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• Vendredi 4 novembre 2016 à 17h55

Les maires de l’Ain ne veulent pas disparaître

Joël Brunet est le maire de la commune de Château-Gaillard depuis 2008. Il trouve le nouveau format de l'assemblée générale moderne.

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    Joël Brunet est le maire de la commune de Château-Gaillard depuis 2008. Il trouve le nouveau format de l'assemblée générale moderne.

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    « Qu'on nous dise clairement ce qu'on veut faire des communes !»




Les représentants des 410 communes de l’Ain ont rendez-vous vendredi 28 octobre, à Ainterexpo, pour inaugurer le premier Salon des maires, des élus locaux et des décideurs publics, dans le cadre de l’assemblée générale de leur association départementale. Ils ne croiseront pas leur président national François Baroin, premier magistrat de Troyes et ancien ministre, empêché pour cause de campagne électorale de la primaire de la Droite et du Centre. Dommage… Les échanges auraient sans doute été intéressants.



On ne peut pas dire en effet que l’optimisme soit de rigueur parmi les édiles. “J’ai failli ne pas participer ! s’exclame Marie-Pierre Panabière, maire de Lent (1 400 habitants). J’irai sans attendre grand-chose. Juste rencontrer les organismes partenaires au salon, ça, c’est bien, et échanger avec les collègues.” Les raisons de ce manque d’enthousiasme est à rechercher du côté de la réforme des collectivités : “Je suis très sceptique sur l’avenir des communes et des intercommunalités… Baroin, là ou pas là, qu’importe, je ne l’aurai pas interpellé. Ce n’est pas avec ces gens-là que j’ai envie de discuter. Ce sont eux qui font la politique d’aujourd’hui et quand on regarde cette politique… Et puis il y a la réforme. Le regroupement des petits aurait pu être une bonne chose. On aurait pu gagner des services et économiser de l’argent. Ce ne sera visiblement pas le cas. Ce sont des choix politiques et nous ne pesons pas lourds.”




“La proximité, c’est nous !”



Allons voir un peu loin, du côté de Château-Gaillard. Joël Brunet en est le maire depuis 2008. Là encore, le nouveau format de l’assemblée générale plaît : “Il fallait moderniser. Trop long, trop de discours, trop de vœux, il fallait du rythme ! C’est très bien aussi d’associer le monde de l’économie, le rapprocher des élus. Nous travaillons ensemble toute l’année.” En revanche, lorsque l’on aborde la question des attentes d’ordre un peu plus politique, c’est autre chose… “Qu’on nous dise clairement ce qu’on veut faire des communes ! Nos compétences tombent les unes après les autres à cause de la loi NOTre. Nos PLU (plans locaux d’urbanisme) deviennent des PLU intercommunaux, l’assainissement passe à l’intercommunalité. C’est certain qu’avec 100 ou 150 habitants, on ne fait pas grand-chose. À Château-Gaillard, on est 2 000 et la mairie s’occupe de tout. Du boulot pour tel jeune, un logement pour telle famille. On règle les problèmes au fil de l’eau et on a toujours des visiteurs dans nos services. La proximité c’est nous. Faudrait qu’à Paris, ils sortent de leur bulle… J’espère que les nouvelles générations auront droit à d’autres modèles politiques que les nôtres, à gauche comme à droite ! Dans la Plaine de l’Ain, les ordures ménagères sont l’affaire de la communauté de communes. Mais quand il y a un souci, c’est le maire qu’on vient voir.”



« Ce premier salon sera-t-il le dernier ?»



Troisième élu interrogé, Hubert Bertrand, maire de Saint-Genis-Pouilly (10 000 habitants) accorde un nouveau bon point à l’association pour avoir su innover. “Faire ça un vendredi, c’est très bien, ça libère nos agendas. Et puis c’était trop long…” souligne le premier magistrat gessien avant d’ajouter un léger bémol : “Je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’avenir d’un tel salon… Le rôle du maire est tellement malmené. Peut-être est-ce la fin d’un parcours…” Hubert Bertrand participera à l’assemblée générale pour dire que “la loi est la négation de l’occupation des territoires par les citoyens à travers leurs élus de proximité que sont les membres des conseils municipaux.” L’autre intérêt du nouveau format est selon lui “de sortir des éternels sujets qu’étaient les gens du voyage, la baisse des dotations… La vraie interrogation, c’est le mode de représentation des territoires ! J’aborderai la question même si je n’attends pas vraiment de réponse à cette occasion. Et puis participer aux travaux reste un plaisir. Rien que pour écouter René Dulot, président de la commission des vœux (maire de Chazey-sur-Ain depuis 1977), j’en serai !”


Jean-Marc Perrat







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