Archive for décembre, 2008

Le nabab d’Albanie

julien-roche-light-1.jpg« Non, je ne suis pas l’homme le plus riche d’Albanie »

Julien Roche arrive avec dix minutes de retard. Costume gris, chemise bleue et cravate finement rayée. Une allure nette de businessman. L’homme en impose par sa taille et sa corpulence. La poignée de main est ferme, le sourire franc, sûr de lui-même. Le timbre est fort et chaleureux. « J’aime bien venir au Français. Le brouhaha, c’est bien pour la discrétion », assure-t-il comme s’il s’adressait à John le Carré. Arrive la serveuse. Ce sera cœurs d’artichauts en entrée. En attendant la venue des assiettes, Julien Roche plaisante : « Vous prendrez bien un peu de vinaigrette ? ». J’en profite pour tester le magnétophone. Mon rédacteur en chef estime que c’est multiplier par trois le temps de rédaction d’un papier. Soit, mais tant pis. J’ai du mal à relire mes gribouillis. Et puis, je préfère la fourchette au stylo.
Julien Roche, comment avez-vous atterri en Albanie ?
« Par accident. Je suis ingénieur télécoms. Quand j’étais étudiant à Paris, je travaillais chez Thomson. Je leur ai proposé de récupérer les clients qu’ils perdaient en développant un produit répondant à leurs attentes. Cela a fonctionné. Mais quand j’ai voulu prendre mon envol, Thomson a vu ça d’un mauvais œil. Ils m’ont fait un procès. J’ai gagné deux millions de francs qui m’ont permis de mieux me lancer. Merci Thomson. 

Retrouvez la suite de cet article en téléchargeant la page parue dans Voix de l’Ain du 19 octobre 2007

06-19-10-07-p06.pdf

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