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• Mercredi 11 janvier 2017 à 12h00

Viriat - Claude Laurent : "Le pape François en appelle à la responsabilité des élus"

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Un pèlerinage, ce n’est pas un voyage ni d’étude, ni touristique. “Péleriner”, n’est-ce pas plutôt aller à la rencontre des autres, de l’Autre, de soi-même aussi. “Péleriner”, n’est-ce pas finalement un temps de confrontation avec une inévitable remise en cause personnelle. “Péleriner”, c’est une démarche volontaire qui n’engage que son auteur. Lequel n’est représentatif que de lui-même. Les motivations lui sont propres. Elles peuvent varier d’une personne à l’autre.

En participant au pèlerinage des élus de la Région Auvergne Rhône-Alpes à Rome à l’initiative du cardinal Barbarin, Claude Laurent avait tout cela en tête. Ainsi, il affirme sans détour : “Une messe par jour dans un pèlerinage, c’est normal, même si d’autres ont trouvé cela un peu lourd”. Un pèlerinage n’a donc rien à voir avec une bonne occasion.


Parce que la bonne occasion, c’était pouvoir visiter Rome, l’Histoire d’une richesse exceptionnelle. C’était pouvoir surtout rencontrer le Pape François. “Un homme d’un rayonnement, qui dégage quelque chose”. Claude Laurent n’arrivera pas à définir davantage ce côté exceptionnel.


Dialogue


La salutation du Pape fut courte, mais dense. Une phrase le montre : “Indéniablement, la société française est riche de potentialités, de diversités qui sont appelées à devenir des chances, à la condition que les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité ne soient pas brandies de manière incantatoire, mais soient approfondies et comprises en référence à leur vrai fondement, qui est transcendant”.

De l’ensemble des propos de Pape, Claude Laurent retient “l’attitude du dialogue, sans la soumission, sans réactions molles “engageant” à prendre de bonnes décisions sans lâcheté, ni électoralisme”. Le Pape en appelle à “la responsabilité des élus qui doivent développer l’esprit de citoyenneté qui accompagne le bien vivre ensemble, tout comme, par exemple, l’accueil des migrants, dans la limite des possibilités”.


D’autres rencontres ont aussi marqué Claude Laurent. Ainsi, le cardinal Pell, ministre des finances a développé la nécessité de transparence dans les comptes publics, nécessité qui doit s’appliquer aussi à l’État Vatican. Le cardinal Gallagher, responsable aux affaires étrangères, supervise ainsi les voyages du Pape. Lesquels sont nécessairement des réponses aux invitations, ce qui laisse donc des possibilités de choix. Attendu aussi le cardinal Tauran qui préside le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Bien sûr, le mot important dans cette dénomination est le mot “dialogue” qui est la seule voie possible. Mais Claude Laurent a ressenti “un discours pessimiste”. Les belles idées, les bonnes actions sont confrontées aux problèmes concrets de la vie quotidienne. Et le Pape n’est-il pas “le seul qui a la capacité morale de parler au monde entier au nom des chrétiens de Rome. L’Islam par exemple n’a pas une telle représentativité. Qui dit dialogue, dit deux interlocuteurs. Il faut arrêter les discours lénifiants sur l’Islam”.


À travers toutes ces rencontres, tous ces échanges, Claude Laurent dit “s’être trouvé conforté dans son rôle d’élu” tel qu’il le conçoit et entend poursuivre sa tâche dans le même esprit.


A. Ravot

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