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• Jeudi 10 novembre 2016 à 11h55

Oyonnax - Le François, le monument aux morts et la stèle de l'ancien cimetière… “Histoires”... de se souvenir

Le "François" reste le monument à la gloire de nos morts pour la France. Il est aujourd'hui dans le nouveau cimetière d'Oyonnax.

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    Le "François" reste le monument à la gloire de nos morts pour la France. Il est aujourd'hui dans le nouveau cimetière d'Oyonnax.

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    La stèle de l'ancien cimetière rappelle le sacrifice de nombreux concitoyens, connus ou inconnus.

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    Sur le nouveau parvis du monument dans le Parc rené Nicod, le dallage forme une Croix de Lorraine. Une banderole mémoire aux victimes des récents attentas est aussi fixé sur le monument


La place René-Nicod-d’Oyonnax vient d’être totalement rénovée jusqu’au pied du monument aux morts des trois guerres. Le 11-Novembre prochain, les Oyonnaxiens découvriront “ce nouveau lieu de mémoire”.

Ce lieu de mémoire aux morts pour la France de l’atroce et meurtrier premier conflit mondial n’a pas toujours été dans la configuration qu’on lui connaît aujourd’hui.

Refaisons dont l’historique de ce monument à la gloire des disparus oyonnaxiens et des autres momunents qui ont émergés ensuite.





Le François


Dans le cadre d’une délibération du Conseil municipal d’Oyonnax en date du 23 juillet 1896, la municipalité et un comité d’anciens militaires s’entendent pour l’érection d’un monument à la mémoire des morts de la guerre de 1870.

Le financement est assuré par souscription et par une subvention de la municipalité (à hauteur de 1 000 francs) pour un montant minimum de 5 000 francs. Une sculpture représentant un fantassin est finalement inaugurée le 29 mai 1898 à droite de la mairie de l’époque (ancienne maison Brunet) regard tourné vers le sud en direction de la Grenette, dominant de son haut piedestal blanc.

Il fut rapidement nommé “Le François” par la population et fut restauré une première fois en 1988 par Alain Coutty. La statue du François a été déplacée dans le nouveau cimetière en 1950 pour laisser la place à l’actuel monument, qui à son tour vient de faire l’objet d’une rénovation.

C’est au pied de ce François que les maquisards de l’Ain, descendus clandestinement sur la ville d’Oyonnax le 11 Novembre 1943, au nez et à la barbe des Allemands défilèrent en marchant au pas, au son du clairon avec le drapeau français en tête. Ils déposent là une gerbe en forme de Croix de Lorraine : “Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18′. Ce geste de resistance restera emblématique. Après-guerre, Oyonnax sera récompensé de la médaille de la résistance, qui figure d’ailleurs sur son blason.




Le monument aux morts des trois guerres


Louis Bollé, maire d’Oyonnax, annonce à la population lors d’un discours le 14 juillet 1919, qu’il souhaite la construction d’un monument honorant les “Poilus” de la grande guerre.

Cette déclaration faite en pleine campagne électorale ne plaît pas à tout le monde et après l’élection de René Nicod en 1919, les choses traînent tellement qu’il faudra attendre 1948 pour qu’il soit érigé à la place actuelle ; et inauguré le 6 juin 1948.

Il a pu être réalisé, grâce à une souscription et une subvention municipale ici encore. C’est le sculpteur Charles Machet (1), qui s’est vu confier l’ouvrage massif. Il représente et honore les “Lignards” de 1870, les “Poilus” de 1914-1918 et les maquisards de 1939-1945. Il prit la place du “François” et dominait le cénotaphe où repose le corps d’un maquisard capturé près d’Oyonnax et torturé puis tué à Siège.





Stèle


Dans l’ancien cimetière, très caractéristique du fait de sa forme ronde, une stèle a été installée sur la droite de l’entrée en 2005. Le chemin qui y mène est fait de pierres et permet d’admirer la simplicité de ce monument en marbre noir s’appuyant sur deux piliers en béton croisés. Il est destiné à se souvenir de 41 noms inscrits, de 260 Oyonnaxiens morts pendant la grande guerre et de dix soldats inconnus.

La reconnaissance de nos jeunes morts pour la France est un moyen de ne pas oublier le sacrifice de ces jeunes hommes qui ont donné leur vie pour que nous puissions continuer à être une nation unie et solidaire devant toutes les péripéties de la vie.



Claude Bustin, clp


(1) Charles Machet, peintre et sculpteur né en 1902 à Izieu et décédé en 1980 est aussi connu pour avoir réalisé le mémorial des maquis de l’Ain et de la Resistance, dit le mémorial du Val d’enfer à Cerdon.








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