Les résultats du 1er tour

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Liste conduite par :

- Nathalie Artaud (LO) : 1,39%

- Jean-Jack Queyranne (PS-PRG) : 25,55%

- Françoise Grossetête (Liste pour la majorité présidentielle) : 27,79%

- Philippe Meirieu (Europe Ecologie) : 16,12%

- Bruno Gollnisch (Front National) : 15,61%

- Michel Dulac (Spartacus) : 2,25%

- Elisa Martin (Front de Gauche) : 4,96%

- Azouz Begag (MoDem) : 4,22%

- Myriam Combet (NPA) : 2,11%

Votants : 41,82%

Abstentions : 58,18%

Blancs ou nuls : 1,57%

Un scrutin à enjeux multiples

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Ce premier tour des élections régionales (ce dimanche) présente plusieurs intérêts. Si, en Rhône-Alpes, comme dans la quasi-totalité des vingt deux régions métropolitaines, la victoire de la gauche ne fait guère de doutes, les observateurs analyseront avec attention les points suivants :

- L’abstention.

Elle est traditionnellement forte lors des élections régionales (39,2% en 2004). Elle pourrait cette fois-ci atteindre un record, avoisinant les 50%. On peut y voir le désintérêt pour la politique d’une partie de la population et plus encore le manque de lisibilité des actions des régions pour le grand public. A titre d’exemple, 54% des électeurs Rhône-alpins déclarent « ne pas s’intéresser aux élections régionales ».

- Le score de la majorité présidentielle

L’union hétéroclite des partis présents sous la bannière « Majorité présidentielle » permettra t-elle de mobiliser davantage les électeurs de droite ? Rien n’est moins sur si l’on en croit les difficultés qu’ont eu leurs responsables à s’entendre et les commentaires des militants. Entre les « UMP » qui estiment avoir laissé trop de places éligibles à leurs partenaires minoritaires, les Nouveau Centre, dont certains auraient préféré faire cavalier seul pour ce premier tour, les écolos de droite qui regrettent la présence de militants de CPNT ou encore les souverainistes de Philippe de Villier, qui n’ont pas digéré le ralliement de circonstance de leur leader à l’ennemi d’hier, il y a fort à parier que cette union explosera d’autant plus violemment que les résultats s’avèreront mauvais… comme l’annoncent les derniers sondages (28% au 1er tour pour la liste de Françoise Grossetête sans réserves de voix). L’après régionales se traduira par une nouvelle distribution sur l’échiquier politique à droite. Le Nouveau Centre d’Hervé Morin pourrait tirer son épingle du jeu. Cette campagne à permis au parti de centre droit, qui se réclame de l’héritage de l’UDF, de présenter des candidats en bonne place, leur assurant par la même une aura médiatique qu’ils n’avaient pas. C’est notamment le cas de la tête de liste de l’Ain, Damien Abad, parachuté il y a quelques mois sur le terrain et dors et déjà identifié comme un leader de la droite départementale. Enfin, on ne pourra expliquer les mauvais scores annoncés des listes de la majorité présidentielles sans y voir, pour une bonne part, une sanction à la politique menée par Nicolas Sarkozy et les conséquences d’une campagne marquée par des déclarations tristement tapageuses. A trop vouloir se décomplexer, comme l’y encourage son leader, la droite française retombe dans des travers xénophobes que beaucoup, y compris dans l’électorat de l’UMP, espéraient d’un autre âge.

Le score du Front national

Les sondages prévoient que la liste conduite par Bruno Gollnisch obtiendra autour de 8% des suffrages. S’il parvenait au-delà de ces 10%, le front national se maintiendra au second tour, accentuant un peu plus l’avance de la gauche. Le FN a quelques raisons d’y croire :

- Son leader, installé depuis longtemps en Rhône-Alpes, apparaît comme la tête de liste la mieux identifiées par les Rhône-alpins ! – A défaut d’avoir mené une grande campagne médiatique, le FN est parvenu à tenir ses troupes pour éviter les dérapages dont il s’est fait une spécialité.

- Le grotesque débat sur l’identité nationale, qui n’a finalement abouti qu’à l’exacerbation des communautarismes et à la légitimation des revendications nationalistes de l’extrême droite a constitué un cadeau providentiel.

-Enfin, les sondages ont tendance à minorer les scores du FN, une partie de l’électorat d’extrême droite préférant taire ses réelles convictions.

La présence du FN au second tour reste donc  très envisageable. Elle marquerait le retour sur le devant de la scène d’un parti que Nicolas Sarkozy avait relégué au second plan en reprenant à son compte les thèmes de l’extrême droite.

A gauche, la bataille des vainqueurs

C’est la que l’enjeu est le plus important dans la perspective des échéances législatives et présidentielles. Tout indique que les électeurs voteront majoritairement pour des formations de gauche. Reste à savoir comment ces voix se répartiront. On annonce le PS de Jean-Jack Queyranne en tête (25%), talonné par la liste Europe Ecologie de Philippe Meirieu (21%). En gros, comme l’explique Daniel Cohn Bendit depuis une dizaine de jours, “les socialistes ne peuvent gagner aucune région sans Europe Ecologie”. Et inversement. Quel sera le rapport de force entre ces deux entités ? Europe Ecologie s’installe t-elle comme la fameuse troisième force dans le paysage politique français ou comme la grande force de gauche de demain ? Son avènement sera-t-il durable ? Autant de questions auxquelles ces élections apporteront les premiers éléments de réponses. Au-delà de cette relation binaire, le PS devra prêter une grande attention aux résultats des partis dits « de la gauche de la gauche ». En effet, de quelle marge de manœuvre disposera le parti de Martine Aubry, s’il arrive certes en tête des partis de gauche mais malgré tout minoritaire au sein de la gauche ? Le PS serait alors tributaire des exigences des « petits » partis, qui, rassemblés avec Europe Ecologie, pourraient dégager une majorité dans la majorité… Le risque est grand.

Sans cette légitimité des sorties des urnes, le PS perdra une partie de sa légitimité. L’arc en ciel de gauche (PS, Verts, PC) à la tête de 20 des 22 régions françaises perdrait alors de son rose au profit du vert et du rouge.

MoDem : s’en relèvera t-il ?

Scissions internes, retard à l’allumage, campagne lamentable. Le MoDem ne peut en aucun cas sortir gagnant de ce scrutin. Avec 7% d’intentions de vote en Rhône-Alpes, la liste conduite par Azouz Begag est loin de la barre fatidique des 10% et sera relayée très loin derrière Europe Ecologie. Depuis les présidentielles, le parti construit par et pour François Bayrou ne cesse de régresser. Il n’apparaît plus comme l’alternative à l’opposition gauche/droite dont il se réclame. La faute à son leader, autoritaire, rigide dont la stratégie n’a pas fait consensus auprès des militants. De Poitou-Charente à Rhône-Alpes, de nombreuses voix, comme celle de Fabienne Faure, tête de liste dans l’Ain, réclamaient une union avec le PS dés le premier tour. Réponse négative et systématique de leur chef de fil, qui a perdu dans l’affaire les derniers éclats de son lustre d’antan. Cette fois, le désastre s’annonce tel qu’il pourrait définitivement condamner le parti… Du moins si François Bayrou s’entête à vouloir l’incarner.

Jean-Jack Queyranne cosigne un appel “à une vaste coalition de progrès”

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Le président PS et candidat à sa succession à la tête de la région Rhône-Alpes a cosigné un appel visant à  créer une vaste coalition, dans la perspective des futures élections législatives et présidentielles. Les élections régionales devront, selon lui, servir à amorcer cette démarche.

Il s’agira, selon lui, de ratisser au delà de la gauche, avec ”tous ceux qui souhaitent réformer la société, la gauche, toute la gauche, socialistes, radicaux, communistes, les écologistes, les démocrates du centre et jusqu’à ceux pour qui le gaullisme signifie le refus de la soumission de l’Etat aux intérêts particuliers.”

Et d’ajouter : “C’est la question démocratique qui détermine les alliances, pas l’inverse. La question démocratique gouverne la question sociale. Le dire ainsi rompt avec un confort du passé, devenu conformisme. Les régionales doivent être le banc d’essai de cette convergence pour que le rassemblement de toutes les forces au deuxième tour permette une victoire qui en annonce d’autres.”

Enfin, M. Queyranne plaide en faveur d’une VIe République, pour “mettre un terme à l’hyperprésidence et instituer un véritable pouvoir parlementaire, donner enfin son indépendance à la justice et traduire le pluralisme des médias dans les faits, associer enfin les citoyens à la prise de décision publique.”

Ardèche : la liste socialiste

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1. Hervé Saulignac (conseiller régional et conseiller général de Privas)
2. Valérie Malavieille (première adjointe de Saint-Péray)
3. Pascal Bonnetain (adjoint de Labastide-de-Virac
4. Sabine Buis
5. Bernard Noël (président de la communauté de communes Rhône-Helvie, ajoint du Teil)
6. Danielle Soubeyrand-Géry (conseillère régionale)
7. Thierry Abrial (premier adjoint de “La Voulte”
8. Michelle Victory (conseillère municipale de Tournon)
9. Paul Lavie (maire de Saint-Remèze)
10. Pauline Brun (conseillère municipale de Guilherand-Granges)
11. Maurice Weiss (maire et conseiller général de Saint-Agrève).

” Une région d’avance” : les réunions publiques de l’Ain

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La liste conduite dans l’Ain par Jean-François Debat “Une région d’avance” (Jean-Jack Queyranne) tiendra deux réunions publiques :

- Le 17 février à Pont-de-Veyle

- Le 19 février à Villars-les-Dombes.

PS : JJ Queyranne invite à sanctionner Sarkozy

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Par le biais du communiqué de presse suivant, le président sortant de la région invite les électeurs à profiter de ces élections pour sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy. Le candidat PS souligne les contradictions du président de la République dans ces termes :

“Lors de sa longue intervention sur TF1, le Président de la République a assuré  qu’il « n’est pas dans son rôle de faire campagne pour les présidents de région ». C’est pourtant lui qui avait donné le coup d’envoi officiel  à la campagne de l’UMP, le 30 novembre 2009, devant le Conseil national de son parti. C’est pourtant lui aussi qui, le 23 décembre 2009, avait réuni, à l’Elysée, les 22 chefs de file de l’UMP. A cette occasion, il avait même déclaré « regretter ne pas être candidat ». Depuis hier, Nicolas Sarkozy a donc retiré sa candidature.

        Soit il craint un revers de fortune électoral et ne souhaite pas en porter le costume. Soit il mise sur une faible participation pour en atténuer le choc. Dans les deux cas, voter massivement les 14 et 21 mars sera la meilleure réponse à lui opposer. Ce sera aussi une manière de faire entendre le refus de la loi que son gouvernement prépare et qui vise à étouffer les Régions.”

Ain : la liste “Queyranne” dévoilée samedi

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Jean-Jack Queyranne, Jean-François Debat et Catherine Pidoux présenteront la liste de l’Ain pour les régionales 2010, ce samedi 6 février, à 10h, Maison des Pays de l’Ain à Saint-Etienne-du-Bois.

14 candidats PRG sur les listes de Jean-Jack Queyranne

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Le Parti Radical de Gauche (PRG) a présenté samedi 23 janvier les 14 candidats qui rejoignent les listes de Jean-Jack Queyranne pour les élections régionales 2010. Le communiqué de presse indique que “les Radicaux s’associent pleinement au bilan de la Région, un bilan apprécié par les Rhônalpins, qualifié par Thierry Braillard de révolution douce”.

Les 12 propositions pour Rhône-Alpes du PRG vont enrichir le programme, prochain « contrat avec les Rhônalpins ».

Les candidats PRG :
Ain
Catherine Pidoux, 41 ans, enseignante au CECOF, adjointe au Maire, Ambérieu
Gérard Lora-Tonet, 56 ans, avocat, Bourg-en-Bresse.

Ardèche
Maurice Weiss, 58 ans, directeur d’un syndicat mixte, maire de St-Agrève, vice-président du Conseil général.

Drôme
Candidat déterminé par la Fédération départementale le 23 janvier.

Isère
Sarah Boukaala, 30 ans, Chargée de mission aux Francas, Grenoble.
Jacques Thoizet, 46 ans, avocat, conseiller municipal, Vienne.

Loire
André Friedenberg, 66 ans, ancien professeur de gestion, conseiller régional, maire-adjoint de Saint-Etienne.
Arlette Freyermuth, 54 ans, écrivain public, conseillère municipale, conseillère communautaire du Grand Roanne, Mably.

Rhône
Thierry Braillard, 46 ans, avocat, vice-président du Conseil régional, adjoint au maire de Lyon.
Ludivine Piantoni, 30 ans, assistante sociale, 2ème adjointe au maire du 3ème arrondissement de Lyon.
Yves-Jean Quintin, 59 ans, directeur de structure d’insertion,Grigny.
Samia Bélaziz, 35 ans, chargée d’études à la SNCF, adjointe au Maire, Villeurbanne.

Savoie
Charline Galéa, 51 ans, artisan-serrurier, adjointe au Maire, Chambéry.

Haute-Savoie
Marie-France Marcos, 60 ans, directrice de collège-lycée, conseillère régionale, maire honoraire de Servoz.

Jean-Jack Queyranne a déclaré accueillir avec plaisir les candidats du PRG, dans un partenariat renouvelé. Thierry Braillard a pour sa part, rappelant les valeurs républicaines des Radicaux, souligné le combat mené par Jean-Jack Queyranne en 1998, pour le respect de ces valeurs face à l’alliance d’une partie de la droite avec l’extrême droite.

Jean-Jack Queyranne continue à muscler son équipe

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Est-ce dans la perspective de la candidature d’Annecy aux JO d’hiver de 2018 ? Toujours est-il que le président sortant, Jean-Jack Queyranne a choisi de sérieusement muscler son équipe. Après le champion de patinage artistique, Gwendael Peizerat, qui a rejoint la liste la semaine dernière, le chef de fil socialiste annoncera le 21 janvier, à Grenoble, l’arrivée d’une nouvelle personnalité sportive “de premier plan”, comme le précise le communiqué diffusé aujourd’hui même.

Modem : “pas de négociations avec le PS”

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Alors que dans les coulisses, on entend déjà parler de négociations entre le Modem et le socialiste Jean-Jack Queyranne, plusieurs responsables régionaux du parti de François Bayrou affirment le contraire. A l’image de Fabienne Faure (Ain), qui semblait ce matin étonnée par notre question : “Des négociations ? Absolument pas. Du moins je n’en ai pas du tout entendu parler. La priorité est de constituer nos listes et de préparer le premier tour.”

Le MoDem, crédité de “seulement” 8% dans la région, garde l’espoir de franchir la barre fatidique des 10%, qui lui permettrait de se maintenir au second tour.

” Les négociations ne pourront se faire qu’après, en fonction des rapports de force”, explique t-on.

Seule certitude, “aucun accord avec la majorité présidentielle n’est possible”.

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