Ecoutez l’ensemble du débat entre les têtes de liste de l’Ain présentes au second tour

Ain, Europe Ecologie, Front National, Front de gauche, Liste pour la majorité présidentielle, Parti socialiste Pas de commentaire »

les-3-candidats.JPGVoix de l’Ain et FC Radio ont organisé, ce mardi 16 mars, un débat opposant les trois têtes de listes qui s’opposeront au 2e tour des élections régionales dans l’Ain dimanche 21 mars.

Damien Abad (liste UMP-NC), Jean-François Debat (liste PS – Europe écologie – Front de gauche) et Olivier Wyssa (FN) ont répondu aux questions des journalistes de Voix de l’Ain et FC radio et débattus sur les thèmes Région-proximité, transports, emploi, alliances…

Ecoutez l’intégralité du débat  sur voixdelain.fr en cliquant ici.

Les résultats du 1er tour

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Liste conduite par :

- Nathalie Artaud (LO) : 1,39%

- Jean-Jack Queyranne (PS-PRG) : 25,55%

- Françoise Grossetête (Liste pour la majorité présidentielle) : 27,79%

- Philippe Meirieu (Europe Ecologie) : 16,12%

- Bruno Gollnisch (Front National) : 15,61%

- Michel Dulac (Spartacus) : 2,25%

- Elisa Martin (Front de Gauche) : 4,96%

- Azouz Begag (MoDem) : 4,22%

- Myriam Combet (NPA) : 2,11%

Votants : 41,82%

Abstentions : 58,18%

Blancs ou nuls : 1,57%

Un scrutin à enjeux multiples

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Ce premier tour des élections régionales (ce dimanche) présente plusieurs intérêts. Si, en Rhône-Alpes, comme dans la quasi-totalité des vingt deux régions métropolitaines, la victoire de la gauche ne fait guère de doutes, les observateurs analyseront avec attention les points suivants :

- L’abstention.

Elle est traditionnellement forte lors des élections régionales (39,2% en 2004). Elle pourrait cette fois-ci atteindre un record, avoisinant les 50%. On peut y voir le désintérêt pour la politique d’une partie de la population et plus encore le manque de lisibilité des actions des régions pour le grand public. A titre d’exemple, 54% des électeurs Rhône-alpins déclarent « ne pas s’intéresser aux élections régionales ».

- Le score de la majorité présidentielle

L’union hétéroclite des partis présents sous la bannière « Majorité présidentielle » permettra t-elle de mobiliser davantage les électeurs de droite ? Rien n’est moins sur si l’on en croit les difficultés qu’ont eu leurs responsables à s’entendre et les commentaires des militants. Entre les « UMP » qui estiment avoir laissé trop de places éligibles à leurs partenaires minoritaires, les Nouveau Centre, dont certains auraient préféré faire cavalier seul pour ce premier tour, les écolos de droite qui regrettent la présence de militants de CPNT ou encore les souverainistes de Philippe de Villier, qui n’ont pas digéré le ralliement de circonstance de leur leader à l’ennemi d’hier, il y a fort à parier que cette union explosera d’autant plus violemment que les résultats s’avèreront mauvais… comme l’annoncent les derniers sondages (28% au 1er tour pour la liste de Françoise Grossetête sans réserves de voix). L’après régionales se traduira par une nouvelle distribution sur l’échiquier politique à droite. Le Nouveau Centre d’Hervé Morin pourrait tirer son épingle du jeu. Cette campagne à permis au parti de centre droit, qui se réclame de l’héritage de l’UDF, de présenter des candidats en bonne place, leur assurant par la même une aura médiatique qu’ils n’avaient pas. C’est notamment le cas de la tête de liste de l’Ain, Damien Abad, parachuté il y a quelques mois sur le terrain et dors et déjà identifié comme un leader de la droite départementale. Enfin, on ne pourra expliquer les mauvais scores annoncés des listes de la majorité présidentielles sans y voir, pour une bonne part, une sanction à la politique menée par Nicolas Sarkozy et les conséquences d’une campagne marquée par des déclarations tristement tapageuses. A trop vouloir se décomplexer, comme l’y encourage son leader, la droite française retombe dans des travers xénophobes que beaucoup, y compris dans l’électorat de l’UMP, espéraient d’un autre âge.

Le score du Front national

Les sondages prévoient que la liste conduite par Bruno Gollnisch obtiendra autour de 8% des suffrages. S’il parvenait au-delà de ces 10%, le front national se maintiendra au second tour, accentuant un peu plus l’avance de la gauche. Le FN a quelques raisons d’y croire :

- Son leader, installé depuis longtemps en Rhône-Alpes, apparaît comme la tête de liste la mieux identifiées par les Rhône-alpins ! – A défaut d’avoir mené une grande campagne médiatique, le FN est parvenu à tenir ses troupes pour éviter les dérapages dont il s’est fait une spécialité.

- Le grotesque débat sur l’identité nationale, qui n’a finalement abouti qu’à l’exacerbation des communautarismes et à la légitimation des revendications nationalistes de l’extrême droite a constitué un cadeau providentiel.

-Enfin, les sondages ont tendance à minorer les scores du FN, une partie de l’électorat d’extrême droite préférant taire ses réelles convictions.

La présence du FN au second tour reste donc  très envisageable. Elle marquerait le retour sur le devant de la scène d’un parti que Nicolas Sarkozy avait relégué au second plan en reprenant à son compte les thèmes de l’extrême droite.

A gauche, la bataille des vainqueurs

C’est la que l’enjeu est le plus important dans la perspective des échéances législatives et présidentielles. Tout indique que les électeurs voteront majoritairement pour des formations de gauche. Reste à savoir comment ces voix se répartiront. On annonce le PS de Jean-Jack Queyranne en tête (25%), talonné par la liste Europe Ecologie de Philippe Meirieu (21%). En gros, comme l’explique Daniel Cohn Bendit depuis une dizaine de jours, “les socialistes ne peuvent gagner aucune région sans Europe Ecologie”. Et inversement. Quel sera le rapport de force entre ces deux entités ? Europe Ecologie s’installe t-elle comme la fameuse troisième force dans le paysage politique français ou comme la grande force de gauche de demain ? Son avènement sera-t-il durable ? Autant de questions auxquelles ces élections apporteront les premiers éléments de réponses. Au-delà de cette relation binaire, le PS devra prêter une grande attention aux résultats des partis dits « de la gauche de la gauche ». En effet, de quelle marge de manœuvre disposera le parti de Martine Aubry, s’il arrive certes en tête des partis de gauche mais malgré tout minoritaire au sein de la gauche ? Le PS serait alors tributaire des exigences des « petits » partis, qui, rassemblés avec Europe Ecologie, pourraient dégager une majorité dans la majorité… Le risque est grand.

Sans cette légitimité des sorties des urnes, le PS perdra une partie de sa légitimité. L’arc en ciel de gauche (PS, Verts, PC) à la tête de 20 des 22 régions françaises perdrait alors de son rose au profit du vert et du rouge.

MoDem : s’en relèvera t-il ?

Scissions internes, retard à l’allumage, campagne lamentable. Le MoDem ne peut en aucun cas sortir gagnant de ce scrutin. Avec 7% d’intentions de vote en Rhône-Alpes, la liste conduite par Azouz Begag est loin de la barre fatidique des 10% et sera relayée très loin derrière Europe Ecologie. Depuis les présidentielles, le parti construit par et pour François Bayrou ne cesse de régresser. Il n’apparaît plus comme l’alternative à l’opposition gauche/droite dont il se réclame. La faute à son leader, autoritaire, rigide dont la stratégie n’a pas fait consensus auprès des militants. De Poitou-Charente à Rhône-Alpes, de nombreuses voix, comme celle de Fabienne Faure, tête de liste dans l’Ain, réclamaient une union avec le PS dés le premier tour. Réponse négative et systématique de leur chef de fil, qui a perdu dans l’affaire les derniers éclats de son lustre d’antan. Cette fois, le désastre s’annonce tel qu’il pourrait définitivement condamner le parti… Du moins si François Bayrou s’entête à vouloir l’incarner.

Liste Majorité présidentielle : les prochaines réunions dans l’Ain

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Dans le cadre des élections régionales que mènent Damien Abad et Jocelyne Boch  pour la Majorité Présidentielle, différentes réunions sont annoncées. En voici le programme :

- mercredi 17 février  :

18h00 Ceyzériat : Réunion publique -  salle Peloux (derrière la  poste)
20h30 Pont d’Ain : réunion publique – salle à la  Mairie

- jeudi 18 février :

18h00 Saint  Triviers de Courtes : Réunion publique -  salle à la Mairie
20h30  Montrevel en Bresse : réunion publique – salle des Remparts (10 rue du 19  mars 1962)

- vendredi 19 février :

18h00  Seyssel : Réunion publique -  salle ancienne Mairie place de la  République
20h30 Bellegarde sur Valserine : réunion publique – salle  Viala (rue Viala)

- samedi 20 février  :

matinée à Oyonnax : rencontre avec les habitants sur le  marché

- lundi 22 février  :

19h30 Bellignat : réunion publique avec Christian Estrosi, Ministre de  l’Industrie, à l’auditorium du Pôle Européen de la Plasturgie – 2 rue Pierre et  Marie Curie – Bellignat.

- mardi 23 février :

20h00 Montluel : Réunion  publique – salle polyvalente de Montluel (cours de la Portelle).

Europe écologie : table-ronde et meeting à Bourg le 29 janvier

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Alain Chabrolle et Philippe Meirieu.
Vendredi 29 janvier, Philippe Meirieu tête de liste régionale pour Europe écologie, Alain Chabrolle tête de liste dans l’Ain, Michelle Rivasi, députée européenne, annonce leur présence toute la journée dans l’Ain à la rencontre des pécheurs sur la question des PCB, de médecins, des collectifs antennes relais… autour des thématiques santé au travail et santé environnement.

Une table ronde “Santé et travail” aura lieu de 16h à 18h à l’Ancienne maison des syndicats, salle 023, place du Champ de foire à Bourg-en-Bresse.

Une réunion publique sur le thème “Votre santé c’est notre environnement” aura lieu ce même vendredi à 20h30, également à l’Ancienne maison des syndicats, salle 023, place du Champ de foire à Bourg-en-Bresse.

Maurice Weiss, candidat aux régionales en Ardèche

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Maire de Saint-Agrève et vice-président du conseil général de l’Ardèche, Maurice Weiss (Parti radical de gauche) est candidat sur la liste ardéchoise menée par Hervé Saulignac. Il sera le seul représenté du PRG dans le département et sa candidature correspond à la volonté de Jean-Jack Queyranne de voir figurer sur ses listes des personnalités radicales de gauche car elles apportent “un fort enracinement local”.

Jean-Jack Queyranne continue à muscler son équipe

Isère, Parti socialiste Pas de commentaire »

Est-ce dans la perspective de la candidature d’Annecy aux JO d’hiver de 2018 ? Toujours est-il que le président sortant, Jean-Jack Queyranne a choisi de sérieusement muscler son équipe. Après le champion de patinage artistique, Gwendael Peizerat, qui a rejoint la liste la semaine dernière, le chef de fil socialiste annoncera le 21 janvier, à Grenoble, l’arrivée d’une nouvelle personnalité sportive “de premier plan”, comme le précise le communiqué diffusé aujourd’hui même.

Modem : “pas de négociations avec le PS”

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Alors que dans les coulisses, on entend déjà parler de négociations entre le Modem et le socialiste Jean-Jack Queyranne, plusieurs responsables régionaux du parti de François Bayrou affirment le contraire. A l’image de Fabienne Faure (Ain), qui semblait ce matin étonnée par notre question : “Des négociations ? Absolument pas. Du moins je n’en ai pas du tout entendu parler. La priorité est de constituer nos listes et de préparer le premier tour.”

Le MoDem, crédité de “seulement” 8% dans la région, garde l’espoir de franchir la barre fatidique des 10%, qui lui permettrait de se maintenir au second tour.

” Les négociations ne pourront se faire qu’après, en fonction des rapports de force”, explique t-on.

Seule certitude, “aucun accord avec la majorité présidentielle n’est possible”.

Bernard Argenti ne veut pas d’une place d’honneur

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L’ancien maire, aujourd’hui conseiller municipal d’Hauteville, Bernard Argenti vient d’être élu à la présidence du Nouveau Centre pour le département de l’Ain. De quoi, dans un département à tendance centre droit, légitimer une place de choix sur la liste départementale de la majorité présidentielle. D’autant que M. Argenti n’a jamais caché sa candidature à la candidature.Malheureusement pour lui, entre temps, l’état-major parisien a parachuté Damien Adad, jeune eurodéputé Nouveau Centre comme tête de liste dans l’Ain. Un choix grandement motivé par les récentes déconvenues électorales de l’UMP dans le département (cantonales et sénatoriales) et la bruyante désunion des ténors locaux de la droite présidentielle. Sans quoi il était question, à l’origine, de privilégier l’ancrage local, avec Michel Voisin (conseiller régional sortant, député UMP de la 4e circonscription) tête de liste, suivi de la sénatrice Sylvie Goy-Chavent (sénatrice UMP). Conséquence : ”bénéficiant” déjà d’une improbable tête de liste, le Nouveau Centre peut difficilement exiger une deuxième place éligible. Exit donc Bernard Argenti, qui répète “ne vouloir partir que si je peux être utile. Soit je suis le représentant de la fédération, soit je disparais”. Entendez-là “soit je figure à une place éligible, soit je ne part pas”.La première hypothèse apparaissant peu plausible, Bernard Argenti pourrait bien être la victime collatérale des derniers crashs électoraux de l’UMP.

Quand on vous dit que c’est compliqué !

Ain-majorité présidentielle : “le soldat” Voisin réserve sa décision et privilégie la représentativité territotiale

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Fidèle à lui même, le député, maire de Replonges (4e circonscription de l’Ain), présenti pour occuper la troisième place sur la liste départementale de la majorité présidentielle (derrière Damien Adad et Jocelyne Boch), ne décidera de sa candidature “que le 30 janvier”, au dernier moment.

Interrogé sur la décision de la sénatrice Sylvie Goy-Chavent de renoncer à figurer sur la liste, le député se contente de lacher : “C’est sa décision, elle doit avoir sa stratégie”. M. Voisin  estime par ailleurs que la représentativité des territoires devra présider à la constitution des listes. La priorité reste selon lui de recruter des candidats dans les secteurs de Bourg et d’Oyonnax.

Enfin, même s’il ne se présentait pas, le conseiller régional sortant ”fera campagne dans sa circonscription”. “Je ferai tout pour aider ma famille politique. Un bon soldat reste un bon soldat. Je peux sans doute apporter des choses, notamment ma notoriété… Nos concitoyens ne connaissent pas bien Damien Abab, ni Jocelyne Boch, à part dans le pays de Gex.”

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