Arnaud cavet et une partie des colistiers.

C’est entouré de quelques colistiers qu’Arnaud Cavet a franchi le Rubicon en prenant la tête de la liste « Meximieux, notre projet, notre ville ».

Il présente une liste « ouverte et citoyenne avec une grosse motivation de donner un nouveau dynamisme ». Les cinq élus qui siègent actuellement dans l’opposition repartent donc pour une nouvelle campagne. Les 29 noms seront présentés courant février en même temps que le programme. Des réunions publiques et des rencontres de terrain suivront. La liste se compose d’anciens mais aussi de nouveaux habitants afin « de ne pas avoir une vision de la commune uniquement au travers de personnes qui habitent Meximieux depuis longtemps. »


Désaccords avec la gestion actuelle

Un des reproches fait à l’équipe du maire est l’état de la voirie communale : « Elle a été laissée en grande partie à l’abandon. Quand on n’entretient pas les voiries, le coût de réfection de la totalité est conséquent. » Il y a aussi la question des transports qu’il faudra développer au nord de la commune, zone de développement urbanistique. « Il faudra travailler sur le stationnement, la circulation… Comment faire pour circuler facilement sur les routes, les trottoirs ? On est loin d’avoir une ville exemplaire et modèle », assène-t-il en direction de l’équipe en place. La question des transports impacte aussi sur le maintien des personnes âgées à domicile. Ils comptent aussi soutenir le commerce : « On en parle mais qu’est-ce qui est fait ? Utilise-t-on tous les outils à notre disposition pour que le commerce ne disparaisse pas ? »


Culture et animation de la commune pointées du doigt


La culture et l’animation de la commune sont un autre axe de critiques. Il s’interroge sur l’existence même d’une politique culturelle meximiarde. « Il y a un manque d’envie de construire des choses, par exemple en organisant des spectacles. Il manque des événements fédérateurs entre les habitants. »

Un autre point de divergence concerne la réforme des rythmes scolaires : « Il n’y a pas eu de consultation des parents et on a une municipalité qui fait des propositions qui ne conviennent pas aux parents. » Les finances seront aussi au cœur des débats avec une volonté d’optimiser les dépenses et les recettes pour ne pas peser sur les ménages. De même, la question sociale est évoquée au travers de la crèche. Arnaud Cavet souligne qu’il n’y a que 45 places, ce qui est insuffisant. « Il faut poursuivre la politique en direction de la petite enfance. »

Quant à la question de la sécurité des biens et des personnes, la critique de ce qui a été fait jusqu’à maintenant est bien présente : « On en parle beaucoup. En début de mandat, il y avait une commission pour réfléchir sur la sécurisation de l’avenue du Dr Boyer. Finalement, il y a eu la pose de deux coussins berlinois et plus rien… On a aussi dépensé beaucoup d’argent avec la vidéo surveillance mais aucune analyse n’a été faite. Et en parallèle, on réduit le nombre des policiers municipaux. » Et de terminer en questionnant sur les actions de prévention et des résultats du comité local de sécurité.

Démocratie participative


Le thème de la concertation sera également un axe fort de la campagne. Cela passera par une démocratie participative et donner la parole à l’opposition. Car les élus actuels déplorent le « mépris » dont ils font l’objet lors des séances du conseil municipal, tout comme le manque de place de la parole de l’opposition dans les magazines municipaux ou dans les commissions. « Comment faire pour que tout le monde soit acteur de la vie municipale ? Nous avons le souci d’écouter les avis de la population. »

Laurent Tronche, CLP


Arnaud Cavet digest

Âgé de 41 ans, Arnaud Cavet est professeur de musique au collège de Lagnieu. Natif de Meximieux, il avait été élu lors des élections municipales de 2008 en 3e position sur la liste menée par Didier Brun. Également candidat aux cantonales de 2008, il avait créé la surprise en arrivant en tête dans plusieurs communes du canton, dont Meximieux où il avait obtenu 52 % des voix face à Claude Marcou. Il est encarté au PS depuis une dizaine d’années.