Montpellier
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Pour découvrir la page Montpellier parue dans Voix de l’Ain du 19 septembre 2008.

Place de la Comédie, avec l’Opéra (au fond) et la célèbre fontaine surmontée de la statue des trois grâces.
“Montpellier, c’est la joie de vivre”
Née au croisement de l’An Mil, un temps rattachée au royaume d’Espagne, Montpellier jouit d’une position géographique enviable très tôt mise en culture. Dynamique sans être frénétique, foisonnante, mais à échelle humaine, Montpellier vaut bien une halte comme d’autres une messe.
Pour s’en convaincre, nul besoin de long discours ni d’un avalanche de guides avalés en guise d’amuse-bouche. Il suffit pour cela de partir à la rencontre des Monpelliérains eux-mêmes. Natifs ou d’ailleurs, oiseaux migrateurs de passage ou installés de plus longue date, une phrase affleure comme un leitmotiv formant devise : “Montpellier, c’est la joie de vivre !’ La preuve en image, avec notre micro-trottoir réalisé cet été.
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Le musée Fabre, joyaux montpelliérain
Il faut avoir connu le musée Fabre avant sa réouverture en février 2007, pour mesure pleinement toute l’ampleur de sa métamorphose. Quatre années de travaux, 62 millions d’euros et un don exceptionnel de vingt de ses toiles par Pierre Soulages auront été nécessaires au phénix pour renaître de ses cendres. Et ce qui fut alors un honnête musée des Beaux-Arts de province au charme un peu suranné, se retrouve aujourd’hui métamorphosé. Plus grand, plus vivant, plus lumineux, plus moderne. Une mue qui hisse aujourd’hui le musée Fabre de Montpellier au rang des plus beaux musées de France, voire d’Europe.
Merci d'activer Javascript et Flash pour voir cette vidéo Flash.Un luthier peut en cacher un autre
Eh oui, après Crémone, en Italie, cité du célèbre Antonia Stradivari, Montpellier est sans doute aujourd’hui, dans le monde, la ville qui connaît la plus grande concentration de luthiers ! Pas moins d’une dizaine d’ateliers, récemment placés sous les feux de la rampe grâce à l’exposition Antonio Stradivari qui s’est tenue en juillet. Née d’une initiative d’un quarteron de luthiers de la ville et de l’AIMM (Académie internationale de musique de Montpellier) cette exposition qui a remporté un joli succès, a réussi la gageure de rassembler quinze instruments du maître au musée Fabre. Un moment rare.
Quant aux clichés, c’est bien connu, ils ont parfois la dent dure. Alors si comme moi, vous vous figuriez un luthier en artisan hors d’âge, ne quittant plus guère son atelier, au point que sa blouse empesée de poussière et de vernis mêlés, lui faisait comme une seconde peau, regardez cette vidéo. La relève est assurée.
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Bibliographie
Tribulations d’un Stradivarius en Amérique, de Frédéric Chaudière, aux éditions Actes Sud, collection Babel.
En 1936, alors qu’il donne un concert au Carnegie Hall de New York, le célèbre soliste Bronislaw Huberman se fait dérober celui de ses deux instruments qu’il a laissé dans sa loge : un stradivarius d’exception. Bien qu’il souffre d’un style un peu poussif – Frédéric Chaudière n’est pas écrivain, mais luthier à Montpellier, son ouvrage le confirme – ces Tribulations… n’en valent pas moins le détour, précisément par là où pèche son auteur. Car si l’on découvre, à la lecture de ce roman à la trame vaguement policière que tisser un récit enlevé et crédible de 300 pages n’est pas forcément à la portée de qui s’arme d’une plume, l’auteur néanmoins maîtrise parfaitement son sujet. C’est donc non sans une certaine curiosité que l’on se plonge dans le parcours aventureux de l’instrument volé, fabriqué par le maître italien en 1706 et qu’on le suit, naviguant de mains en mains à travers les siècles. Convoité tour à tour par des princes, des marchands et des spéculateurs, des amateurs de pièces rares, des musiciens ou des assureurs, l’instrument finira sa course dans les bagages d’un jazzman alcoolique et dilettante. Une plongée dans un univers méconnu qui se lit somme toute d’une traite.
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