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• Vendredi 16 septembre 2016 à 16h00

Bourg-en-Bresse - Sixième centenaire pour les Dominicains

Marie-Claude Vandembeusch.

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    Marie-Claude Vandembeusch.

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    L'impasse du Lycée

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En décembre 1216, l’Ordre des Prêcheurs est approuvé par le pape Honorius III. Quasiment 200 ans plus tard (1414), les Dominicains arrivent à Bourg-en-Bresse. « Ils sont arrivés suite à une demande du duc de Savoie Amédée VIII, raconte Marie-Claude Vandembeusch, ancienne professeur d’histoire. Ils se sont alors installés dans une maison, rue du lycée. Au départ, ils n’étaient que deux et venaient de Mâcon. » De dons en dons, l’ordre arrivé fraîchement à Bourg commence à s’étendre géographiquement en achetant des terrains et des maisons, afin d’y construire leur couvent et leur église. « Elle fut consacrée en 1441, s’exclame l’ancienne professeur d’histoire. Ce fut très rapide, ils reçurent beaucoup de dons en très peu de temps. »


 

Concurrents
des Jésuites



Alors bien intégrés, les Dominicains eurent trois rôles différents. Tout d’abord, ce sont des frères prêcheurs. Ils étaient chargés de la prédication à Bourg, et prêchaient donc durant les grandes fêtes. Les Dominicains étaient également enseignants, avec une école en ville, en concurrence avec les Jésuites. Enfin, ils luttaient contre ce que l’on qualifiait à l’époque d’hérésie. « À la fin du XV e siècle, il y avait un inquisiteur au couvent de Bourg, raconte Marie-Claude Vandembeusch. Au XVI e , il y avait encore beaucoup de protestants, mais au milieu du XVII e , il n’en restait que trois familles. »

Alors que leur couvent est gigantesque, les Dominicains n’ont jamais été très nombreux à Bourg : leur effectif n’a jamais dépassé la vingtaine. Leur église fut le monument religieux le plus grand de la ville. Et voilà que l’époque de la Révolution et de la laïcité arrive. Lorsqu’en 1792, les frères sont chassés de leur couvent, ils ne sont plus que six. Le domaine est alors vendu aux enchères, par lots, comme la plupart des couvents à l’époque. L’ordre entier est même supprimé. À cause d’un feu, leur église devient même une place publique.



Après les Dominicains,
les Dominicaines


En 1829, les sœurs de Saint-Joseph rachètent l’ensemble des lots pour 60 000 francs et construisent leur chapelle sur l’emplacement de l’ancienne église. C’est seulement quelques années plus tard que l’ordre des Dominicains est rétabli en France, par le père Lacordaire . « Il est venu à Bourg en 1854, explique Marie-Claude Vandembeusch. Il a rencontré l’abbé Borge, alors aumônier de l’Hôtel-Dieu. De là, ils ont refondé un tiers-ordre dominicain. Parmi eux il y avait une dénommée Mariette Farré, une couturière qui cherchait sa vocation. Le père Borge l’a alors encouragé à organiser un ordre religieux de garde-malade. Et c’est donc depuis 1860 que les Dominicaines sont installées à Bourg. » Assez nombreuses au XIXe siècle (jusqu’à 35), elles ne sont pas plus de 14 aujourd’hui. Durant les années 1960, elles ont subi une sévère chute des vocations. « Alors qu’elles avaient des couvents au Sénégal, en Guadeloupe ou encore à Lyon, elles ont malheureusement dû les fermer, et toutes se rapatrier ici, à Bourg. »

Mais qu’en est-il de leur relation avec le reste de la ville ? « Les Dominicaines sont beaucoup plus appréciées que les Dominicains à Bourg, rit Marie-Claude Vandembeusch. Elles sont moins intellectuelles et plus proches des gens. » Il ne faut donc pas hésiter à pousser la porte du couvent, au fond de l’impasse du lycée.



Florent Regnault




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Ancienne professeur d’histoire, cette catholique pratiquante a écrit un ouvrage sur la mère-fondatrice des Dominicaines, Mère Thérèse. La passionnée d’histoire médiévale a donc été demandée par les sœurs afin d’intervenir sur l’histoire de cet ordre durant ce jubilé.

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