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• Lundi 24 octobre 2016 à 15h06

Les 140 « sacrifiés » du site Philips de Miribel réclament l’intervention des Pouvoirs publics

Pas de drapeaux syndicaux, ce lundi, à Bourg, mais des salariés choqués par les méthodes de leur direction.

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    Pas de drapeaux syndicaux, ce lundi, à Bourg, mais des salariés choqués par les méthodes de leur direction.

” Sacrifiés” . Sur l’autel du profit. C’est le sentiment qui animait, ce lundi 24 octobre vers 14h, les quelques 80 salariés de l’usine Philips de Miribel, qui manifestaient devant la préfecture à Bourg-en-Bresse en attendant d’être reçus par le représentant de l’Etat.

Au retour des vacances estivales, leur direction leur a appris sa volonté de fermer les deux derniers sites Français de la firme spécialisée dans l’électronique.

230 postes sont directement menacés de disparaître : 140 dans l’Ain, ou l’usine est spécialisé dans la fabrication de luminaire publics et ou subsisterait l’unité Recherche et développement et 90 à Lamotte-Beuvron, dans le Loir-et-Cher.



Un site poutant rentable



Les salariés dénoncent la brutalité de la méthode employée par la direction, qui n’avait selon eux, jamais laissé pressentir pareille décision. Ils expriment leur colère d’être sacrifiés sur l’autel des profits par une entreprise qui affichait 594 millions d’euros de bénéfice en 2015 et dont les sites hexagonaux restent selon eux rentables. « Ces usines vont être délocalisées en Pologne et en Espagne, ou la main d’œuvre coute moins cher », s’offusque Vanina Flores, porte-parole officieuse de la délégation.

Ils attendent des Pouvoirs publics écoute et soutien. « Parce que le dialogue semble impossible avec les représentants de la direction. »



Des indemnités trois fois moindres qu’en 2013



Et espèrent que les conditions de départ envisagées par le groupe s’amélioreront sensiblement. « On nous propose des indemnités trois fois moindres que lors des précédents plans sociaux de Philips », assurent les salariés. A l’image de François Lecocq, agent administratif du secteur expédition muté en 2013 du site logistique de Templemars (Nord) à celui de Miribel, qui explique : « à l’époque, si j’avais préféré partir, j’aurai touché 90 000€ d’indemnités. Trois ans plus tard, alors que j’ai fait l’effort de déménager, on ne propose que 27 000€ ! »

Les manifestant, fédérés derrière le slogan “on lâche rien” espèrent également l’intervention des responsables politique.

Les licenciements sont prévus pour décembre 2017.


Etienne Grosjean



Plus d’infos sur la page Facebook “Soutien aux salariés trahis par Philips”




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