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• Jeudi 19 janvier 2017 à 7h36

Loup : il est passé par ici… Il repassera par là ?

L'hypothèse que les loups colonisent un jour les montagnes de l'Ain semble probable. Mais personne ne peut prédire quand.

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    L'hypothèse que les loups colonisent un jour les montagnes de l'Ain semble probable. Mais personne ne peut prédire quand.

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Alors que le loup grignote des territoires, des Alpes du sud aux Vosges en passant par le Jura ; alors que ses populations se densifient, notamment chez nos voisins savoyards, sa présence dans le département reste confidentielle.


Quelques attaques de bétail ont été observées, comme en 2003 dans le Bugey, mais celles avérées se comptent sur les doigts des mains.

Pourtant, l’animal est régulièrement identifié, notamment sur des photos, aux portes de l’Ain. Ce fut le cas à St-Amour (39) en 2015 ou encore à Mijoux, commune à cheval sur l’Ain et le Jura en 2012. Un cadavre de canis-lupus a même été retrouvé à Péron en 2009. Mais sa discrétion laisse à croire qu’il rechignerait à franchir plus avant la frontière administrative, alors que les territoires présentent sensiblement les mêmes de milieux que chez nos voisins.

“Le hasard”, estiment les experts. « Le loup colonise les territoires par banc. Il quitte la meute vers 2 ans. Certains se contentent de s’éloigner un peu, d’autres s’en vont très loin. On ne connaît pas les facteurs écologiques qui font qu’ils restent ou pas », reconnaît Éric Marboutin, un des experts de l’Office national et de la faune sauvage.

Et à François Cognat, président de la société d’économie montagnarde de l’Ain de confirmer « un passage indéniable » et de suspecter l’animal de traverser le massif plus souvent qu’il n’y paraît. « Nous avons eu connaissance en 2016 de plusieurs troupeaux “assauvagés” ».



Moutons, vaches et même chevaux, dont trois ont trouvé la mort dans un élan de panique. « On ne peut pas assurer qu’ils ont été effrayés par des loups, mais il semble peu probable qu’il s’agisse de chiens errants. Parce que les chiens, en général, ne s’éloignent pas autant des espaces habités. Ils s’aventurent peu sur la haute chaîne et les bergers les repèrent assez facilement. Le loup est un animal très intelligent et beaucoup plus discret. »

La hantise des éleveurs serait que des meutes se sédentarisent. « On voit comment cela se passe, pour nos collègues, notamment dans les Alpes. C’est infernal pour les bergers. La présence de meutes et le pastoralisme ne sont pas compatibles. »



L’éleveur veut rester confiant mais appelle une grande vigilance. De mise à en croire Éric Marboutin. « Parce que si on ne peut pas dire, scientifiquement, que l’arrivée de meutes dans l’Ain est inéluctable, plus le temps passe, et plus la probabilité que certains animaux s’y sédentarisent augmente. »



Étienne Grosjean



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