Ecrivain voyageur
Les maux du voyage
“Chiant qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage”. C’est par ce détournement que commence le délicieux petit bouquin de Matthias Debureaux, paru aux éditions Cavatines. A peine une quarantaine de pages, que l’on ne saurait trop recommander à tout voyageur, même occasionnel, que guetterait à son retour l’insidieux mal de l’épanchement. “Dès son retour, le voyageur rincé d’images grandioses et de rencontres magiques n’a plus q’une idée en tête : nous caillasser d’anecdotes, de leçons de vie et d’idéal”. Un bréviaire désopillant, une compilation exhaustive de tout ce qu’il faut faire pour entretenir la flamme d’un périple au long cours et avoir la chance de compter, en 2010, au nombre du milliard de touristes prêts à nous “assommer de leurs récits de voyage” !
De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages, par Mathias Debureaux. Éditions Cavatines. 6 euros.
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