. Tout le monde possède des cristaux de magnétite dans le corps à proportion variable selon les individus. La magnétite que nous avons est composée de cristaux d’aimant naturel. C’est le physicien Y. Rocard (1962) qui fut le premier à émettre l’hypothèse que le corps humain en contenait. Pour lui, la baguette joue le rôle de simple détecteur, la variation du champ magnétique terrestre liée à la présence d’eau jouant suffisamment sur le champ magnétique pour que les personnes sensibles puissent les percevoir. Le plus important reste la concentration mentale, le champ magnétique. c’est ce qui fait le don du sourcier.

Du sourcier au radiesthésiste, il n’y qu’un pas. Ces derniers peuvent localiser un objet à partir de cartes. Les gendarmes travaillent souvent avec eux. Cette matinée et excellente initiative fut très riche en enseignement où les participants ont pu “toucher” du doigt cet art du sourcier.



M. Lenoble, clp


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