• Vendredi 30 septembre 2016 à 9h45

Frelon asiatique : l’identifier, le signaler, le juguler

L'unique individu observé à ce jour dans l'Ain.

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    L'unique individu observé à ce jour dans l'Ain.

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    A gauche, le frelon asiatique, à droite, le frelon européen.



Octobre 2015 : un premier frelon asiatique était repéré à Pérouges. Depuis, les autorités sanitaires restent en alerte pour éviter sa prolifération et les nuisances que cet insecte introduit accidentellement en 2004 engendrerait sur l’environnement (voir encadré).

Dans une approche préventive, le Groupement de défense sanitaire (GDS) et la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON) viennent de publier une plaquette pour sensibiliser les gens au problème et leur permettre d’identifier la bestiole.

Car cette période d’intersaison se révèle la plus favorable pour détecter les intrus. Au printemps, les fondatrices, qui sont des femelles fécondées, construisent un nid rond, de la taille d’un pamplemousse, appelé « nid primaire ». On peut en trouver dans les tas de bois, à proximité des habitations, mais en général, leur présence passe inaperçue.

Ensuite, les femelles construisent un deuxième nid, de dimensions beaucoup plus importantes, logeant des dizaines de milliers d’individus. Elles l’occupent jusqu’en octobre ou novembre avant, de partir à nouveau créer de nouveaux nids primaires. C’est pour cela que cette période est la meilleure pour détruire d’éventuels nids et éviter la propagation des fondatrices” , détaille Jean-Luc Chevallier, directeur du GDS01.



« Surtout, ne jamais toucher un nid »


Concrètement, si vous pensez avoir détecté un frelon asiatique, essayez de le photographier et contacter le GDS01 ou la FDGDON01. Leurs spécialistes procéderont aux vérifications nécessaires à l’identification formelle de l’animal. « Surtout, il ne faut pas toucher aux nids ou essayer de les détruire. Cela peut s’avérer extrêmement dangereux. En cas de dérangement, ces frelons peuvent piquer par dizaines. Même les protections utilisées par les apiculteurs ne sont pas suffisantes pour s’en prémunir. »

Si un de ces nuisibles est identifié, « le plus souvent autour de ruches ou ils viennent se nourrir d’abeilles », les chasseurs de frelons tentent de capturer un maximum d’individus au filet. Ils les relâchent ensuite un par un, de sorte à ce que l’animal, qui tentera de rentrer à sa base, les conduise au fameux nid. Ce dernier se situe généralement à la cime d’un arbre. Il est de forme ovale, de couleur grise, un peu comme du carton. Il mesure en moyenne 80 cm ! « Et comporte une ouverture par laquelle les frelons sortent et entrent. Elle se situe sur le côté, dans la partie supérieure du nid ».

Pour le détruire, on le perce à l’aide d’une grande perche et on injecte de l’insecticide. Une fois que le produit à fait effet, on veille à détruire ce nid, de sorte à ce que d’autres animaux ne s’intoxiquent pas.

S’il espère que le département restera quelques années encore préservé de ce fléau jugé hors de contrôle sur toute la façade ouest de la France, Jean-Luc Chevallier ne se fait guère d’illusion. « J’ai peur que sa venue soit inexorable. Alors on essaye de ralentir sa propagation jusqu’à trouver un moyen de lutte efficace. »



Plus d’infos sur www.fredonra.com


Étienne Grosjean




Comment  le reconnaître ?


Le frelon asiatique est légèrement plus petit que notre frelon européen. Il est d’allure plus sombre et présente les quatre caractéristiques suivantes :

- Une tête foncée à face orange

- Un thorax noir

- Des « chaussettes » (partie inférieure des pattes) jaunes

- Un abdomen noir comprenant une large bande orangée.

Si vous repérez un frelon asiatique ou si vous avez le moindre doute, contactez au choix :

GDS01 : 04 74 25 09 91 ou gds01@cmre.fr

FDGDON : 04 74 45 47 24 ou fdgdon01@ma01.fr





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Omnivore, le frelon asiatique peut, au cours de sa vie, se nourrir de pollen, de déchets ménagers ou d’autres insectes. Les abeilles figurent en bonne place dans son menu de prédilection. Il les tue et ramène leur thorax au nid. Les ferlons peuvent ainsi considérablement affaiblir les ruches. En plus des pertes directes qu’elles subissent, les colonies se montrent perturbées par les attaques répétées de ce prédateur. Les effets du frelon, conjugués à d’autres problèmes sanitaires (varroa…) ou appliqués sur une colonie affaiblie peuvent conduire jusqu’à la destruction de la ruche.

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