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• Jeudi 22 décembre 2016 à 18h48

Bourg-en-Bresse - Des Burgiens s'opposent à l'évacuation d'une vingtaine de migrants d'un centre social

Les habitants, les militants, et les migrants,ont tenu une "AG" cet après-midi dans le centre social.

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    Les habitants, les militants, et les migrants,ont tenu une "AG" cet après-midi dans le centre social.

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    Le directeur du pôle social a expliqué, que son équipe et lui, ont agi envers les migrants par devoir. "La solidarité ça doit s'incarner. Nous autres travailleurs sociaux, sommes des gens de chair, sensibles. Nous n'acceptons pas de laisser des gens dormir dehors par moins 3 degrés".

Le centre social est à nous les habitants. Ces gens, on ne les renverra pas dans la rue. Ils n’ont pas leurs papiers, et alors ! Ce sont des humains“.  En se levant avec colère de sa chaise, cette femme à la chevelure blonde a résumé en une phrase, le sentiment partagé par des dizaines d’habitants, du quartier de la Croix-Blanche et d’autres quartiers de Bourg-en-Bresse. Les dix-sept migrants hébergés depuis mardi 13 décembre au Pôle social Amédée Mercier, ne quitteront donc pas les lieux. Les tutelles (CAF, Mairie, Conseil départemental) ont fait comprendre il y a deux jours aux éducateurs sociaux que cet hébergement d’urgence n’est pas couvert par l’assurance du centre. Le Collectif d’aide aux migrants a donc eu consigne de faire évacuer les lieux ce jeudi 22 décembre. Inimaginable pour les militants et les habitants usagers du Pôle. Une assemblée générale, réunie cet après-midi, a donc décidé le maintien des hommes, femmes et enfants, dans les locaux.


Solidarité


La solidarité des habitants du quartier – principalement des Français d’origine immigrée, de toutes générations – envers les migrants, “est exemplaire“, souligne le directeur du Pôle Amédée Mercier, Jean Meyer. Des femmes de différents quartiers de la ville se relaient pour préparer des repas (petit-déjeuner, déjeuner, dîner) et les distribuer chaque jour aux migrants, mais aussi à d’autres demandeurs d’asile logés au foyer Jean Renoir et dans un hôtel. Un planning a été dressé jusqu’à la fin janvier, établissant des tours de permanence entre quelques 300 personnes ! “Ces habitantes cuisinent avec des produits qu’elles achètent. Il n’y a pas de cagnotte commune, d’aide financière. Elles paient avec leur argent. C’est de la pure générosité“, explique Amina, une jeune femme. Une association locale de musulmanes, “Bourg’en Elles” s’est engagée aux côtés du Collectif d’aide aux demandeurs d’asile depuis l’existence du squat évacué, rue des Prés de Brou. Des militants chrétiens se sont aussi mobilisés, comme de nombreux non croyants. “Que l’on ait des convictions religieuses ou pas, nous sommes des femmes, des hommes, indignés par le fait que les autorités de notre pays ne viennent pas au secours de ces demandeurs d’asile“, déclare Amina.

Ces citoyens militants ou simples habitants sont déterminés à ne rien lâcher tant qu’une solution d’hébergement pérenne ne soit apportée par l’Etat.


Philippe Cornaton

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