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• Jeudi 5 janvier 2017 à 14h00

Bourg-en-Bresse - La monnaie locale devrait être lancée en 2018

A la place des euros, une monnaie "burgienne" pourra être employée en 2018.

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    A la place des euros, une monnaie "burgienne" pourra être employée en 2018.

L’idée a germé il y a un an au sein de la commission économique des Colibris 01. Pourquoi pas une monnaie locale sur le bassin de vie de Bourg ? Depuis juillet 2014 et la loi économie sociale et solidaire qui leur donne une base légale, le rythme d’émergence des monnaies locales s’est accéléré. Il en existe onze sur la région Auvergne Rhône-Alpes, parmi elles, la Gonette à Lyon, l’Elef à Chambéry ou encore le Lien à Saint-Etienne. À Bourg, un noyau d’une petite dizaine de personnes, s’est constitué. Pour se renseigner sur ce qui se fait ailleurs et sensibiliser localement sur un tel projet. Les retours ont été plutôt encourageants donnant aux initiateurs l’envie de poursuivre. Des élus des communautés de communes ont été sollicités et rencontrées et, depuis son lancement, la commission de départ s’est étoffée et diversifiée.

Une adhésion de 10 €

Colibris a été l’incubateur de l’affaire, mais aujourd’hui la nouvelle association « pour la monnaie complémentaire Bresse Revermont » vole de ses propres ailes. Une assemblée générale constitutive s’est tenue le 14 décembre dernier. Les statuts ont été adoptés, une trentaine de membres ont déjà adhéré (10 €). La réunion d’échanges a permis de faire un tour d’horizon des modalités et du calendrier à mettre en place avant le lancement prévu en 2018. L’ambition est claire : il s’agit de développer des échanges marchants en circuits courts et en économie circulaire sur la base d’une charte éthique et écologique partagée. Dans la pratique, rien de bien compliqué : l’association propose à ses adhérents de convertir leurs euros en monnaie locale pour les utiliser chez des prestataires qui adhèrent au projet. L’argent collecté est placé sur un compte dans une banque solidaire, il sert à aider des projets, comme, par exemple, l’aide à l’installation d’agriculteurs.


Une centaine de prestataires espérés


« On a eu les conseils très avisés des promoteurs de la Gonette sur Lyon qui ont structuré leur affaire depuis deux ans », indique Hubert Guillet, l’un des pionniers du groupe de travail à Bourg. Un tel projet demande le soutien des politiques du territoire. Pour qu’il soit véritablement opérationnel, il faut aussi qu’une centaine de prestataires adhèrent au projet sur la base de circuits courts (un rayon de 50 à 80 km). C’est la bonne échelle pour une économie circulaire qui, pour bien remplir son rôle, doit concerner un territoire d’environ 100 000 à 120 000 habitants, soit la population de la future grande agglo de Bourg. L’association a déjà travaillé sur la communication. Elle s’est déjà dotée d’un site internet d’un facebook. Elle s’est structurée en quatre commissions de travail : les consom’acteurs, les prestataires, les institutionnels, la communication. Le nom de la nouvelle monnaie n’est pas encore trouvé, plusieurs propositions ont été faites, il fera peut-être l’objet d’un concours. « On a tout 2017 pour bien se préparer et on est résolument optimisme », se réjouit Hubert Guillet.

A.L

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