Nattages : une conseillère régionale écologiste de Haute-Savoie candidate

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La liste conduite par Claude Comet (au centre en beige).

Claude Comet a décidé de conduire sa liste, « Nattages Ensemble », en tout début d’année lorsqu’elle a appris que le maire sortant, Michel Ducellier, ne souhaitait pas se représenter. « Nous sommes plusieurs à nous être décidés, fermement convaincus que l’avenir d’une commune ne peut se bâtir qu’avec et pour ses habitants » explique-t-elle. Elle a réuni des élus du conseil municipal sortant pour un mandat qui s’inscrira dans la continuité.

Ancienne journaliste et Conseillère Régionale déléguée en charge du tourisme, élue en Haute-Savoie, Claude Comet habite la commune de Nattages depuis 1996. Elle souhaite conduire une liste ouverte, apolitique, de sensibilités différentes où chacun pourra apporter sa pierre à l’édifice. Des enjeux importants attendent l’équipe qui succèdera à la sortante, à commencer par la problématique de l’eau, un dossier jugé « très délicat ». Mais également la mise en place du PLU (Plan Local d’Urbanisme) en lien avec le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) et définir la place de l’agriculture et du tourisme dans le territoire pour les années à venir.

Claude Comet souhaite promouvoir un tourisme « doux » sans dérangement du cadre de vie et des hommes, notamment par le biais de la Via Rhôna – dont elle préside le comité d’itinéraires -  qui sillonne le paysage entre vignes et Rhône. Nattages est selon elle un point de jonction, entre un fort attachement à Belley et un regard tourné vers l’avant-pays savoyard.

Elle entend mettre en place également des mesures de solidarité et d’entre-aide entre les 640 habitants de la commune, comme des échanges de service, de partage, du covoiturage, avec une attention particulière envers les aînés et les plus jeunes.

« Je crois à la force du citoyen » affirme l’élue avec conviction. Mariée, mère de deux enfants et déjà deux fois grand-mère, cette chaleureuse femme de 59 ans est pétillante de dynamisme et d’envie.

Elle tiendra une réunion publique le 21 février à 19 heures à la salle des fêtes, où elle présentera en détails son programme.

Les femmes se font rares en politique et Nattages est une exception puisque Claude Comet aura une autre femme face à elle, Karen Tardy.

La liste

« Nattages Ensemble » est constituée de Jacques Pacalet, Angélique Michut, Didier Roget, Denis Bijot, Christian Chamot-Poncet, Franck Forest, Patrick Araldi, Diane Borgeot, Alexandre Gachet, Florence Coutaz, Lyane Ripoll, Thierry Gagnioud, Xavier Danheux et Alain Grégoire.

CHRISTINE THIVEL, CLP

Bellegarde-sur-Valserine : le FN jete l’éponge

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A Bellegarde, le Front national n’est pas parvenu à constituer une liste complète et renonce donc à figurer dans la course à la mairie.

Seul le maire sortant, Régis Petit (sans étiquette) dispose à ce jour d’une liste complète.

La gauche, fédérée derrière Jean-Sébastien Bloch serait à la recherche d’un dernier colistier(e).

Hauteville-Lompnès : S. Pernod-Beaudon présente sa liste

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Dans le cadre des élections municipales de mars prochain, la candidate Stéphanie Pernod Beaudon a présenté la liste de ses colistiers devant une salle des fêtes comble. Vendredi 31 janvier, ils étaient tous réunis afin de connaître par quelle équipe la candidate aux élections s’était entourée.

Une équipe de 27 personnes, de tous âges et de conditions sociales différentes. Avant le début de la réunion, la présidente du comité de soutien de Mme Pernod Beaudon, qui compte près de 90 membres, Emilienne Miguet a présenté la démarche du groupe.

« On a cherché depuis le début les gens qui souhaitent adhérer. Les personnes de la liste ont des opinions qu’elle respecte, tant sur le plan social qu’économique mais qui se rejoignent dans les mêmes idées, et souhaitent travailler en bonne intelligence. La liste est un métissage représentatif de la population », précise-t-elle.

“Depuis mon adolescence, je combats la gauche”

Nous retiendrons aussi le mot de Bernard Hugon, également colistier. « C’est depuis mon adolescence que je combats la gauche ».

La candidate était très émue au moment de prendre la parole et d’annoncer ses colistiers, devant une salle attentive. Elle s’est abstenue de faire le bilan des mandats précédents. Bien au contraire, dans son allocution, elle est allée de l’avant, en proposant un discours innovant dont le thème est « Hauteville demain ». « Je ne parlerai pas de moi, mais je me tourne vers demain », commente-t-elle

D’ores et déjà, la candidate donne rendez-vous le 20 février à 20 h aux Hautevillois afin d’expliquer en détail son programme. Elue au Conseil municipal au côté de Bernard Argenti depuis 2001, Mme Pernod Beaudon est aussi conseillère régionale, « ce qui n’est pas incompatible avec la fonction de maire. J’accepte de rester une élue régionale pour le bien de la commune ».

Pour terminer, la candidate ajoute : « Je ne vous promets pas de refaire le monde, mais je tiendrai mes engagements auprès de vous et mes colistiers. Je demande qu’on adhère à un même projet et retrouver des gens qui ont une véritable fierté de leur commune ».


La liste des 27 colistiers

Berrucas Brigitte vendeuse, Billard Pierre commerçant, Bury Jeannine gérante de société, Colbois Christiane retraitée, Dubois Bernard retraité, Dumas Yves directeur Agence Comptable, Gaulmyn Catherine conseillère Pole Emploi, Gervasoni Bernard artisan retraité, Gritti Kévin employé de commerce, Guillermet Delphine, Guinand Christiane chef d’entreprise retraitée, Hugon Bernard agriculteur retraité, Jacquin Mickaël débardeur, Lyaudet Sylvain étudiant, Marechal Julie infirmière, Megret Jeanne agricultrice, Miguet Emilienne retraitée, Moncorge Aurélie kinésithérapeute, Oraison Pascal conducteur de travaux, Pernod Beaudon Stéphanie assistante parlementaire, Pesenti Denis artisan, Pin Olivier directeur hospitalier en retraite, Rey Monique agent de la Sécurité Sociale retraitée, Rollet Marie en recherche d’emploi, Sergio Lucas, étudiant infirmier à l’Ifsi, Vanderme Daniel artisan retraité, Zani Sonia infirmière.

Prochain rendez-vous de Stéphanie Pernod Beaudon le 20 février à 20 h à la salle des fêtes afin de proposer son programme aux Hautevillois.

Quand les réseaux sociaux s’invitent dans la campagne

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Dans les principales villes, les pages "Facebook" fleurissent.

C’est une nouveauté de cette campagne. A l’arsenal traditionnel de la communication politique, fait de beaucoup de papier (professions de foi, photos de groupes, tract, affiches) de réunions publiques et pour les plus à la page du numérique, d’’un blog ou d’un site, s’ajoutent cette année les réseaux sociaux. En particulier le généraliste Facebook et le plus sélect Twitter.

Des outils que les candidats aux législatives avaient pour la première fois utilisés en 2012.

S’ils ne sont employés à des fins propagandistes que dans une minorité de communes, dans les principales villes, ils s’avèrent incontournables.

Signe des temps : le candidat UMP à la mairie de Bourg, Xavier Breton a officialisé sa candidature à la même minute sur tous les supports de communication disponibles : sms, internet, fax… et réseaux sociaux. « Ces réseaux prennent de plus en plus d’importance pour moi », confirme l’intéressé. « On touche des gens nouveaux. Cela peut s’avérer passionnant. . Pendant la campagne des législatives, alors que je faisais du porte à porte, il m’est arrivé d’être accueilli par des gens très contents de pouvoir parler « pour de vrai » à quelqu’un qu’il avait un peu appris à connaître sur ces réseaux. »

Twitter et Facebook surtout


Son principal rival, Jean-François Debat (PS) est également présent. Tous deux disposent de comptes Twitter et profils Facebook personnels. Leurs équipes animent des comptes de profils éphémères, qui ne serviront que le temps de la campagne.

La gratuité et la simplicité d’utilisation de ces supports, vecteurs de contenus et pourvoyeurs d’image, expliquent autant leur succès que la conviction des politiques qu’ils permettent de toucher des catégories de l’électorat jusqu’ici peu captives.

Ainsi, depuis quelques semaines, les « pages » et les « groupes » fleurissent comme à Bourg, Ambérieu, Péronnas, Attignat, Belley, Saint-Denis-en-Bugey, St-André-de-Corcy, Pont-de-Vaux, Mogneneins…

Avantages et inconvénients


Les grands partis intègrent à leurs formations à destination des candidats, des modules dédiés à Facebook et Twitter. Les militants socialistes ont participé à un stage pas plus tard que ce week-end.

Histoire d’assimiler quelques rudiments techniques. Et de mesurer les dangers de ces outils s’ils sont trop empiriquement usités.

Le principal risque réside dans la difficulté, pour les plus amateurs, d’établir une barrière entre ce qui relève de l’engagement public et ce qui devrait se confiner au cercle privé. On en apprend beaucoup et parfois au-delà de ce que les intéressés souhaiteraient en parcourant un profil Facebook… Dans la mesure où il est public, on peut remonter tout l’historique des publications d’un candidat ! On y exhume qui la blague foireuse, qui les sympathies pour tel ou tel groupuscule douteux, qui les contradictions ou les revirements…

Un des trois candidats de la petite commune de St-Denis-en-Bugey, Pascal Coutarel a pu à son échelle mesurer le phénomène. « D’un usage essentiellement familial et amical, je suis passé à une utilisation plus politique, même si je suis complètement débutant… J’ai créé un petit groupe à partir de mon profil pour fédérer les sympathisants et essayer de toucher des jeunes… En m’affichant officiellement de gauche, ce que je j’assume totalement mais ce que je ne faisais pas avant sur Facebook, je ne me suis pas fait que des amis. Certains de mes contacts m’ont fait la remarque. Ce n’est pas grave, mais c’est un risque auquel on s’expose » constate t-il.

Bien utilisés, ces réseaux, offrent trois avantages majeurs : l’instantanéité de l’information, la possibilité de créer de la viralité par les interactions (commenter, poser des questions, partager et dans le meilleur des cas, de participer à des débats constructifs) et la possibilité de toucher un auditoire n’ importe où n’importe quand.

Etienne Grosjean

A Villes, la mairie reste une histoire de famille

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La petite commune de Villes, 400 habitants dans le pays bellegardien, a deux particularités. D’abord, elle est le village natal du docteur Coste, premier maire de Versailles et médecin chef du corps expéditionnaire de Rochambeau et Lafayette pendant la guerre d’indépendance américaine.

Villes a un autre signe distinctif. Depuis la Révolution, trois familles seulement ont occupé le fauteuil de premier magistrat : les Bouvier, les Gret et les Bozonnet. Le maire actuel, Marie-Hélène Bouvier, élue en 2001, ne briguera pas un nouveau mandat les 23 et 30 mars : « Il y a toujours eu beaucoup de Bouvier à Villes. Ils ont de tout temps su faire pas mal d’enfants. Au départ c’est notre ancêtre à tous, M. Bouvier-de-Balmy qui a essaimé » explique-t-elle.

Depuis 1832, peu d’élections leur ont échappé. Il y a d’abord eu le prénommé Joseph jusqu’en 1852. Puis Jean de 1852 à 1860, Claude-Alphonse de 1871 à 1874, Charles de 1919 à 1830, Joseph de 1930 à 1965 et Raymond son cousin jusqu’en 2001.

Presque 100 ans de mairie…

Une affaire de familles vous dis-je puisque les Gret ont tenu la baraque en 1798 (an VI) avec Joseph, François à deux reprises en 1815 (année trouble s’il en fut), un autre François en 1874 et Antoine en 1878. La troisième dynastie omniprésente est celle des Bozonnet. En 1794, voilà Joseph. Le même revient en 1797. Puis c’est Louis-Marie en 1815 dans un grand numéro de « à toi à moi » avec son voisin François Gret !

Le retrait du maire actuel signifie que les Bouvier ne fêteront pas leurs 100 ans de mairie. « J’en ai assez des querelles de clochers alors qu’il y a tant de choses bien plus graves qui se passent autour de nous… J’ai 66 ans et je ne me vois pas encore en poste à 72 ans », reconnaît Marie-Hélène Bouvier avant d’ajouter : « J’oubliais… Ma grand-mère était une Gret !  »

J.-M. P, CLP

Les colistiers de « Miribel comme vous l’aimez »

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L'équipe conduite par Sylvie Viricel.

Sylvie Viricel, adjointe au maire sortant qui soutient sa candidature aux élections municipales 2014, a dévoilé la liste de ses colistiers.

Surprise : Jacques Berthou s’il ne conduit pas la liste et passe la main, reste candidat ! Sylvie Viricel n’a pas voulu se priver de son expérience du territoire. En préambule elle a tenu à justifier le nom de sa liste. « Miribel comme vous l’aimez », c’est une équipe attachée à sa ville et qui entend être dans la concertation et la construction ensemble. Une équipe qui est composée de colistiers qui ne souhaitent pas faire de ces municipales un enjeu politique et se place au-delà des clivages politiques.

Il en est de même pour les élus communautaires qui soutiendront la candidature de Pascal Portière à la communauté des communes CCMP.

« Je souhaite rassembler et avancer avec un projet qui sera chiffré et qui sera présenté prochainement ».

Les colistiers ont été choisis en fonction des thèmes de la campagne.

Il y a 40 % de nouveaux, 60 % d’élus expérimentés.

La plus jeune a 27 ans.

Le plus âgé 73 ans.

Les colistiers :

- Michel Aveline, 58 ans, cadre de santé

- Georges Baulmont, 58 ans, cadre technique

- Philippe Bertho, 60 ans, ingénieur

- Jacques Berthou, 73 ans, maire sortant, sénateur, retraité

- Jean-Marc Bodet, 50 ans, inspecteur Éducation Nationale

- Jean-Pierre Bouvard, 70 ans, retraité

- Josiane Bouvier, 65 ans, retraitée

- Agnès Buffet, 42 ans, responsable service du personnel

- Marie Cochard, 51 ans, chef de projet cabinet d’urbanisme

- Marie-Sophie Coq, 42 ans, infirmière

- Stéphanie Courant, 36 ans, urbaniste

- Patricia Drai, 54 ans, journaliste

- Bruno Enée, 40 ans, inspecteur IEN

- Aurélie Giron, 42 ans, adjointe chef de bureau pôle éducation Conseil général Rhône

- Floriane Gruson, 27 ans, assistante maternelle

- Patrick Guinet, 58 ans, ingénieur maintenance

- Frédéric Jolivet, 49 ans, chef de projet finances publiques

- Marie-Chantal Jolivet, 55 ans, retraitée

- Nathalie Descours Joutard, 48 ans, chargée de production spectacles

- Romain Lebegue, 35 ans, ingénieur

- Marie-Pierre Lunion, 47 ans, enseignante restauration

- Guylène Chanay Matile, 49 ans, mère au foyer, ex-commerciale en cosmétique

- Guy Monnin, 49 ans, informaticien

- Michel Perez, 39 ans, enseignant chercheur INSA

- Béatrice Pfaender, 61 ans, retraitée

- Pascal Protière, 50 ans, conseiller technique, actuel président de la CCMP

- Henri Secco, 55 ans, cadre technique

- Virginie Tourte, 43 ans, responsable immobilier

Montrevel-en-Bresse : Jean-Pierre Roche dévoile sa liste

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Jean-Pierre Roche et ses colistiers.

Jean-Pierre Roche, maire sortant (DVG), a dévoilé sa liste pour les élections municipales de mars 2014. C’est une liste composée de 9 femmes, 10 hommes, renouvelée à plus de 50 % où se mêlent des personnes de différents courants de pensée, ce que confirme Jean-Pierre Roche : « Ces dix hommes et neuf femmes solliciteront le suffrage des électeurs le 23 mars, pour gérer la commune, mais aussi, et c’est une première, la Communauté de communes. C’est une liste représentative des différents courants de pensée de la commune, et composée de candidates et candidats compétents, sérieux et qui ont l’expérience de la gestion municipale. De plus, les candidats participent tous activement à la vie locale et associative. Il y a de nouveaux visages, du rajeunissement, du renouvellement, c’est notre volonté de préparer l’avenir avec des personnes plus jeunes qui acceptent de prendre des responsabilités. » Quelles seront les priorités ? « Nous ne sommes pas seulement là pour un nouveau mandat, mais pour ouvrir une nouvelle époque et continuer à faire avancer Montrevel, son agglomération, sa Communauté de communes. Ils présenteront le moment venu un projet pour tous, qui poursuit l’effort entrepris d’un développement, efficace, sobre, maîtrisé, qui réponde aux besoins du présent, et anticipe l’avenir ».

Méximieux : Arnaud Cavet se lance dans la campagne

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Arnaud cavet et une partie des colistiers.

C’est entouré de quelques colistiers qu’Arnaud Cavet a franchi le Rubicon en prenant la tête de la liste « Meximieux, notre projet, notre ville ».

Il présente une liste « ouverte et citoyenne avec une grosse motivation de donner un nouveau dynamisme ». Les cinq élus qui siègent actuellement dans l’opposition repartent donc pour une nouvelle campagne. Les 29 noms seront présentés courant février en même temps que le programme. Des réunions publiques et des rencontres de terrain suivront. La liste se compose d’anciens mais aussi de nouveaux habitants afin « de ne pas avoir une vision de la commune uniquement au travers de personnes qui habitent Meximieux depuis longtemps. »


Désaccords avec la gestion actuelle

Un des reproches fait à l’équipe du maire est l’état de la voirie communale : « Elle a été laissée en grande partie à l’abandon. Quand on n’entretient pas les voiries, le coût de réfection de la totalité est conséquent. » Il y a aussi la question des transports qu’il faudra développer au nord de la commune, zone de développement urbanistique. « Il faudra travailler sur le stationnement, la circulation… Comment faire pour circuler facilement sur les routes, les trottoirs ? On est loin d’avoir une ville exemplaire et modèle », assène-t-il en direction de l’équipe en place. La question des transports impacte aussi sur le maintien des personnes âgées à domicile. Ils comptent aussi soutenir le commerce : « On en parle mais qu’est-ce qui est fait ? Utilise-t-on tous les outils à notre disposition pour que le commerce ne disparaisse pas ? »


Culture et animation de la commune pointées du doigt


La culture et l’animation de la commune sont un autre axe de critiques. Il s’interroge sur l’existence même d’une politique culturelle meximiarde. « Il y a un manque d’envie de construire des choses, par exemple en organisant des spectacles. Il manque des événements fédérateurs entre les habitants. »

Un autre point de divergence concerne la réforme des rythmes scolaires : « Il n’y a pas eu de consultation des parents et on a une municipalité qui fait des propositions qui ne conviennent pas aux parents. » Les finances seront aussi au cœur des débats avec une volonté d’optimiser les dépenses et les recettes pour ne pas peser sur les ménages. De même, la question sociale est évoquée au travers de la crèche. Arnaud Cavet souligne qu’il n’y a que 45 places, ce qui est insuffisant. « Il faut poursuivre la politique en direction de la petite enfance. »

Quant à la question de la sécurité des biens et des personnes, la critique de ce qui a été fait jusqu’à maintenant est bien présente : « On en parle beaucoup. En début de mandat, il y avait une commission pour réfléchir sur la sécurisation de l’avenue du Dr Boyer. Finalement, il y a eu la pose de deux coussins berlinois et plus rien… On a aussi dépensé beaucoup d’argent avec la vidéo surveillance mais aucune analyse n’a été faite. Et en parallèle, on réduit le nombre des policiers municipaux. » Et de terminer en questionnant sur les actions de prévention et des résultats du comité local de sécurité.

Démocratie participative


Le thème de la concertation sera également un axe fort de la campagne. Cela passera par une démocratie participative et donner la parole à l’opposition. Car les élus actuels déplorent le « mépris » dont ils font l’objet lors des séances du conseil municipal, tout comme le manque de place de la parole de l’opposition dans les magazines municipaux ou dans les commissions. « Comment faire pour que tout le monde soit acteur de la vie municipale ? Nous avons le souci d’écouter les avis de la population. »

Laurent Tronche, CLP


Arnaud Cavet digest

Âgé de 41 ans, Arnaud Cavet est professeur de musique au collège de Lagnieu. Natif de Meximieux, il avait été élu lors des élections municipales de 2008 en 3e position sur la liste menée par Didier Brun. Également candidat aux cantonales de 2008, il avait créé la surprise en arrivant en tête dans plusieurs communes du canton, dont Meximieux où il avait obtenu 52 % des voix face à Claude Marcou. Il est encarté au PS depuis une dizaine d’années.

Nouveau mode de scrutin : encore des inquiétudes

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Électrices, électeurs, attention ! Le mode de scrutin changera les 23 et 30 mars 2014 dans les villes et villages de 1 000 habitants et plus. Il ne sera plus possible de rayer des noms ou d’en rajouter. Ces communes font leur entrée dans la cour des grands, avec des listes fermées, intouchables et sûrement beaucoup plus politiques qu’avant.

Finis les coups de crayons vengeurs ! Au risque que le bulletin soit déclaré « nul » par les assesseurs au moment du dépouillement. « On se fait du souci, reconnaît Denis Perron, maire de Saint-Étienne-du-Bois. Et pourtant, nous avons fait le maximum en informant la population chaque fois que l’occasion nous en a été donnée. Les habitudes ont la dent dure, poursuit le premier magistrat. Depuis le temps que les bulletins des municipales servent de défouloirs ! Nous risquons du coup un taux important de votes nuls. Je pense et j’espère que l’État va agir à son niveau au sujet des nouvelles modalités du scrutin. »


Le poids de la tête de liste

Le constat est sensiblement le même à Saint-Rambert-en-Bugey, 2 234 habitants, chef-lieu de canton habitué aux luttes électorales les plus tendues. Le maire Gilbert Bouchon, en poste depuis 2001, reste pourtant zen : « On a fait ce qu’il fallait, mais on ne sait jamais… Nous risquons pas mal de nuls. La communication aux électeurs s’est faite par le bulletin mensuel communal. Le jour du vote, nous poserons des affiches dans les deux bureaux de vote pour expliquer le changement. Avant, on rayait et ajoutait selon les amitiés et les humeurs. À présent, l’électeur prendra en compte la liste dans sa globalité. Il n’aura plus le choix et cherchera en fait l’équipe la moins mauvaise !  »

L’ensemble du personnel politique, de droite comme de gauche, est d’accord sur un point : « Les municipales 2014 vont être beaucoup plus engagées que les précédentes et le poids des têtes de liste de plus en plus fort. »

Un phénomène nouveau confirmé par Jean-François Pelletier, premier magistrat de Saint-Cyr-sur-Menthon (1 717 habitants). L’ancien conseiller général, rompu aux subtilités de l’exercice électoral, ne se représentera pas en mars : « Cette fois, ce sera différent. Je suis tout de même un peu inquiet sur le bon déroulement du vote… »

L’autre changement de poids est l’identification claire et nette sur le même bulletin des candidats aux intercommunalités. Jusque-là, leur désignation était postérieure à l’élection municipale, selon les bons vouloirs des élus locaux. Dorénavant, leur légitimité populaire ne pourra plus être mise en cause !

Jean-Marc Perrat, CLP


À deux doigts du scrutin de liste


Plusieurs communes du département ont frôlé les 1 000 habitants. Il s’en est fallu d’un cheveu pour Montracol (991) pour laquelle ce n’est que partie remise, un programme de 11 nouvelles maisons étant lancé au hameau de l’Étoile sur la RD 936.

Rignieux-le-Franc (969), Chaveyriat (968), Saint-Rémy (961), Marlieux (975), Saint-Vulbas (971), Seyssel (952) devront quant à elles maîtriser leur développement si elles veulent éviter de passer au scrutin de liste !

Un duel Clayette/Foray à Châtillon/Chal

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Le maire UMP sortant, Yves Clayette se représente. Face à lui Guy Foray conduira une autre liste.

A Replonges, Michel Voisin ne rempilera pas

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Michel Voisin et la Marianne d'Or reçue en 2007.

Cette fois, c’est officiel. Après plusieurs mois de rumeurs, l’emblématique député-maire de Replonges, Michel Voisin, l’a confirmé mercredi, en présence du préfet Laurent Touvet : il ne briguera pas de nouveau mandat de maire en mars prochain.

« Il est temps de rentrer à la maison » a résumé avec l’humour qu’on lui connaît celui qui préside aux destinées de sa commune depuis… 1983 ! Et qui siège au conseil depuis 1977.

Un évènement à l’échelon communal mais aussi pour la droite départementale. Parfois comparé à un « vieux crocodile » pour sa capacité à surnager dans le marigot politico-médiatique, Michel Voisin a accédé à l’essentiel des fonctions politiques auxquelles ils pouvaient aspirer : député, conseiller général, conseiller régional…

De son bilan de maire, on retiendra sa volonté farouche de maîtriser les budgets en très rigoureux « père de famille. »

M. Voisin laisse à ses successeurs une commune non endettée. Une prouesse extrêmement rare, qui lui valut le prix de la Marianne d’Or en 2007.

Stop ou encore ?

Outre les très nombreuses réalisations accomplies sous son égide (31 ans !), les habitants de Replonges se souviendront de la personnalité truculente de leur premier magistrat. Michel Voisin, c’est la figure d’un homme proche de son territoire, qui ne rechigne pas plus à inviter des ministres populaires dans sa Mairie qu’à « taper le cul des vaches » quand il le faut.

Un homme doté d’une affabilité certaine mais aussi capable de tonitruants coups de gueules qui lui valurent parfois dans le landernau local le sobriquet familier de « Mimi la Colère ».

Un animal politique qui derrière l’apparat d’une naïveté sincère, s’est révélé un habile stratège, capable de glisser en douceur de l’UDF à l’UMP au moment propice et de profiter des opportunités électorales qui se sont présentées à lui.

Dans quelques mois, celui qui fut aussi président de la fédération UMP de l’Ain, vice-président du Conseil général et qui demeure à presque 70 ans président de l’association des maires de l’Ain ne sera donc plus « que » député et conseiller régional d’opposition.

Est-ce à dire qu’il amorce un retrait progressif et définitif de la vie politique comme certains, dans sa propre famille politique, le suggéraient ces dernières années ?

On pourrait le croire.

A moins… A moins qu’il reste à l’affût d’un éventuel siège de sénateur pour parfaire un parcours déjà bien rempli. On peut lui faire confiance, en bon crocodile, pour ne rien laisser émerger à la surface jusqu’au dernier moment !

Etienne Grosjean

Pour en savoir plus sur le député Michel Voisin, nous vous invitons à visionner ce portrait réalisé par nos confrères de LCP.

http://www.dailymotion.com/swf/xiiml1

Les vœux du maire : l’exercice peut être risqué !

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Pendant ce mois de janvier, les 419 maires de l’Ain présentent leurs vœux à leurs administrés. Un exercice dans la pure tradition, un moment de concorde autour des petits fours et du verre de l’amitié.

Alors pourquoi la première magistrate de Cerdon, la sénatrice Sylvie Goy-Chavent, prend-elle autant de précautions ? « C’est une cérémonie à haut risque à quelques semaines des municipales, insiste-t-elle. Je l’ai répété à tous les maires que j’ai croisés : pas de bilan, pas de déclaration de candidature, pas de présentation de programme si vous vous représentez. » Sinon, à en croire la parlementaire, la justice pourrait ne pas apprécier, entendre les arguments d’un mauvais perdant et invalider le résultat des 23 et 30 mars 2014.

Sylvie Goy-Chavent applique donc les textes à la lettre. « Mes collaborateurs sont de vrais ayatollahs de la procédure électorale » plaisante-t-elle… à moitié. Car il est vrai qu’un maire-candidat a tout intérêt à se montrer prudent en matière de communication au cours des douze mois avant le scrutin. La sénatrice ne fera que remercier les sapeurs-pompiers et souhaiter la bonne année à tout le monde. Ce sera tout pour 2014. Quant à sa candidature, le bouche-à-oreille a fonctionné. « Tout le monde sait que je suis candidate » murmure-t-elle.

” Un moment de vivre ensemble”

On peut tout de même être rassuré. Les gâteaux secs et les jus de fruits ont droit de cité dans les salles des fêtes. Parce que la règle sait aussi faire preuve de tolérance. A condition de ne pas offrir à son auditoire un inventaire à la Prévert de ses bonnes idées pour sa commune, le maire-candidat peut se reposer sur la tradition qui veut que chaque début d’année, électorale ou non, les vœux sont le sujet d’actualité du moment.

A Oyonnax, la leçon est connue du maire Michel Perraud. Lundi 13 janvier, à 18 h 15 à Valexpo, il parlera de tout, sauf de politique. « Ma politique, c’est ma ville, déclare-t-il. Comme premier magistrat, c’est l’intérêt général qui m’importe, pas les intérêts partisans. Je souhaiterai à tous de la sérénité, des emplois et des perspectives. Les vœux sont un moment de vivre ensemble au-delà des différences. »

Comme c’est beau et vrai… Mais on ne peut tout de même pas oublier que mars approche ! Alors Michel Perraud, candidat ou pas, même si personne ne l’imagine s’éloigner de l’hôtel de ville ?  : « Je ne suis pas pressé, je réfléchis » répond-il.

A Saint-Denis-les-Bourg, le scénario est presque le même. Jacques Nallet rempilera-t-il pour un 4e mandat ? Rien de moins sûr car comme il le dit lui-même, « le moment du renouvellement est peut-être venu…  ». En voilà un qui saisira l’occasion des vœux municipaux pour annoncer sa décision. Et c’est une raison de plus de le croire décidé à laisser ses amis de « Saint-Denis ensemble » repartir sans lui à la conquête de la mairie.

Jean-Marc Perrat, CLP

Yves Bouilloux, maire de Montcet

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« Pièce rapportée » du village depuis 1989, à peine six ans après son installation, Yves Bouilloux est devenu maire de Montcet. À la tête de cette commune de 680 habitants, il préside un conseil où les conseillères, 8, sont plus nombreuses que les conseillers, 7. Membre de l’exécutif de Bourg-en-Bresse Agglomération, il est un discret mais efficace vice-président en charge des services aux communes, une délégation en plein essor.


L’HOMME

Yves Bouilloux, maire de Montcet.


Quel est votre meilleur souvenir d’élu local ?

Quand j’officie pour une cérémonie de mariage. C’est le moment le plus émouvant de la fonction de maire. Dans notre petit village, il y a des années sans mariage. À l’inverse, il y a eu une année avec six cérémonies. Ce qui fait plaisir, c’est de marier des jeunes du village. J’ai souvent connu la plupart d’entre eux quand ils étaient enfants. Certains sont les enfants de mes amis. Et j’ai même marié ma fille. Pour chaque union, je fais en sorte que les mariés, leurs familles, se souviennent de ce moment. Je le prépare, en m’informant sur les familles, en évoquant des souvenirs concernant les mariés, leur histoire. Un jour, une Niçoise est venue me voir pour me faire part de sa surprise et me remercier de cette manière de célébrer un mariage en mairie.


Êtes-vous favorable à une professionnalisation de la fonction d’élu ? Est-ce que le maire peut être un salarié à temps plein de la République ?


Quand on est maire, on l’est 24 heures sur 24, sept jours sur sept. On peut être appelé n’importe quand, pour des choses pas toujours intéressantes. Quand j’ai commencé à exercer la fonction de maire, je travaillais. Concilier vie publique et vie professionnelle n’était pas toujours facile. Des maires en activité professionnelle devraient pouvoir prendre une période de disponibilité pour exercer leur mandat, avec la possibilité de retrouver leur poste de travail une fois leur mission élective remplie. De plus en plus, les responsabilités des élus se complexifient. En plus de maire, j’assume la présidence du syndicat scolaire qui gère le réseau pédagogique intégré commun à Montcet, Montracol et Vandeins. Je suis en quelque sorte le patron de 12 personnes employées à temps partiel. C’est une responsabilité intéressante mais lourde, quand il faut par exemple organiser en urgence les remplacements de salariés absents.


Un maire a-t-il encore les moyens financiers de mener des projets politiques locaux ?


Les ressources de la commune de Montcet proviennent, pour une moitié, des impôts et taxes pour 200 000 euros en 2012, et pour l’autre moitié des dotations de l’État et subventions pour environ 170 000 € la même année. Ces dernières vont continuer de baisser, nos recettes vont donc dépendre de plus en plus des impôts. Or, on ne peut pas les augmenter comme cela. La situation financière de la commune va donc devenir de plus en plus difficile. On essaie de faire des économies sur le fonctionnement (280 000 € en 2012) afin de dégager un pécule pour l’investissement (80 000 à 90 000 €), mais on doit néanmoins faire face à un certain nombre d’obligations qui nous coûtent cher. C’est le cas avec l’adaptation aux nouveaux rythmes scolaires à partir de la rentrée 2014-2015. Ça coûtera 8 000 euros supplémentaires à la commune. Pour investir, nous sommes obligés de nous endetter. Les deux investissements importants du mandat ont été : la réfection de l’entrée du village par la route de Montracol pour plus de 300 000 €, et les réfections des toits de l’église et de l’école pour plus de 250 000 €.

LE MAIRE


Quel est votre premier souvenir d’enfant ou d’adolescent ayant trait à un fait politique (discours, élection…) ?


Quand j’étais enfant, je n’avais pas dix ans, je me souviens, au cours de vacances chez mon oncle agriculteur, d’une discussion entre lui et des voisins. Ils parlaient de François Mitterrand. Je ne connaissais pas le personnage à l’époque, mais c’est le premier nom d’homme politique dont j’ai entendu parler autour d’un verre de rouge. Je me souviens que la discussion était animée, ça tiraillait ! Mon second souvenir est celui de mon premier vote, lors des Présidentielles en 1974. Je venais d’avoir 18 ans.


Avez-vous déjà manifesté pour défendre vos convictions d’homme ?


Je suis un ancien délégué syndical cheminot CFDT ; à ce titre, j’ai manifesté plusieurs fois pour défendre les conditions de travail, des revendications professionnelles. J’ai connu des moments forts. Certaines manifestations m’ont marqué. À chaque fois, je l’ai fait au titre de mes convictions de salarié. Je n’ai jamais participé à des manifestations politiques. Ma dernière mobilisation fut aux côtés d’une quarantaine de parents d’élèves du RPI pour protester contre la fermeture d’une classe.


Liberté, égalité, fraternité. Ces mots sont écrits au fronton de votre commune. Mais comment ces valeurs résonnent dans votre vie ?


J’essaie de les appliquer le mieux que je peux. C’est mon devoir de maire, d’homme et de citoyen. J’admets la liberté à condition qu’elle n’empiète pas sur le domaine du voisin. Or, dans notre société, c’est de plus en plus compliqué. Ainsi, dans la commune, il m’arrive d’intervenir sur des conflits de voisinage. Je le fais évidemment en laissant les préjugés de côté. J’essaie de désarmer les querelles entre voisins, en leur faisant comprendre qu’un jour, ils pourraient avoir besoin l’un de l’autre.

Propos recueillis par Philippe Cornaton

Article publié dans la version papier de Voix de l’Ain du 6 décembre 2013.


Repartirez-vous en 2014 ?

« Oui, je me représenterai pour un quatrième mandat. J’aime mon village, ses habitants, et j’apprécie cette fonction de maire, car elle implique un vrai travail d’équipe. Une partie de mon équipe repartira avec moi. Pour l’instant, tous les conseillers n’ont pas donné leurs intentions ».

Voeux du maire : une tradition qui ne paie plus

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La plupart des maires de l’Ain respectent la tradition des vœux à la population pendant le mois de janvier. Autour des discours, des hommages, des bilans et des projets, il est de coutume d’offrir buffet, verre de l’amitié et petits canapés. A qui peut profiter cette habitude, si ce n’est aux spécialistes de la restauration, notamment les traiteurs ?

Eh bien non ! Il n’en est rien. A en croire les professionnels, l’heure est à l’économie et les maires sont aussi raides dans leurs bottes… que dans leurs poches. Chez OT à Bourg, l’un des plus gros opérateurs de la place, dirigé par Jean-François Fourrier, le bilan n’est pas mirobolant : « Nous sommes de moins en moins sollicités par les municipalités. Les restrictions de budget sont pourtout le monde. La mobilisation d’une dizaine de personnes pour la préparation et le service a un coût. »

“Avec 5 euros, on peut s’en sortir”


Il est évident qu’un tel déploiement de force alourdit la facture. Dans le milieu, on évalue à 10 euros par personne un service de haut niveau, boissons non comprises. « Avec 5 euros, on peut s’en sortir. Mais pas moins, même avec 300 personnes », explique un professionnel.

Un avis partagé par Franck Lauvoisard des Artisans Bouchers à Ambérieu-en-Bugey : « Pour un buffet de 220 personnes, nous avions proposé 4,10 euros par tête. La commune pouvait à peine la moitié. Nous sommes tombés à 2 euros pour 110 personnes et en un quart d’heure le buffet était liquidé ! C’est triste… car c’est tout de même pour les habitants. »

Pas mal d’autres entreprises n’ont pas été contactées. C’est le cas de la Maison Mouret à Bourg : « Nous n’avons pas eu de contact à part la commune de Péronnas, souligne Laetitia Roux. Leur possibilité était tellement basse que nous n’avons pas pu suivre. »

“Les communes n’ont plus de budget”


Le défaitisme l’emporte aussi du côté de la rue du Lycée chez Laurence Brun de la Petite Croûte : « Rien ! Pas un contact. Dans un sens, ce n’est pas plus mal car les communes n’ont plus de budget à mettre dans ce genre de cérémonie. On nous a demandés une fois pour l’inauguration de notre rue. Il a fallu faire cadeau de presque tout !  »

Gilles Bridon, repreneur du grand traiteur Serrières à Ambérieu-en-Bugey il y a 8 ans, va encore plus loin : « Si un jour on me contacte, je demanderai à être payé tout de suite… Pas à 90 ou 120 jours !  »

Le mot de la fin revient à Claude Laurent, premier adjoint de Viriat : « A la fin de nos vœux, nous servons une marquisette. C’est une tradition, ça plaît… et ça ne coûte pas cher !  »


Jean-Marc Perrat, CLP

A hauteville, Bernard Maclet jette l’éponge

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C’est une surprise. Par le biais d’un communiqué de presse, Bernard Maclet, qui avait annoncé vouloir conduire une liste de gauche aux prochaines municipales, a déclaré hier soir renoncer à se présenter.

Il semble que l’’ancien maire (socialiste) connaisse des difficultés à boucler sa liste, dans un contexte de division de la gauche. En effet, le Front de Gauche souhaitant partir de son côté au premier tour a entraîné dans son sillage une partie des conseillers de l’équipe sortante.

« C’est en plein accord avec toutes les candidates et candidats qui ont rejoint notre liste, que je porte à votre connaissance et le retrait de notre liste et le retrait de ma candidature. Aucune consigne n’est donnée (…) Pour ma part, une page se tourne, écrite au long de 17 ans et 4 mois de mandat de maire consacrés avec une passion de tous les instants et dans le respect de toutes les composantes de notre population, à notre ville et à ses habitants », résume Bernard Maclet.

Dans les faits, deux éléments ont poussé M. Maclet à se retirer : la difficulté à boucler la liste et la condition, de ses “amis” les plus radicaux, que M. Maclet se retire… Une façon de na pas avoir à répondre du bilan d’un mandat pourtant mené dans l’unité…

Face à la liste “unique” de la gauche conduite par Fabienne Joly, qui inclura  plusieurs  militants de “la gauche de la gauche”, deux listes de droite, conduites respectivement par le centriste Bernard Argenti et l’UMP Stéphanie Pernod-Beaudon.

Bernard Maclet assure se son côté “se retirer définitivement de toutes fonctions électives.”

EG

Bernard Maclet.

Bourg : Annick Veillerot revient dans le giron du FN

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Mme Veillerot et M. Perrin conduiront la liste du FN à Bourg.

On la croyait “rayée” des cadres, sortie du paysage politique, depuis la guerre fratricide à l’extrême-droite entre le Front National de Jean-Marie-Le Pen et le MNR de Bruno Megret dans les années 2000.

A l’occasion des Municipales 2014 Annick Veillerot fait son “come-back”. L’ancienne conseillère municipale burgienne, élus de 1995 à 2001 sous les couleurs frontistes, puis de 2001 à 2008 sous la bannière MNR, se présente à nouveau aux suffrages des Burgiens. Elle figure en seconde place sur la liste du Front National emmenée par Clément Perrin.

A 56 ans, cette militante explique avoir renoué avec le parti fondé par Jean-Marie Le Pen “grâce au dynamisme” apporté par sa fille Marine depuis son accession au leadership en 2011.

Mme Veillerot a donc repris sa carte en 2013. Si le FN atteint son objectif, soit passer le premier tour des Municipales et conquérir au moins deux sièges au conseil municipal, elle pourrait réussir un retour gagnant dans la vie politique burgienne.

Philippe Cornaton

Clap de fin pour Alexandre Tachdjian

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Alexandre Tachdjian.

Alexandre Tachdjian, 68 ans premier adjoint DVD de la ville d’Oyonnax et président de la Communauté de communes a fait une déclaration mardi soir qui a « pétrifié » les 90 délégués du Haut-Bugey.

« Depuis plusieurs semaines, voire même plusieurs mois, j’ai longuement réfléchi au devenir de mon engagement politique. Mes réflexions m’ont conduit à prendre une décision qui m’appartient entièrement. Aussi, aujourd’hui, je peux vous la confier. Lors du prochain renouvellement des équipes municipales et communautaires, je ne solliciterai pas les suffrages de nos concitoyens. Cela veut dire que je ne serai pas candidat aux élections municipales d’Oyonnax et que je n’aurai pas le plaisir de partager avec les élus communautaires le destin de la Communauté de Communes Haut-Bugey…”

Il s’en est expliqué devant les élus communautaires…

(Voir notre article vendredi 31 janvier dans Voix de l’Ain, vendu en kiosque)

Corinne Garay

A Meximieux, Christian Bussy vise l’horizon 2020

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Le maire sortant, Christian Bussy.

C’est parti ! Même si cela ne faisait plus de doute depuis plusieurs semaines : Christian Bussy brigue un quatrième mandat de maire en conduisant la liste « Horizon 2014-2020 Réussir Meximieux ».

Héritier d’un passé et acteur d’un avenir

Dans une lettre à ses concitoyens, Christian Bussy a rappelé ses origines dombistes avec des grands-parents agriculteurs et originaires de Priay. Il souligne son attachement à une identité, à Meximieux. Élu en 1979 conseiller municipal, il devient maire en 1995 et « aime cette fonction. La charge de travail, je l’assure avec passion et confiance. » Il n’oublie pas « le patrimoine légué par nos anciens, patrimoine architectural, historique, environnemental mais également moral. » Ce patrimoine moral, « c’est de mettre l’homme au centre des préoccupations, c’est le respect des fondements de notre République…  »

Il se tourne alors vers l’avenir, de 2014 à 2020. « L’avenir, je le vois dans la continuité du travail déjà effectué depuis 19 ans pour le bien de tous. L’avenir pour Meximieux c’est un projet qui regarde loin devant pour anticiper l’action. L’avenir c’est assurer le futur au centre du débat et faire confiance aux femmes et aux hommes qui sont attachés à nos valeurs démocratiques et républicaines. » Le programme détaillé sera présenté dans les prochaines semaines.

La liste

Cette nouvelle équipe comportera donc 15 hommes et 14 femmes et est renouvelée pour un tiers avec 11 nouveaux. Chez les « sortants », on retrouve aux côtés de Christian Bussy 65 ans retraité de la fonction publique, Anne Bourtguize-Ramel 48 ans, expert comptable, David Brahim 44 ans chef de projet informatique, Fabienne Cluzel 46 ans personnel éducatif, Catherine Corre 66 ans pharmacienne retraitée, Odette Gaudet 69 ans retraitée, Régine Giroud 55 ans gérante d’immeuble, Élisabeth Laroche 62 ans contrôleur principal DGFIP, Gilles Marand 61 ans, consultant indépendant, Jacques Nevers 88 ans retraité, Jean-Alex Pelletier 46 ans directeur acheteur, Christine Potier 51 ans enseignante, Jean-Luc Ramel 48 ans architecte urbaniste, Yves Roussel 54 ans ingénieur, Martine Schiavon 60 ans retraitée, Marie-José Semet 62 ans sans profession, Philippe Sourdeval 57 ans cadre EDF et Frédéric Tosel 43 ans cadre commercial.

Les onze nouveaux sont Véronique Brevet 44 ans enseignante collège Meximieux, Marie-Élisabeth Burtin 65 ans retraitée des assurances, Caroline Bussy 32 ans artisan commerçante, Nadège Clavagneux 36 ans mère au foyer, Dorothée Croissant 32 ans agent administratif, Jordan Decorbez 21 ans étudiant, Bernard De Lemos 60 ans personnel musée, Julien Meizel 36 ans chef de projet, Frédéric Mosneron-Dupin 58 ans cadre EDF, Saïd Moulfi 56 ans agent territorial et Sébastien Tenant-Michel cadre EDF.

Laurent Tronche, CLP


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