vive le PSG Qatari !

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Pas besoin d’être ni un grand sportif, ni un supporter, ni même un amateur ordinaire des grandes compétitions de foot, pour pronostiquer la victoire en ligue 1 du PSG… Victoire en 2012 sans doute et pour plusieurs années à suivre ! Grâce aux pétro dollars Qataris, rien ni personne ne résiste plus au club qui attire les Beckham et autre Ancelotti à coups de salaires faramineux comme la confiture …les guêpes ! On a longtemps railler les clubs français incapables de briller vraiment au palmarès des grandes compétitions internationales. On verra bientôt le changement puisque les victoires s’achètent non pas comme les arbitres mais à force de recrutements onéreux. Il faut y mettre le prix, et quel prix !
ce sport business fait bien tousser ici où là, mais les supporters du PSG préfèrent le succès aux défaites et il y a fort à parier que l’opinion publique se fera vite une raison en applaudissant au palmarès, argurant qu’il nous faut les meilleurs si on veut réussir… Et en politique ou dans les grandes entreprises qui créent des emplois, on n’a pas besoin des meilleurs ? Dire qu’on fustige souvent les salaires ridiculement bas en comparaison des footballeurs, de nos hommes politiques ou autres grands patrons. Aucun abus n’est en ce domaine tolérable mais de fait, dans l’économie comme dans la vie politique, on a aussi besoin des meilleurs qui décident aussi de notre avenir. Et aujourd’hui, les meilleurs, il ne sont bien souvent ni dans l’industrie ni en politique mais dans la finance internationale ! Tant pis pour nous qui préfèrons le foot business et autres spectacles !

Retrouver confiance

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Nous pourrions évoquer ici sous forme de bilan 2011 le calamiteux taux de chômage qui a encore progressé en novembre ! 30 000 chômeurs de plus en un mois avec un taux jamais atteint depuis 12 ans ! Nous pourrions trembler devant les risques d’explosion de la zone euro qu’envisagent certains économistes sans qu’on sache bien s’ils les craignent ou les souhaitent ! Nous pourrions lire dans l’appel aux dons des Restos du Cœur (5 à 8 % de personnes supplémentaires accueillies dans les centres depuis le début de la campagne), le signe d’une fragilisation croissante de notre société. Oui, nous pourrions dire et crier à propos de toutes ces actualités qui ont en commun d’être grises et douloureuses, sans parler de tous les drames à l’étranger dont nous sommes des témoins impuissants… Ainsi pourrions-nous sans effort, entretenir cette flamme de l’inquiétude qui nous caractérise tant !
Las du catastrophisme ambiant, l’éditorialiste ne participera pas dans ce dernier numéro de l’année, à ce concours d’autodérision et de lamentations collectives. Non pas qu’il faille préserver le climat du réveillon de la Saint-Sylvestre ou chausser des lunettes roses pour ne pas voir la réalité. Mais c’est au moment où l’hiver s’installe (22 décembre) que l’ensoleillement reprend sa course en avant !
Dans une tribune publiée en début de semaine dans Le Figaro, cinq présidents de filiales de grandes sociétés multinationales installées en France (*) ont signé un cri pour « que les Français retrouvent confiance en l’avenir ». Ils connaissent bien ces dirigeants, les lourds nuages économiques et sociaux qui obscurcissent notre ciel. Dans le même temps, ils soulignent nos qualités : « intelligence, savoir, esprit d’initiative et d’innovation, créativité, adaptabilité…  » Sans oublier « une démographie dynamique, un système d’éducation et de santé de grande qualité, un dispositif de solidarité unique au monde » qui nous permettent de ne pas laisser se creuser les inégalités autant qu’ailleurs… « N’en jetez plus », serait-on tenté de leur répondre.
Dirigeants d’entreprises mondialisées, ils sont pourtant bien placés pour juger comparativement de nos atouts et ils le font à l’issue d’un colloque annuel sur les « États de la France ». Et si en 2012, nous adoptions la résilience ? Et si comme un malade qui croit à sa guérison, nous trouvions les forces pour nous relever ? Et si, conscients de la brutalité du monde, nous faisions de nos difficultés des forces ? Des économies pour moins de dettes et plus d’indépendance ! Plus d’Europe pour plus de dynamisme économique ! Plus de réformes pour plus d’efficacité sociale ! Des efforts pour plus de solidarité !
Nous sommes les champions du monde du pessimisme et du défaitisme. Mais l’optimisme qui n’est en famille ni avec l’illusion ni avec la naïveté, est une autre flamme olympique autrement plus utile à ranimer. L’optimisme est le père du courage et de l’avenir. Bonne année à tous et d’abord à ceux qui ont besoin de notre solidarité.
(*) « Passer de la défiance à une société de confiance » Tony Blanco (Barclays Bank), Clara Gaymard (General Electric), Christophe de Maistre (Siemens), Christian Nibourel (Accenture) et Robert Vassoyan (Cisco)

Appelé par son nom

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On ne connaît pas précisément les résultats du recensement que César Auguste ordonna entre 6 et 8 années « avant notre ère », comme disent ceux que l’expression « avant Jésus-Christ » dérange.
Les historiens parlent d’un empire romain de quelque 50 millions de personnes, sans compter les habitants de toutes les provinces annexées. Parmi celles-ci, figurait le royaume d’Hérode l’Ancien qui comprenait la Judée et donc Bethléem.
Sur toute la surface du globe, il n’y avait paraît-il que 250 millions d’habitants à cette époque, c’est-à-dire 28 fois moins qu’en 2011 qui a vu naître le 7 milliardième citoyen du monde. Mais le nombre d’êtres humains vivants ne change rien à l’affaire. Nous pourrions bien être 9 milliards comme on nous le promet d’ici 40 ans, ce serait toujours le même signe offert à tous : c’est à l’occasion d’un recensement qu’eut lieu une naissance apparemment très ordinaire mais qui allait avoir de telles conséquences qu’une nouvelle ère fut inaugurée. Un recensement « chacun dans sa ville » d’origine, comme le dit l’évangile de Luc, et qui a exigé de Joseph qu’il se mette en route avec sa jeune épouse enceinte, pour être inscrit sur un registre par son nom, à la suite de ses ascendants. Quand bien même César Auguste poursuivait-il d’abord des objectifs politiques et économiques, il n’empêche que l’édit impérial permit à chacun des habitants d’être appelé par son nom et inscrit dans une histoire.
Beau clin d’œil de la Providence qui fit naître Jésus de Nazareth à… Bethléem, au cours d’un déplacement familial. Parce que tout déplacement met en mouvement, et pas seulement le corps. Parce que tout recensement reconnaît une identité originale à chacun… Tout est dit ou presque dans ces premiers signes du christianisme : chacun est un être unique et sacré, invité à sortir de chez lui pour prendre place parmi les autres. Tout homme, toute femme est un être attendu au-delà de ce qu’il imagine et utile à toute la communauté humaine. Mais beaucoup meurent de ne pas le savoir. Que l’on soit 250 millions d’humains qui pour la plupart s’ignoraient, ou 7 milliards dans un monde interdépendant et solidaire comme jamais, c’est cette même espérance qui nous manque souvent. Ce même manque de foi en soi, en l’avenir, dans les autres… Ce même goût pour aller de l’avant.
« Le monde devient si délicat qu’il faut le prendre avec des gants parfumés », disait déjà saint François de Sales au XVIIe siècle. De ce point de vue, la situation n’a guère changé ! Nous sommes 7 milliards d’humains capables de prouesses technologiques ou scientifiques inimaginables, mais toujours aussi fragiles et inquiets pour mille et une raisons qui nous brouillent le regard et nous empêchent d’apercevoir cette étoile qui indique un chemin. Non pas qu’elle ne brille pas ! Mais elle se laisse chercher et on ne la voit bien qu’avec le cœur, comme dirait Saint-Exupéry. Encore faut-il se mettre en route et se laisser appeler par son nom… Bon Noël !

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< Notre corps social est-il à ce point fragile qu'il n'est pas possible de faire un diagnostic public des maux dont il souffre ? Comme un malade qui refuserait de lire le bulletin de santé que lui tend le médecin. Nicolas Perruchot, député Nouveau centre, vient d'en faire l'amère expérience avec un rapport parlementaire enterré avant même d'avoir été publié ! Il faut dire que l'intrépide élu du Loir-en-Cher a voulu s'attaquer à un sujet explosif : le financement des syndicats patronaux et salariés ! Le gouvernement avait tenté de l’en dissuader. Les organisations syndicales de leur côté n’y voyaient évidemment qu’un « acte de défiance » et des « motivations malveillantes » ! Six mois plus tard, exit le rapport, aux oubliettes la tentative de soulever le couvercle ! Qui a dit que la transparence était de règle en tout et pour tous ? Ceux-là mêmes qui viennent de voter contre ce rapport (les élus de gauche) ou qui se sont « courageusement » abstenus (UMP) ! Autrement dit les députés ! Mais comme l’eau qui s’infiltre partout, la réalité finit par rompre les digues corporatistes. Voici que la Cour des comptes révèle de graves malversations au comité d’entreprise de la RATP. Sans oublier la célèbre et puissante caisse centrale d’action sociale d’EDF, le comité d’entreprise de la SNCF ou d’Air France sur lesquels pèsent de récurrents soupçons…
En l’occurrence, le rapport de Nicolas Perruchot souligne que les cotisations syndicales des quelque 8 % de salariés du public et du privé adhérant à une organisation, ne représentent guère que 3 à 4 % des ressources des syndicats. Le reste, ce sont des fonctionnaires mis à disposition des syndicats (l’État ne sait pas exactement combien !), des décharges horaires financées par les grandes entreprises et des bénéfices sur des activités sociales ou de formation professionnelle. Autrefois à la mairie de Paris, on appelait cela des « emplois fictifs » et d’ailleurs le chauffeur de Marc Blondel était payé par l’hôtel de ville quand il était secrétaire général de FO ! Au total, entre 3 et 4 milliards d’euros quand même, selon le Figaro magazine !
Ce système, né en 1945, qui enrichit les organisations salariales ou patronales (on n’a jamais connu le fin mot de l’histoire du magot de la puissante fédération patronale de la métallurgie : l’UIMM) mais ne favorise en rien le fameux dialogue social, est aujourd’hui à bout de souffle.
Ce que l’on a fait pour le financement des partis politiques après de nombreuses affaires et procès retentissants, doit être imité pour les activités syndicales. Affaiblis, sans contrôle ni transparence, dépendant de financements occultes, il n’y a rien d’étonnant à ce que nous ayons en France les syndicats les moins représentatifs d’Europe, parce que dépourvus d’adhérents. L’absence de dialogue social a des coûts et il est donc urgent de soutenir Nicolas Perruchot dans son combat pour faire la lumière sur la situation actuelle. Qu’en disent nos candidats à l’élection présidentielle ? Auraient-ils sur ce sujet là aussi, peur d’imiter le système allemand, pourtant réputé pour son efficacité ?

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