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• Mardi 4 octobre 2016 à 15h30

Rugby - Mercenaire : quand Paki fait son cinéma !

Dans le film, Paki joue un rôle de méchant. A contre-emploi!© J.V.

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    Dans le film, Paki joue un rôle de méchant. A contre-emploi!© J.V.

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    Laurent Pakihivatau endosse un nouveau rôle : acteur. © J.V.

Laurent Pakihivatau endosse un nouveau rôle : celui d’acteur. L’ancien pilier de Grenoble, du LOU et de l’US Bressane va s’afficher sur les écrans des salles de cinéma à partir de mercredi 5 octobre. Dans le film Mercenaire, il campe un agent pas net qui sert d’intermédiaire à Soane (Toki Pilioko), un jeune Wallisien qui brave l’autorité de son père pour venir tenter sa chance dans le rugby de la métropole.


Comme dans un pays étranger


Le réalisateur Sacha Wolff était parti pour faire un film sur les îliens comme les Tongiens ou Samoans avant sa rencontre avec Laurent Pakihivatau. Et puis Paki lui a raconté son histoire, celle du déracinement des jeunes Calédoniens ou Wallisiens qui arrivent en métropole comme on débarque dans un pays étranger. Alors qu’ils sont pourtant Français ! Le réalisateur a décidé de s’intéresser à ce morceau de France situé à l’autre bout du monde. Et à ces jeunes qui rêvent du rugby en métropole. « Je l’ai rencontré par l’intermédiaire d’Antoine Nicoud, joueur côtoyé au LOU, se souvient Paki. Sacha Wolff a trouvé mon histoire intéressante. A l’époque, j’ai décidé de partir car j’étais curieux de la vie et je connaissais la métropole car je venais pour des compétitions d’athlétisme (lancers). Mon père ne voulait pas que je fasse du rugby mais de la boxe. En Calédonie, le rugby était très rude à l’époque ».

 

Une fierté de parler des îles


L’ancien rugbyman est heureux de faire parler de l’endroit d’où il vient. « C’est une fierté car ici, nous n’avons pas d’identité à notre arrivée, reprend Paki. Je veux montrer que Wallis-et-Futuna est français, que cela existe. Quand j’ai débarqué en métropole, on me parlait anglais et me considérait comme un étranger alors que j’ai appris Marie-Antoinette et la révolution ! » A son arrivée en métropole en 1993, il a fréquenté l’Insep avant de mettre le cap sur Rouen où il a joué en Fédérale 3 avant de se faire repérer par Grenoble (1997) et de vivre une carrière en Top 16 et Pro D2. Au cours de sa carrière, le pilier a monté une association Lomipeau pour accueillir les jeunes Wallisiens, leur donner la chance d’être intégré plus facilement. « Quand je suis arrivé, j’étais perdu », répète-t-il. Laurent Pakihivatau veut aussi se servir du film pour appuyer son projet de centre de formation sur place, dans les îles. « J’aimerai que les gamins ne soient pas à l’abandon », lâche-t-il.

 

Un étonnant rôle de méchant


Si Laurent Pakihivatau était un pilier redoutable sur le terrain, l’image que balade Paki en dehors est celle d’un homme souriant et plutôt doux. Alors le retrouver en agent véreux et plutôt méchant peut surprendre… Il rit : « C’est facile de faire le méchant car les situations que je joue dans le film, je les aie vécues. J’ai vu les yeux de mon père… En fait, jouer ces scènes a été une expérience rude. C’était difficile de garder l’intensité, épuisant. Cela fait ressortir des choses mises de côté… » Évoquer ce sujet le touche même s’il finit par retrouver le sourire : « quand j’étais plus jeune, je n’étais pas si gentil que cela et j’ai pris quelques raclées par mes parents ». Avant de noter tout de même : « le rôle de méchant, c’est une image que je n’ai jamais montré à mes enfants ».


Le pilier désormais installé à Pusignan (Rhône) est plus anxieux qu’avant une finale pour la sortie du film. « Je suis confiant mais c’est comme un match, ce n’est jamais gagné, glisse-t-il. C’est un joli film. Quand je l’ai vu au Festival de Cannes, cela m’a fait quelque chose. A la fin, j’ai pris une bonne claque, j’étais en larmes. J’ai revu pleins de chose et j’étais ailleurs, c’était un moment inoubliable ». Plus rude qu’une entrée en mêlée mais en espérant le même résultat que sur le terrain : entendre les applaudissements du public à la fin.


Julien Veyre



Découvrez la bande annonce du film :

Image de prévisualisation YouTube


Et quelques confidences de Paki sur ce projet :


Où voir ce film :

 

Au cinéma La Grenette à Bourg-en-Bresse :

Mercredi 5 octobre (14h; 16h30; 19h; 21h); jeudi 6 octobre (14h30 ; 19h); vendredi 7 octobre (14h30; 19h; 21h) ; samedi 8 octobre (14h; 16h30; 19h; 21h); dimanche 9 octobre  (14h30; 16h30; 19h; 21h); lundi 10 octobre (14h30 ; 19h); mardi 11 octobre (14h30; 19h; 21h).


Au Cinémarivaux à Mâcon :

Samedi 8 octobre à 18h15; dimanche 9 octobre à 18h15


A Lyon :

Cinéma Terreaux, Ciné Cité Internationale UGC et Comoedia


Du rugby au kayak

Le colosse a rangé les crampons depuis quelques années. Après avoir entraîné la réserve de l’USB jusqu’au printemps 2015, Paki coache désormais à plus bas niveau dans son village de Pusignan (2e série). Surtout, il s’occupe désormais de la gérance de la base de canoë-kayak de Longeville, mise à disposition par le comité de l’Ain. « Après y avoir fait des stages avec le LOU et l’USB, j’avais emmené ma famille là-bas et nous aimions ce coin, qui rappelle un peu les îles » glisse-t-il.

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