La région, le développement économique et l’emploi

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L’objectif de Rhône-Alpes est d’exploiter tous les gisements d’emplois possibles. Elle soutient la création ou la reprise d’entreprises, le développement des PME, le regroupement d’entreprises à travers des clusters par exemple sur des pôles d’activité stratégiques pour l’économie régionale : environnement, agroalimentaire…
L’emploi est la priorité de la région : c’est dans cette perspective que la Région a lancé une initiative unique : une concertation approfondie avec l’État et les partenaires sociaux, représentant employeurs et salariés. De cette concertation est né le Plan régional pour l’emploi (PRE).
La Région soutient les entrepreneurs qui évoluent dans de nombreux domaines. Pour aider les Rhônalpins à développer leurs projets, le Conseil régional a mis en place des politiques adaptées à chacun et soucieuses d’un développement durable et partagé.
Un exemple, en matière de sous-traitance, Rhône-Alpes est la première région de ce secteur tant au nombre d’entreprises que de salariés. Aussi le Conseil régional s’est penché sur ce secteur avec le Programme Rhône-Alpes pour la sous-traitance afin de développer son excellence.

La campagne à la campagne

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Vendredi dernier, à l’occasion de l’assemblée générale des Jeunes agriculteurs de l’Ain, les deux principales têtes de liste du département, Jean-François Debat (PS) et Damien Abad (Majorité présidentielle) ont exposé à la tribune leur vision de l’agriculture. Un secteur en crise, grandement tributaire des orientations européennes. Les deux candidats ont plaidé en faveur d’une agriculture régionale forte, avec des exploitations “à taille humaine” orientées vers la qualité.

Jean-François Debat a proposé de travailler à la meilleure organisation des filières et de resserer les liens entre agriculture et industrie agroalimentaire par la mise en place de clusters (NDLR) dans la région.

NDLR :

Cluster : lieux présentants une forte concentration d’entreprises industrielles, d’organismes de recherche et d’enseignement opérant dans un secteur d’activité précis avec une vocation internationale. Les clusters sont généralement soutenus par les pouvoirs publics. Ils peuvent permettre aux acteurs économiques des gains en matière d’innovation et la mutualisation de certains travaux.

Ardèche : LO s’appuie sur l’exemple “Canson” pour “interdire les licenciements”

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La section ardèchoise de Lutte Ouvrière prend la défense des licenciés économiques du département et justifie sa volonté “d’imposer l’interdiction des licenciements”. Voici l’intégralité du communiqué de presse reçu dans les rédactions :

“29 anciens salariés des papèteries Canson sont allés aux prud’hommes pour contester leur licenciement en 2009, suite à la fermeture d’une des usines d’Annonay. Ils contestent le motif économique, car des intérimaires avaient travaillé pendant le plan de licenciement.

La plupart des licenciés n’ont pas retrouvé de travail. Car l’Ardèche est durement touchée par le chômage, avec des suppressions d’emplois, entre autres, à Inoplast, Canson, Quintenas textile et la fermeture des matelas Simmons. En deux ans, 2000 emplois, sur 18 500, ont été supprimés.

Pourtant, parmi ces entreprises, la plupart appartiennent à des groupes qui ont les moyens de maintenir les emplois et les salaires. C’est pourquoi il est vraiment nécessaire d’imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire.”

Jean-Jack Queyranne et la démocratie participative

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Le 12 janvier, le président sortant, tête de liste du PS, Jean-Jack Queyranne, a présenté les “Mémos de Rhône-Alpes”. Une cinquantaine de propositions formulées par les “citoyens” à l’occasion de réunions et sur le site www.uneregion-davance.fr y sont répertoriées par thèmes. La candidat s’engage à en tenir compte dans le cadre de ses promesses de campagne.

Ce document est consultable sur le site de campagne www.uneregion-davance.fr

« Arrêtons le saupoudrage de subventions et repensons une politique de cohésion territoriale »

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Damien Abad est député européen et tête de liste de l’UMP-Nouveau Centre-Parti radical dans l’Ain pour les Régionales 2010. Après une nomination controversée, il entre en campagne et annonce vouloir défendre l’Ain et ses entreprises.
Damien Abad, vous êtes député européen et tête de liste de la majorité présidentielle dans l’Ain pour les Régionales. Votre nomination dans l’Ain a fait débat à droite comme à gauche. À droite, on a notamment entendu le mécontentement du député Michel Voisin, est-ce que vous vous êtes expliqué avec lui depuis ?
« Oui, on a longuement discuté ensemble et nos échanges ont été bons et fructueux. Désormais, l’ensemble de l’union de la droite et du centre est en marche dans l’Ain. Notre famille sera réunie dès le premier tour contrairement à nos adversaires. »
Vous êtes Nouveau Centre. Ce qui gênait Michel Voisin, c’est que ce ne soit pas un UMP qui mène la liste dans l’Ain… Par ailleurs, vous n’êtes pas originaire du département ?
« Je peux comprendre les craintes et les doutes d’un certain nombre de parlementaires et de militants. On a eu l’occasion d’en discuter et je me suis expliqué avec l’ensemble des militants. Vous savez, si j’ai été nommé tête de liste dans l’Ain, c’est pour m’investir dans ce département, pour m’ancrer ici, travailler et faire en sorte que notre majorité soit en tête non seulement au premier, mais aussi au deuxième tour. »
Vous dites vouloir vous ancrer dans le département de l’Ain, pourtant les élus de gauche ont pointé du doigt une interview que vous avez donnée à des confrères lyonnais où vous dites vouloir implanter votre permanence à Lyon et tout piloter depuis Lyon. Vous pouvez vous expliquer…
« Ce n’est pas du tout comme cela qu’il fallait l’interpréter. J’ai simplement dit que j’avais des bureaux européens à Lyon et que j’entendais bien conserver ces bureaux qui me permettent de faire le lien avec l’Europe. Cela n’a rien à voir avec mon ancrage territorial et cela n’a rien à voir avec mon implantation locale. Je suis déterminé à m’implanter dans ce département et à agir pour ce département au conseil régional. J’essaierai aussi d’apporter tout ce que je peux de par mon expérience européenne, notamment pour aller chercher des financements communautaires. »
Quels sont pour vous les dossiers prioritaires qu’il faudra défendre au niveau régional ?
« En période de crise, il est temps que la Région revienne aux fondamentaux. Et pour moi, c’est l’emploi, la défense de notre industrie et de notre terroir. On est dans un département industriel et agricole… Arrêtons le saupoudrage de subventions et repensons une politique de cohésion territoriale. Moi, je suis pour un département de l’Ain à qui la Région donne les moyens d’exister notamment en matière agricole, industrielle, de formation et surtout d’emploi. C’est ce qui va être ma priorité. »
Justement, on sait que l’emploi en Rhône-Alpes a été durement mis à l’épreuve par la crise et plus particulièrement dans certains bassins… Oyonnax notamment. Est-ce qu’il est possible de dégager une aide spécifique pour ce bassin d’emploi ?
« Non seulement je le pense, mais je le souhaite. Et je mettrai tous les moyens en œuvre pour que ça se fasse. On a la chance, dans le bassin d’Oyonnax, d’avoir un pôle industriel dynamique qui, bien sûr doit faire face à la crise, qui, bien sûr connaît des difficultés… Mais c’est aussi le symbole d’un lieu, où à partir d’une matière première et parce que l’on met de l’intelligence dessus, on crée de la valeur. Eh bien je crois que ce pôle-là, on se doit de le défendre et je ne suis pas de ceux qui pensent que l’industrie et l’agriculture sont derrière nous. Je crois que l’on en a besoin et que le département de l’Ain le montre tous les jours. Je souhaite donc qu’il y ait une aide spécifique pour ce bassin, mais aussi pour d’autres bassins d’emploi. Il faut que l’on ait au niveau régional une véritable politique industrielle de défense de nos entreprises. La première mission de la Région, c’est d’apporter cette aide pour préserver, sauvegarder mais aussi offrir de nouveaux emplois. »
La question des transports préoccupe beaucoup les habitants de l’Ain. Et ce, malgré les efforts qui ont été faits sur les TER. Est-ce que vous comptez poursuivre la politique engagée dans ce domaine et avec quelles priorités ?
« C’est vrai, la Région a fait des efforts au niveau du TER, mais il faut aller plus loin et je pense en tant que personne handicapée à l’accessibilité. J’ai été frappé à la gare de Bourg par la hauteur entre le quai et le train. Un certain nombre d’efforts est à faire. Je prône une Région partenaire. Pas une Région contre l’État et contre l’Europe, mais une Région partenaire de l’État et de l’Europe. Car on n’aura pas de grands projets d’infrastructure en matière de transports, si on ne travaille pas en concertation avec les autres acteurs. »
Damien Abad, le premier rendez-vous de cette campagne aura lieu le 21 janvier à la salle des fêtes de Pont-d’Ain. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?
« Oui, avec la présence exceptionnelle de Michel Barnier, dont ce sera le dernier discours officiel. Il me fait vraiment l’amitié et l’honneur de pouvoir venir dans ce département. Durant cette campagne, je veux aussi que l’on redonne de la fierté aux habitants de l’Ain et pour cela, je souhaite qu’un certain nombre de ministres puissent venir dans l’Ain, pour nous aider à surmonter les difficultés. »

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