La liste Queyranne remporte les élections régionales en Rhône -Alpes

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En Rhône-Alpes, pour le second tour des élections régionales, la liste Queyranne obtient 50,76% des voix, la liste Grossetête 34,02% et la liste Gollnisch 15,23%. L’abstention s’est établie à 51,48%.

En nombre de sièges, la Gauche en obtient 100, UMP-NC 45 sièges et le Front national 17 sièges. Par rapport à 2004, la Gauche gagne 6 sièges, la Majorité présidentielle en perd 5 et le Front national 1.

Dans l’Ain, l’abstention s’élève à 51,79%. La liste de gauche de conduite par Jean-Jack Queyranne (PS-PRG-EE-FG) et Jean-François Debat obtient 47,28% des suffrages. La liste pour la majorité présidentielle emmenée par Françoise Grossetête et Damien Abad doit se contenter de 36,07%. Le Front National conforte sa position du premier tour avec 16,65%.

En 2004, la liste Queyranne avait obtenue 46,50% des voix, la liste Comparini 38,22% et la liste Gollnisch 15,28%.

Ecoutez les commentaires des têtes de liste de l’Ain sur ces résultats en vous connectant sur voixdelain.fr.

Dimanche 21 mars, suivez la soirée électorale sur voixdelain.fr

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Dimanche 21 mars, à 20h, suivez les résultats des élections régionales sur voixdelain.fr.

- Comment l’Ain et Rhône-Alpes ont voté.

- Vos élus dans l’Ain.

- La composition de la nouvelle majorité régionale.

- Les résultats de communes du département.

- Les réactions sonores des trois têtes de liste départementales.

Ecoutez l’interview du (de la) futur(e) président(e) de Région lundi 22 mars à midi.

Les résultats du 1er tour

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Liste conduite par :

- Nathalie Artaud (LO) : 1,39%

- Jean-Jack Queyranne (PS-PRG) : 25,55%

- Françoise Grossetête (Liste pour la majorité présidentielle) : 27,79%

- Philippe Meirieu (Europe Ecologie) : 16,12%

- Bruno Gollnisch (Front National) : 15,61%

- Michel Dulac (Spartacus) : 2,25%

- Elisa Martin (Front de Gauche) : 4,96%

- Azouz Begag (MoDem) : 4,22%

- Myriam Combet (NPA) : 2,11%

Votants : 41,82%

Abstentions : 58,18%

Blancs ou nuls : 1,57%

Un scrutin à enjeux multiples

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Ce premier tour des élections régionales (ce dimanche) présente plusieurs intérêts. Si, en Rhône-Alpes, comme dans la quasi-totalité des vingt deux régions métropolitaines, la victoire de la gauche ne fait guère de doutes, les observateurs analyseront avec attention les points suivants :

- L’abstention.

Elle est traditionnellement forte lors des élections régionales (39,2% en 2004). Elle pourrait cette fois-ci atteindre un record, avoisinant les 50%. On peut y voir le désintérêt pour la politique d’une partie de la population et plus encore le manque de lisibilité des actions des régions pour le grand public. A titre d’exemple, 54% des électeurs Rhône-alpins déclarent « ne pas s’intéresser aux élections régionales ».

- Le score de la majorité présidentielle

L’union hétéroclite des partis présents sous la bannière « Majorité présidentielle » permettra t-elle de mobiliser davantage les électeurs de droite ? Rien n’est moins sur si l’on en croit les difficultés qu’ont eu leurs responsables à s’entendre et les commentaires des militants. Entre les « UMP » qui estiment avoir laissé trop de places éligibles à leurs partenaires minoritaires, les Nouveau Centre, dont certains auraient préféré faire cavalier seul pour ce premier tour, les écolos de droite qui regrettent la présence de militants de CPNT ou encore les souverainistes de Philippe de Villier, qui n’ont pas digéré le ralliement de circonstance de leur leader à l’ennemi d’hier, il y a fort à parier que cette union explosera d’autant plus violemment que les résultats s’avèreront mauvais… comme l’annoncent les derniers sondages (28% au 1er tour pour la liste de Françoise Grossetête sans réserves de voix). L’après régionales se traduira par une nouvelle distribution sur l’échiquier politique à droite. Le Nouveau Centre d’Hervé Morin pourrait tirer son épingle du jeu. Cette campagne à permis au parti de centre droit, qui se réclame de l’héritage de l’UDF, de présenter des candidats en bonne place, leur assurant par la même une aura médiatique qu’ils n’avaient pas. C’est notamment le cas de la tête de liste de l’Ain, Damien Abad, parachuté il y a quelques mois sur le terrain et dors et déjà identifié comme un leader de la droite départementale. Enfin, on ne pourra expliquer les mauvais scores annoncés des listes de la majorité présidentielles sans y voir, pour une bonne part, une sanction à la politique menée par Nicolas Sarkozy et les conséquences d’une campagne marquée par des déclarations tristement tapageuses. A trop vouloir se décomplexer, comme l’y encourage son leader, la droite française retombe dans des travers xénophobes que beaucoup, y compris dans l’électorat de l’UMP, espéraient d’un autre âge.

Le score du Front national

Les sondages prévoient que la liste conduite par Bruno Gollnisch obtiendra autour de 8% des suffrages. S’il parvenait au-delà de ces 10%, le front national se maintiendra au second tour, accentuant un peu plus l’avance de la gauche. Le FN a quelques raisons d’y croire :

- Son leader, installé depuis longtemps en Rhône-Alpes, apparaît comme la tête de liste la mieux identifiées par les Rhône-alpins ! – A défaut d’avoir mené une grande campagne médiatique, le FN est parvenu à tenir ses troupes pour éviter les dérapages dont il s’est fait une spécialité.

- Le grotesque débat sur l’identité nationale, qui n’a finalement abouti qu’à l’exacerbation des communautarismes et à la légitimation des revendications nationalistes de l’extrême droite a constitué un cadeau providentiel.

-Enfin, les sondages ont tendance à minorer les scores du FN, une partie de l’électorat d’extrême droite préférant taire ses réelles convictions.

La présence du FN au second tour reste donc  très envisageable. Elle marquerait le retour sur le devant de la scène d’un parti que Nicolas Sarkozy avait relégué au second plan en reprenant à son compte les thèmes de l’extrême droite.

A gauche, la bataille des vainqueurs

C’est la que l’enjeu est le plus important dans la perspective des échéances législatives et présidentielles. Tout indique que les électeurs voteront majoritairement pour des formations de gauche. Reste à savoir comment ces voix se répartiront. On annonce le PS de Jean-Jack Queyranne en tête (25%), talonné par la liste Europe Ecologie de Philippe Meirieu (21%). En gros, comme l’explique Daniel Cohn Bendit depuis une dizaine de jours, “les socialistes ne peuvent gagner aucune région sans Europe Ecologie”. Et inversement. Quel sera le rapport de force entre ces deux entités ? Europe Ecologie s’installe t-elle comme la fameuse troisième force dans le paysage politique français ou comme la grande force de gauche de demain ? Son avènement sera-t-il durable ? Autant de questions auxquelles ces élections apporteront les premiers éléments de réponses. Au-delà de cette relation binaire, le PS devra prêter une grande attention aux résultats des partis dits « de la gauche de la gauche ». En effet, de quelle marge de manœuvre disposera le parti de Martine Aubry, s’il arrive certes en tête des partis de gauche mais malgré tout minoritaire au sein de la gauche ? Le PS serait alors tributaire des exigences des « petits » partis, qui, rassemblés avec Europe Ecologie, pourraient dégager une majorité dans la majorité… Le risque est grand.

Sans cette légitimité des sorties des urnes, le PS perdra une partie de sa légitimité. L’arc en ciel de gauche (PS, Verts, PC) à la tête de 20 des 22 régions françaises perdrait alors de son rose au profit du vert et du rouge.

MoDem : s’en relèvera t-il ?

Scissions internes, retard à l’allumage, campagne lamentable. Le MoDem ne peut en aucun cas sortir gagnant de ce scrutin. Avec 7% d’intentions de vote en Rhône-Alpes, la liste conduite par Azouz Begag est loin de la barre fatidique des 10% et sera relayée très loin derrière Europe Ecologie. Depuis les présidentielles, le parti construit par et pour François Bayrou ne cesse de régresser. Il n’apparaît plus comme l’alternative à l’opposition gauche/droite dont il se réclame. La faute à son leader, autoritaire, rigide dont la stratégie n’a pas fait consensus auprès des militants. De Poitou-Charente à Rhône-Alpes, de nombreuses voix, comme celle de Fabienne Faure, tête de liste dans l’Ain, réclamaient une union avec le PS dés le premier tour. Réponse négative et systématique de leur chef de fil, qui a perdu dans l’affaire les derniers éclats de son lustre d’antan. Cette fois, le désastre s’annonce tel qu’il pourrait définitivement condamner le parti… Du moins si François Bayrou s’entête à vouloir l’incarner.

Ecoutez l’interview de Jean-François Debat, tête de liste PS-PRG dans l’Ain

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jean-francois-debat.JPGJean-François Debat, maire de Bourg, vice-président du conseil régional, tête de liste PS-PRG dans l’Ain fait le point sur le scrutin de dimanche. Il appelle a une mobilisation des électeurs en faveur de la liste Queyranne, évoque l’entre-deux tours et les perspectives d’alliances et met en avant deux actions emblématiques que défend sa liste.Ecoutez l’interview réalisée par Ghislain Gros dans le cadre de l’émission “5 mn l’essentiel”, en partenariat avec FC Radio, en ligne sur le site voixdelain.fr.

Ecoutez l’interview d’Olivier Wyssa, tête de liste FN dans l’Ain

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olivier-wyssa.jpgOlivier Wyssa est tête de liste du Front national dans l’Ain pour les élections régionales. Il fait le point sur la campagne du Front national, pourquoi il s’oppose à Jean-Jacques Queyranne et ce que le Front national propose.

Ecoutez l’interview réalisée par Ghislain gros dans le cadre de l’émission “5 mn l’essentiel”, en partenariat avec FC Radio, sur le site voixdelain.fr.

La région, le développement économique et l’emploi

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L’objectif de Rhône-Alpes est d’exploiter tous les gisements d’emplois possibles. Elle soutient la création ou la reprise d’entreprises, le développement des PME, le regroupement d’entreprises à travers des clusters par exemple sur des pôles d’activité stratégiques pour l’économie régionale : environnement, agroalimentaire…
L’emploi est la priorité de la région : c’est dans cette perspective que la Région a lancé une initiative unique : une concertation approfondie avec l’État et les partenaires sociaux, représentant employeurs et salariés. De cette concertation est né le Plan régional pour l’emploi (PRE).
La Région soutient les entrepreneurs qui évoluent dans de nombreux domaines. Pour aider les Rhônalpins à développer leurs projets, le Conseil régional a mis en place des politiques adaptées à chacun et soucieuses d’un développement durable et partagé.
Un exemple, en matière de sous-traitance, Rhône-Alpes est la première région de ce secteur tant au nombre d’entreprises que de salariés. Aussi le Conseil régional s’est penché sur ce secteur avec le Programme Rhône-Alpes pour la sous-traitance afin de développer son excellence.

Ecoutez l’interview de Carole Gerbaud Guénard, tête de liste NPA dans l’Ain

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Carole Gerbaud Guénard est tête de liste du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dans l’Ain pour les élections régionales. Elle précise les raisons pour lesquelles le NPA et le Front de gauche n’ont pas fait cause commune au premier tour des régionales. Elle revient sur le débat interne au NPA concernant une candidate du Vaucluse portant le foulard.

Ecoutez l’interview réalisée par Ghislain Gros dans le cadre de l’émission “5mn l’essentiel”, en partenariat avec FC Radio, sur le site voixdelain.fr, en cliquant sur ce lien.

Ecoutez l’interview de Katia Philippe, tête de liste Front de gauche dans l’Ain

Ain, Front de gauche 2 commentaires »

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Katia Philippe, conseillère régionale sortante, est tête de liste Front de gauche dans l’Ain pour les élections régionales. Elle s’exprime sur les raisons d’une liste Front de gauche distincte de celle du Parti socialiste au premier tour. Elle fait le point sur ses attentes en matière de politique régionale.

Ecoutez l’interview réalisée par Ghislain Gros dans le cadre de l’émission “5 mn l’Essentiel”, en partenariat avec FC Radio, en cliquant sur ce lien.

Jean-Jack Queyranne, Jean-François Debat et Catherine Pidoux ce matin à Villereversure (Ain)

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Ce matin 1er mars, de 10h00 à 11h30, Jean-Jack Queyranne, Jean-François Debat et Catherine Pidoux visiteront la Maison de Santé de Villereversure (Ain).

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