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• Mardi 17 janvier 2017 à 16h57

Gens de Bourk - Arafat Gorrab, coach du "sixième homme" de la JL

A chaque match de la JL Bourg à domicile, Arafat chauffe Ekinox.

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    A chaque match de la JL Bourg à domicile, Arafat chauffe Ekinox.


Son visage est plus familier que celui des joueurs. Pourtant ses performances, il ne les réalise pas sur le parquet d’Ekinox… mais au bord ! Arafat Gorrab est le speaker de la Jeunesse Laïque (JL) Bourg Basket. Derrière son pupitre, à droite de la table de marque, avec trois ordinateurs portables sous les yeux, il orchestre l’ambiance de la salle les soirs de matches. Son rôle est essentiel : amener le public à être le sixième homme derrière son équipe, et assurer le spectacle. “Que la JL ait gagné ou pas, il faut que le spectateur reparte content de sa soirée, dit-il, car le créneau du club c’est sport et spectacle”. Présentation des équipes, jeux, anniversaires, séance de claping, numéro de danse, animations avec les partenaires sponsors, etc., sourcilleux du moindre détail, Arafat suit un “conducteur” – un déroulé de la soirée – réglé à la seconde près. “La seule chose que l’on ne peut pas prévoir, c’est le scénario du match”, s’amuse l’animateur. Pour meubler les temps morts, il improvise ! Pour cela, Arafat peut compter sur sa connaissance parfaite de ce sport. Ce Burgien “pur jus” vit et pense basket depuis l’âge de 13 ans. Il a porté les couleurs du GS Carriat plusieurs saisons de suite, mais c’est surtout dans la tenue d’arbitre qu’il a excellé. Difficile de le prendre en défaut quand il explique une décision d’arbitrage.


Elans


Chauvin, le speaker l’est forcément. Au micro, Arafat veille cependant à maîtriser ses élans, “à ne pas dire de gros mots”, notamment. Cela lui est arrivé une fois, “et des gamins s’en souviennent encore”, confie-t-il un peu honteux. Il exulte néanmoins quand avec son aide et le concours du public qu’il a su mobiliser, la JL renverse des situations de jeu apparemment désespérées. Ce fut le cas mardi 20 décembre face à Aix-Maurienne, avec une victoire arrachée dans les prolongations au terme d’un match “fou”. “C’est dans ces rencontres où la JL est au coude à coude avec son adversaire que le public burgien est très bon, souligne-t-il. Quand l’équipe mène avec un avantage considérable, on l’entend beaucoup moins”. Le speaker réfute les critiques sur le manque d’enthousiasme, de passion, des spectateurs. “L’équipe a le public qu’elle mérite. Si le basket est bon, il l’est aussi. À l’inverse, si le jeu est mauvais…”.

Arafat Gorrab n’était pas prédestiné à “chauffer”, animer une salle de basket professionnel. Il a découvert ce “job” presque par hasard, à une époque où il s’illustrait derrière les platines des boîtes de nuit, ou dans des soirées privées. “J’étais Disc-Jockey. Laurent Tissot, le manager de l’équipe de l’époque m’avait repéré pour me demander de dépanner le club sur 3 ou 4 matches. J’ai accepté tout en précisant que je n’en ferai pas plus”. C’était il y a dix-huit ans… En 2006, il est devenu salarié du club, grâce encore au même Laurent Tissot. “Il cherchait quelqu’un pour s’occuper de la logistique de l’équipe pro, gérer ses déplacements”. Arafat a laissé son emploi chez Decathlon pour entrer dans l’univers du basket professionnel. Depuis, en plus de “chouchouter” les basketteurs, il a pris une mission supplémentaire : préparer le dispositif “match spectacle” à Ekinox.



Ami


Arafat est une véritable “nounou” pour les “pros” de la JL. Il lui revient, de leur trouver la voiture adaptée à leur taille (pas toujours évident pour des “géants” de plus de 2 mètres), de dépêcher en urgence le plombier ou l’électricien au domicile des joueurs, pour des petites réparations, de faciliter leurs démarches administratives, de choisir le mode de déplacement le moins fatiguant pour les matches à l’extérieur, etc. Une mission ingrate mais essentielle pour que les basketteurs se sentent dans le club bressan comme chez eux. “Un joueur qui est bien dans sa vie quotidienne sera en condition pour réussir son match, marquer des points”, affirme-t-il. Pour la plupart des joueurs passés par la JL, Arafat n’était qu’un salarié parmi d’autres. Mais pour d’autres, comme Cedric Ferchaud, Jérôme Sanchez, Ludovic Chelle, ou Christophe Denis et Fabrice Courcier côté entraîneurs, il est devenu un ami.

Il est une autre “équipe” sur laquelle le speaker de la “Jeu” porte un regard bienveillant et attendri, c’est… sa petite famille. Ses deux fils, Aloïs et Anton ont multiplié les dessins et autres petits mots affectueux dans le bureau de leur papa pour être tous les jours auprès de lui, même quand il se déplace partout en France. Le 7 juillet 2017 marquera un autre événement important dans la vie de ce fils de Tunisiens : son mariage. Et là, le seul moment où il prendra le micro, ce sera pour prononcer un “oui” déterminé à sa future épouse !



Philippe Cornaton




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