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• Jeudi 23 mars 2017 à 10h00

À Treffort, ils ont choisi de monter une ferme maraîchère en permaculture

Rémi Rufer dans la serre ou les jeunes plants sont produits sur un lit de compost chaud.

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    Rémi Rufer dans la serre ou les jeunes plants sont produits sur un lit de compost chaud.

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    Le premier travail a consists à remodeler la topographie du terrain pour optimiser l'utilisation de l'eau, favoriser la biodiversité et la constitution d'humus sans intrants chimiques.

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    Vincent Gatineau (à gauche) suit actuellement une formation agricole avant de rejoindre son futur associé, Rémi Rufer, sur la ferme.

Un charmant vallon, au pied du Revermont. Des prairies bocagères entrecoupées de bosquets où le murmure du ruisseau se mêle aux chants des oiseaux.

C’est ici, au Mas Tabouret, à Val-Revermont (ex Treffort-Cuisiat) que Rémi Rufer a posé valises et famille il y a 5 ans de cela. Une vieille ferme à retaper et le terrain attenant. « À peine 1 ha ». Un grand jardin pour beaucoup. Une mini-ferme dans son esprit et celui de son futur associé : Vincent Gatineau.

Deux trentenaires qui ont choisi de plaquer leurs jobs, qui dans une association environnementaliste, qui dans un établissement de soins pour créer, depuis deux ans, une exploitation basée sur deux activités : l’élevage de volailles de races anciennes et le maraîchage en permaculture (voir par ailleurs). À cela s’ajoute un petit verger. « Il s’agit d’une démarche de culture en sol vivant. C’est-à-dire que nous ne pratiquons ni labours, ni bêchage. Cette technique consiste à favoriser la biodiversité et la résilience de l’écosystème, de sorte à ce que les petites bêtes assurent elles-mêmes le travail du sol. En résumé, notre rôle est davantage de nourrir la terre que de s’occuper des légumes », s’amuse Rémi Rufer.


Une équilibre à trouver


Ainsi, les grenouilles qui batifolent dans la mare éliminent les limaces. Les mésanges attirées par les nichoirs jugulent les populations de chenilles…

Le premier travail a consisté à remodeler la topographie du terrain, de sorte à constituer des creux et des buttes favorables à l’usage optimal de l’eau et la formation d’un humus nourricier. Les sols, dans lesquels choux, artichauts, salades, tomates… pousseront, sont la plupart du temps couverts : soit par la végétation dense, soit par un paillage de foin ou de bois fragmenté.

Un bon plan pour limiter le désherbage tout en conférant aux sols l’aération et la fertilité requises à la croissance des légumes. Une armée de micro-organismes, champignons, insectes et autres vers s’y attellent en complémentarité. Quatre-vingt-dix variétés de 40 genres, pour la plupart anciennes (melon de Bresse…) sont ainsi produites. Une partie des cultures, notamment les jeunes plants, est pratiquée sous serres.



Un travail manuel, pas très physique pour autant


« Cela demande d’être précis et soigneux. Tout le travail se fait à la main », détaille Rémi, un minuscule semoir à la main. Nulle machine ici. Pas même un tracteur. Un labeur physique. « Mais pas nécessairement plus qu’avec les techniques conventionnelles. L’essentiel du travail consiste à réfléchir aux sols, au calendrier des plantations, aux associations végétales, aux types de semences utilisées… On doit pouvoir anticiper sur nos rotations, sachant qu’avant de semer, il faut pailler le sol pendant un mois et demi. »

Les deux associés estiment qu’il leur faudra encore trois ans pour atteindre leur vitesse de croisière et proposer 100 paniers par semaine à la vente, plus les volailles vendues vivantes et les plants potagers Bio issus du Mas Tabouret. Pas de quoi faire fortune. « Ce n’est pas notre objectif », mais de se mettre d’équerre avec leur philosophie socio-écolo ou la qualité prévaut sur la quantité.

Ils comptent sur la clientèle locale. Les légumes pourront être achetés par abonnement, sur leur site internet, dans une moindre mesure sur les marchés. « Nous envisageons aussi des cueillettes à la ferme (…) Le contact avec les clients nous paraît important. »

Leur démarche se veut globale : économique, environnementale et sociale. « Il ne s’agit pas seulement de vendre des produits ou de l’environnement, mais du bien commun. Par exemple en organisant des visites, des formations. Il s’agit d’un acte militant de notre part et de celle des clients. »


Les inscriptions pour acheter les paniers ouvriront en avril. Déjà, la ferme du Mas Tabouret propose ses volailles vivantes (y compris des poussins éclos sur la ferme) et coanime, une fois par mois, sur abonnement, des formations à la gestion du potager en permaculture, dont la prochaine session est prévue le 25 mars.



> Plus d’infos : page Facebook
> Site : http://www.lafermedumastabouret.fr/


Étienne Grosjean



Permaquoi ?


En simplifiant, la permaculture peut se définir comme un système de production végétale qui s’inspire de la nature, en économise les ressources, encourage la biodiversité, vise à favoriser l’équilibre des sols et de la vie. C’est une technique d’agriculture durable. Parmi les pratiques les plus connues : la couverture alternative des sols, soit par la végétation, soit par des paillages. L’objectif est de créer ou d’entretenir un environnement sain et autosuffisant.


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