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• Dimanche 11 septembre 2016 à 10h30

Belley - École de la Vieille Porte : une page se tourne

Lorsque l'école n'accueillait que des jeunes filles.

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    Lorsque l'école n'accueillait que des jeunes filles.

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    Les bâtiments vides, voués à la destruction.

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    A l'aube du 20ème siècle.


L’école de la Vieille Porte, où des générations de Belleysans ont appris à lire et à écrire est vouée à une démolition proche. C’est une page de l’histoire de la ville qui se tourne avec la disparition de ce bâtiment qui fut un monastère avant la Révolution, puis une sous-préfecture et enfin une gendarmerie. École communale de 1881 à 2013, son sort fut scellé avec l’ouverture de la toute nouvelle école Jean Ferrat. Le projet de centre pluridisciplinaire de santé va prochainement voir le jour et le bâtiment contemporain abritera également des logements et des commerces. Si le quartier va connaître une nouvelle impulsion avec l’arrivée de praticiens, de commerçants et de résidents, l’heure est néanmoins à la nostalgie pour les plus âgés pour qui la vieille école fait partie du patrimoine de la ville.


Nostalgie


Jacqueline R. se souvient de sa rentrée en sixième en septembre 1961 : « J’étais dans le cours complémentaire dirigé d’une main de fer par Madame Saunois. L’internat s’imposait pour la majorité des quelques 250 à 300 filles réparties de la sixième à la troisième. Je n’ai pas connu les dortoirs du haut, sans eau chaude ni chauffage, car à cette époque le bâtiment des Maristes venait d’être réhabilité. En rangs, deux par deux, nous le regagnions le soir et le quittions le matin pour retrouver nos enseignantes. L’arrivée d’un homme, enseignant en musique, en 1964, avait été une première remarquée ! Je garde un souvenir ému du réfectoire et des menus concoctés par “la Thérèse”, dont nous n’avons jamais su le nom. Chaque vendredi, nous voyions revenir la salade verte sur laquelle nous découvrions toujours quelques vers de terre, les lentilles et les sardines pleines d’œufs, ainsi qu’un gâteau de semoule infâme. Nous devions finir notre assiette tout en respectant le silence obligatoire. Je me souviens des poêles à charbon, les élèves de service étaient chargées de les rallumer et devaient aller chercher le charbon dans la cave, ce qui n’était pas toujours facile pour des petites filles de sixième… » Un temps révolu qui devrait faire sourire les collégiens qui feront leur rentrée dans quelques jours dans un collège flambant neuf.



Christine Thivel, clp



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